Que se cache-t-il sous le capot du modèle Cayas +?

Est-ce que le modèle tient compte des versements minimum à l’ouverture ? il me semble que pour winton trend enhanced global equity c’est 25 ou 50k€ selon les parts

Oui, il tient compte de ce minimum. Il est impossible de voir des ordres en deçà de ces minimums, en tout cas pour l’ordre initial. Dès que la ligne est détenue, la contrainte est assouplie et il devient possible d’investir des montants moindres.

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Bonjour à tous,

Ce n’est pas à proprement parler une mise à jour du modèle, par contre, je crois que c’est une notion importante à présenter : comment gère-t-on le financement des projets maintenant qu’il y a tout un tas d’enveloppes et d’instruments possiblement gelés ?

Déjà, partons du cas simple d’un portefeuille avec uniquement des instruments liquides qui sont placés normalement sur des actions, des obligations, etc.

Il existe un mécanisme (qui est une généralisation de ce post de forum). L’idée est de vérifier que le portefeuille pourrait financer les dépenses à venir même après des chocs de marché défavorables, en tenant compte des revenus intermédiaires. Cette protection regarde les quelques prochaines années.

Le plan de vie et les suggestions d’ordres partagent ce mécanisme, mais ils ne travaillent pas au même niveau de détail.

Que se passe-t-il si l’on gèle un instrument dans le portefeuille ?

Un instrument gelé ne peut pas être vendu par les suggestions d’ordres pour payer un projet. Dans le plan de vie, les positions gelées sont traitées comme des actifs illiquides, elles restent dans le patrimoine et influencent l’allocation stratégique[1], mais ne sont pas librement mobilisables. Si une vente est prévue dans le plan, les liquidités qu’elle produit peuvent en revanche contribuer au financement à partir de cette date.

Comment gère-t-on la maturité fiscale des différentes enveloppes?

Le PEA de moins de cinq ans présente un cas particulier : ses instruments peuvent être arbitrés, alors que les suggestions d’ordres interdisent les retraits avant ses cinq ans. Pour financer une dépense future, elles vérifient donc si le PEA aura atteint cet âge à l’horizon considéré. Sinon, ses fonds ne contribuent pas à la capacité de financement du projet. Concernant l’assurance-vie, nous sommes plus souples puisqu’une sortie avant les 8 ans entraine principalement une taxation différente et non pas une remise à zéro du compteur.

Cette gestion spécifique de l’ancienneté du PEA n’est toutefois pas présente dans le plan de vie. L’allocation stratégique représente des classes d’actifs, sans préjugé de la localisation de ces différentes classes d’actifs.

Enfin, l’épargne de précaution reste mobilisable. Le plan de vie réserve une poche de cash, qui peut être entamée si les dépenses dépassent les autres liquidités disponibles, puis reconstituée lorsque les ressources le permettent. Les suggestions d’ordres cherchent également à préserver cette réserve, grâce à des incitations dans l’optimisation. Elle bénéficie donc d’une protection, tout en restant accessible pour faire face aux besoins de financement. On peut la voir, dans une certaine mesure, comme la source de financement de dernier recours.


  1. celle exprimée en classe d’actif ↩︎

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