MSCI World, assurance-vie pilotée : comment Cayas fait (bien) mieux, à risque égal

Donc dans un mois environ, on pourra accéder à toutes ces nouvelles fonctionnalités en tant qu’abonné en « libre service »?

J’ai vraiment hâte de pouvoir mettre en pratique cela! Depuis mon topic Investir à levier en étant français, non professionnel, j’ai strictement rien fait, l’univers Ucits restreint beaucoup… et je n’arrive pas à backtester au delà des années d’existence des fonds et je me retrouve avec des énormes biais dus à la surperformance récente de l’or par ex.

D’ailleurs, l’outil recommandera bien uniquement du UCITS?

Là tu fais l’hypothèse que le législateur est rationnel dans ses choix

Le même qui applique ajd un PFU différent suivant qu’on a investi en CTO ou en AV…

Imagine que les banques privées se mettent à faire du lobbying contre ce trade pour remettre en avant leurs crédits lombards ?

C’est de la finance fiction à ce stade vu les volumes dont on parle, mais pas non plus complètement inenvisageable

Ce sera un peu plus long pour le libre service.

On arrive sur les dernières semaines de développement et de test en interne des fonctionnalités, puis la phase de rodage avec les clients accompagnés durera aussi quelques semaines. C’est difficile de quantifier les couacs auxquels on n’a pas encore pensé !

On ne se contente pas de dessiner de jolies courbes exponentielles à partir d’une situation, Cayas est un outil de gestion de patrimoine et de planification financière, qui aide à prendre des décisions à fort impact. Les tests prendront le temps nécessaire pour être à la hauteur des enjeux !

Oui, il proposera des instruments UCITS, qui pourront différer en fonction des comptes dont dispose déjà l’utilisateur. Toutes les crèmeries ne proposent pas exactement les mêmes fromages.

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Je suis de l’école stoïcienne sur ce genre de trucs : on verra ce que le futur nous réserve et on agira en conséquence.

Dans le pire des cas, on pourrait monter une gamme de 2 ou 3 fonds de fonds low cost avec différents niveaux de levier/volatilité. Cela permettrait de mettre en place une stratégie assez proche, tout en limitant les frictions fiscales tant qu’on ne sort pas d’argent pour consommer.

Mais bon, tout ça c’est de la fiction comme tu le dis, j’ai confiance dans l’inertie politique pour que ça n’arrive pas sur les bancs de l’assemblée avant que je ne sois un vieillard chenu.

Et même sans la déductibilité fiscale, le box spread écrase littéralement les conditions des banques privées et ça resterait une meilleure solution.

Mais le Saint-Nectaire reste le meilleur de tous ![1]


  1. Isin : 63710, Ceci n’est pas une recommandation financière, Marine, ne me tombe pas dessus stp ! ↩︎

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Une question concernant les box spread, qui m’est venu en lisant ce sujet "PEA vs CTO : jusqu’où accepter des produits moins bons en PEA?". Est-ce que, en fonction du coût du levier et de la qualité des ETF, il peut être plus intéressant, à enveloppe identique (CTO), de préférer une allocation avec box spread plutôt qu’un ETF à levier (à cause du beta slippage) ?

Je n’aime pas trop le terme de « beta slippage », car il mélange plusieurs effets, dont le principal n’a en réalité rien de spécifique aux ETFs à levier.

Au premier ordre, le rendement annualisé (moyenne géométrique) est inférieur à la moyenne arithmétique d’environ σ²/2. Avec un levier x2, l’espérance de rendement double, mais la volatilité aussi. Or comme celle-ci intervient au carré, le rendement composé augmente moins que proportionnellement au levier. C’est généralement ce qui est appelé « beta slippage », mais cet effet est purement lié à la volatilité et existe quelle que soit la manière d’obtenir le levier.

La fréquence de rebalancement joue probablement un rôle bien plus faible qu’on ne le pense. À long terme, son impact semble surtout dépendre du chemin de marché. Il existe techniquement une légère autocorrélation négative à très court terme sur les actions, ce qui favoriserait un rebalancement plus lent, mais l’effet paraît très dilué sur les indices, et je n’ai jamais vu de résultats empiriques vraiment convaincants dans un sens ou dans l’autre.

Au final, la question devient surtout une question de coûts et de fiscalité.

  • Les box spreads permettent d’emprunter à des taux proches des obligations court terme, avec quelques frais de transaction. Les ETFs à levier empruntent probablement légèrement moins cher en interne, mais compensent avec davantage de frais implicites et explicites (TER, coûts de structure, etc.).
  • Fiscalement, le coût du levier est dans les deux cas intégré à la performance. Mais en séparant emprunt et investissement, les box spreads permettent de conserver des plus-values latentes tout en réalisant continuellement les moins-values liées au financement.

