SCPI : les plus fortes baisses depuis 2023

Ce tableau recense les SCPI ayant connu les plus fortes baisses de prix de part depuis 2023.

Note importante : il s’agit uniquement de la baisse du prix de part, pas de la performance totale en incluant les loyers perçus.

Ces baisses ne sont pas des cas isolés. Elles concernent surtout des SCPI très exposées aux bureaux, achetés cher avant la remontée rapide des taux.

Ce qui me frappe personnellement, c’est que ces produits ont été largement vendu comme « sécurisés » ou « très peu risqués » par de nombreux CGP, au motif qu’ils reposent sur de l’immobilier.

Un risque rarement mis en avant dans les discours commerciaux apparaît aussi clairement aujourd’hui : la liquidité.

Fin 2024, on comptait environ 2,4 Md€ de parts en attente de retrait, contre 142 M€ fin 2022 (x17 en deux ans).

Je cite l’article :

Concrètement, ça veut dire que des milliers d’épargnants veulent sortir et ne peuvent pas. Ils ont demandé le rachat de leurs parts il y a six mois, un an, deux ans. Ils attendent toujours. Sur certaines SCPI, les délais théoriques de remboursement dépassent la décennie. Sur Primovie, 1,36 million de parts attendent d’être rachetées. Au rythme actuel de compensation (quasi nul), certains calculent 130 ans d’attente. Sur Primopierre, le calcul donne 1’144 ans. C’est absurde, évidemment. Aucune SCPI ne survivra un siècle dans ces conditions. Mais ça donne une idée de l’ampleur du blocage.

[…] un gérant de Praemia confiait l’année dernière à ses distributeurs qu’il ne voyait pas de retour à la normale avant dix ans. Et il ne parlait même pas des retraits.

Ce tableau rappelle une réalité : l’immobilier est un actif risqué. Les SCPI n’y échappent pas, bien au contraire.

Et pourtant, elles continuent aujourd’hui d’être vendues comme comme des placements peu risqués. Certains conseillers proposent même aux épargnants de s’endetter avec des crédits immo ou conso, avec des taux allant jusqu’à 8%, pour en acquérir des parts…

Source : SCPI : où en est-on ? - Zero Bullshit

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Peut être regarder ses/les SCPI sur une plus longue période pour quantifier si ce placement est bon ou mauvais

Ceci dit, recevoir une rente mensuelle et savoir son capital investi qui ne va pas prendre des coups de rabais importants…seul un bien physique en direct peut répondre à cette problématique ( pour les puristes en immobilier : l emplacement est gage de réussite )

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Merci pour l’info @tepsab :folded_hands:

Le résumé :

D’ici 2029, environ 54 milliards d’euros de bureaux franciliens pourraient être mis en vente. Problème : le marché ne peut en absorber que 15 milliards. C’est le chiffre central de l’étude Knight Frank citée dans l’article.

Ce qui se vend encore sans trop de mal : les petites surfaces parisiennes, bien desservies en transports, avec plusieurs locataires. Ce qui coince : les gros volumes du croissant ouest (Boulogne, Levallois, Neuilly…), souvent vides, et qui coûtent jusqu’à 2M€/an à entretenir par tranche de 10 000m2. L’option de les convertir en logements ou en locaux scolaires est techniquement faisable, mais administrativement complexes, et hors de portée pour la plupart des SCPI.

La situation est d’autant plus délicate pour les SCPI qu’elles ont moins de marge de manœuvre que les grands institutionnels. Résultat : certaines pourraient diviser leurs loyers par deux pour trouver preneur, et sur les 28 milliards d’actifs SCPI arrivant à maturité d’ici 2029, seulement 9,2 milliards seraient vendables dans les conditions actuelles.

La décote sur les parts de SCPI « bureaux Ile-de-France » que beaucoup ont encaissée ces deux dernières années n’est probablement pas terminée.

J’en ai également fait un post sur le subreddit r/Cayas :

SCPI : L’immobilier de bureau francilien conduit les SCPI dans l’impasse

SCPI : Supplice à Capital Progressivement Invisible…

Question : est ce que les SCPI restent aussi horrible en demembrement ?

Ok c’est pas un placement super, mais si on peut l’avoir a -30% ou plus, est ce que ca devient plutôt OK ou pas du tout ? C’est pas rien comme ristourne tout de même :thinking:

vu sur reddit mais je continue la file ici aussi :

https://investir.lesechos.fr/placements/sicav-fonds/les-scpi-de-bureaux-du-groupe-la-francaise-coupent-leurs-dividendes-et-sappretent-a-suspendre-la-variabilite-de-leur-capital-2217703

je suis collé avec des parts de PFO2 , c’est pire que H2O AM … mes parts de Multibonds étaient rendues illiquides mais au moins j’avais finalement réussi à sortir en PV …

ça commence à sentir le sapin

@Nicolas , peut être renommer le sujet pour en faire une file dédiée au carnage des SCPI ? :melting_face:

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On peut créer un 2ème fil en effet !

Merci pour l’info