Sur le principe, je rejoins complètement les conclusions du premier post:

  • Dans la pratique, un simple mix actions/obligations à faible coût et correctement calibré en risque est très simple et bien meilleur que la gestion pilotée. Suivre le parcours Cayas est probablement suffisant (et excellent) pour arriver là.
  • Les ETFs à levier permettent ensuite d’augmenter sensiblement l’espérance de rendement sans nécessairement augmenter le risque total du portefeuille, mais demande de croire aux bénéfices de la diversification avec d’autres actifs. Le parcours Cayas actuel pose les bases, mais il faut quand même creuser davantage pour se convaincre de ces histoires de levier, trend, or et autres joyeusetés afin de ne pas tout lâcher dès que le portfolio fait -20%.
  • Les box spreads deviennent surtout intéressants pour celles et ceux qui veulent gérer très finement leur exposition et construire des allocations fortement diversifiées tout en conservant un niveau de risque élevé — mais cela demande beaucoup plus de compréhension, de temps et d’implémentation.
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sera t il possible via l’outil de faire des « poches » avec des allocations différentes ? ou seulement le patrimoine global ?

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Quel serait l’intérêt de poches avec des allocations différentes ?

Je ne suis pas sûre de comprendre la question, l’algo optimise déjà ton allocation en fonction de tes projets aka tes contraintes de financement. Tes comptes auront nécessairement des expositions différentes, plus ou moins risquées (par ex. que des actions en PEA) mais je ne pense pas que ce soit de ça que tu parles ?

Petit ajout concernant les box spread : ce n’est pas une nécessité. Sur les environ 35 clients avec qui je travaille sur l’outil, 4 sont pour l’instant susceptibles d’utiliser des box à court terme. Pour tous les autres, l’algo sort des allocations sans levier ou avec des niveaux réalisables avec des etf à levier. Ne vous bloquez pas sur les box.

Je suis choqué, choqué ! Tu m’ôtes mon hochet. :grin:

Blague à part, une allocation similaire à la mienne personnelle pourrait être raisonnablement répliquée avec des ETFx2, x1 et des fonds UCITS. Peut-être avec un à deux points de volatilité cible en moins. Mais comme j’ai un profil investisseur très offensif, ça ne serait pas un souci pour la plupart des gens.

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Est-ce facile de transposer vos recommandations d’allocation Cayas pour un résident aux États-Unis ? Si l’on assimile le CTO à un taxable brokerage account et qu’on remplace les actifs européens par des ETF US équivalents, quelles sont les limites et qu’est-ce que j’y perds ?

Ayant un profil offensif (type Vincent), je cherche à comprendre les box spreads, le levier x2, les managed futures et les CAT bonds… ainsi que leur pondération cible dans une allocation. (Je me doute que ce n est pas du tout calibré pour les US, mais je suis intéressé par la partie éducative pour reproduire ici avec Cayas +).

Pour rebondir sur la question précédente, sera-t-il possible d’avoir plusieurs profils dans le futur ? Mon cas d’usage serait par exemple de simuler pour mes parents en France cette fois-ci (une gestion par profils distincts pour isoler les simulations).

Merci d’avance.

Je n’ai peut être pas suffisamment pratiqué ou compris l’outil mais en gros ce que je veux dire c’est que par exemple si ta capacité d’épargne est de 1000 € par mois pour plusieurs objectifs différents à échéances différentes:

  • 300€ vont pour l’achat d’une RP dans x années
  • 200 € vont pour un projet de reconversion dans y années
  • 500 € vont pour la retraite dans z années

Considérons 7, 15 et 30 ans

Je suppose que l’allocation pour chaque projet ne peut pas supporter le même profil de risque ?

C’est ce que je voulais dire par « poche »

  • Peux tu faire 3 allocations différentes ?
  • L’algo va optimiser peu de risque sur échelle 0-7 , risque moyen sur 7-15, et risque fort sur 15 - 30 ?
  • Sur l’ensemble du patrimoine ? Ou sur une partie du patrimoine seulement (cf. Répartition au dessus) ?
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J’ai la même problématique mais pour un résident en Polynésie où je n’ai pas d’impôts sur mes placements mobiliers. Est-ce qu’il sera possible de personnaliser les taxes des différentes enveloppes ?

Je dirai plutôt l’Epoisses :rofl:

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On vient de sortir la version « brute », que nous rendrons progressivement plus accessible. Notre volonté reste de démocratiser au maximum les outils et techniques professionnels de l’investissement !

Ok, merci d’avoir clarifié :slight_smile: On a deux concepts là :

  • Le profil de risque de l’investisseur
  • Le dérisquage des sommes avant décaissement

Le profil de risque est propre à chaque investisseur. En gros, on reprend les travaux de recherche de Klontz & Chaffin :

  1. Ta tolérance au risque (ce que ça fait dans la tête quand ça baisse fort)
  2. Ta capacité à prendre des risques (pas malin de mettre son budget courses du mois dans du bitcoin)
  3. Ton besoin de prendre des risques (tension entre ressources & ambitions : tu as besoin de rendement pour que tes projets passent)

C’est un de nos gros chantiers de fond. Ta tolérance au risque est déterminée pour l’instant par Jeu de Merton + KYC. C’est aussi un slider que tu peux ajuster dans ta situation actuelle. Ta tolérance au risque peut changer dans le temps[1] mais elle est censée rester assez stable. Ton allocation sera très différente selon le niveau que tu as, même à volatilité constante[2].

Maintenant, sur les projets ! En gros, c’est ta capacité à prendre des risques :slight_smile: Si tu as signé ton compromis de vente, tu gardes pas ton apport immobilier en 100% actions.

  • C’est la force de l’allocation dynamique de Cayas : elle va dérisquer tes décaissements progressivement pour que tu aies l’argent dont tu as besoin au moment où tu as besoin. (d’où l’intérêt de mettre des projets dans vos plans de vie nondidiou)
    Regarde ce qu’il se passe dans ton allocation temporelle quand tu prévois un gros décaissement.

  • Tu peux avoir des projets qui te tiennent plus ou moins à coeur, ou que tu veux pouvoir faire dans un délai précis. Pour l’instant, l’outil considère que tu es sûr de vouloir faire tous les projets renseignés. → D’où les scénarios alternatifs, pour tester pleins de choses en bac à sable avant de commit.

En fait, Cayas optimise la répartition de ton patrimoine liquide en prenant en compte ton patrimoine illiquide + tes contraintes de financement (= tes projets). Donc plus besoin de séparer ton épargne en pleins de sous-catégories.


  1. ex. grands changements de vie ↩︎

  2. une histoire de maximisation de ta fonction d’élasticité de substitution intertemporelle, mais ça c’est le terrain de jeu de Guillaume ↩︎

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Il y a deux modèles principaux qui s’enchaînent sous le capot : un pour donner le cap sur l’allocation stratégique et la volatilité cible, puis un autre pour suggérer des ordres en utilisant des instruments présélectionnés et qui prend en compte la fiscalité.

Ce serait le second modèle qu’il faudrait décliner à l’international. La sélection des instruments ne serait pas le plus dur[1]. C’est la fiscalité le point sensible, qui fait que l’algo ne cherche pas à te faire converger vers l’allocation stratégique à tout prix. Il faudrait donc développer les règles fiscales propres à chaque pays et vérifier qu’il n’y a pas d’effets de bord.

Typiquement, le fait que les ETF US distribuent des dividendes peut jouer, car c’est un frein à la capitalisation important sur certaines classes d’actifs. De même, les contraintes de liquidité des 401k, Roth et tout le toutime peuvent avoir un impact non négligeable.

Pas trivial, donc pas prévu à court terme. On va faire les PER avant, hein. :grin:

Est-ce que le portefeuille proposé par le modèle « frenchy » sera dans les fraises pour autant ?

Pas forcément, car l’allocation stratégique et la volatilité cible restent les facteurs les plus importants et ça, c’est plus universel. De même, réaliser des PV latentes est quelque chose qu’on évite aussi bien en France métropolitaine que dans tous les pays avec taxation des « capital gains ». Mais ce sera nécessairement moins proche de l’optimum.

Cela aurait aussi un effet sur l’allocation optimale, car on n’aurait pas de scrupules à la rééquilibrer. Mon intuition me dit que ce sera beaucoup plus simple que de décliner aux USA et que l’allocation « tactique » des suggestions d’ordres serait très proche de l’allocation « stratégique ».

On ajoutera un mode famille, mais plutôt pensé pour les foyers fiscaux où l’on a des projets communs et où on contribue aux recettes comme aux dépenses. Ce que tu décris, c’est plutôt deux abonnements différents… Potentiellement avec un mode pour partager la consultation avec un tiers. A réfléchir. :thinking:


  1. Surtout aux USA, où il y a un ETF pour tout ce qu’on peut imaginer. Règle 34 de la finance. ↩︎

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Tu es en train de dire qu’on peut à présent déjà avoir une allocation CTO avec levier x2 via box spread?

Si oui, je prends direcr Cayas +…

Autre question car je percute que maintenant. Vous mentionnez KMLM comme fond pour les MF. A ma connaissance, cet indice n’est pas disponible pour l’investisseur européen lambda via un ETF. Vous comptez également expliquer la procédure pour l’acheter via options ou vous considérez que DBMFE est suffisant ?

C’est vrai que c’est l’un des proxy qui a été considéré. Dans le passage des ordres, nous diversifierons (si besoin et si envie) entre plusieurs gestionnaires de managed futures (imGP, AQR, Winton, Campbell, …). Nous sommes assez confiants qu’Amundi ou iShares arriveront à suivre l’indice MSCI World. Pour autant, dans le cas des managed futures, diversifier le risque de gérant nous semble important à partir d’un certain niveau de patrimoine.

oui ça complexifie encore un peu plus la stratégie de JeanMichel tant que la semi-automatisation n’est pas en place.

edit : si vous proposez 3/4 gérants pour les MF, j’imagine que y’aura aussi les CAT bonds qui sortiront du chapeau :laughing:

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