Snowball a nuancé notre étude « Assurance-vie ou compte-titres ». On a refait les calculs

Snowball a consacré une édition de sa newsletter à l’étude de @Guillaume (responsable scientifique Cayas) comparant assurance-vie vs compte-titres : « ⚔️ Assurance-vie moins bien qu’un compte-titres ? Pas forcément. Comment choisir entre les deux ? »

Notre verdict : sur des horizons longs, le compte-titres gagne presque à tous les coups.

Yoann a nuancé cette conclusion. Et a profité de cette édition pour annoncer que Snowball réfléchit à lancer sa propre assurance-vie.

Voici notre réponse.


Chez Cayas, on n’est pas « anti-assurance-vie » par dogme. C’est juste qu’on calcule.

Notre boussole est l’optimisation de l’épargne des Français. Et notre avantage, c’est qu’on ne vend aucun produit financier et aucun contrat d’assurance-vie. Cette indépendance radicale nous permet de regarder les chiffres, objectivement.

On aime bien ce que fait Snowball, on aime bien Yoann, et on partage son goût pour la nuance. Le monde en a bien besoin.

Mais ici, la conclusion est sans appel.

Sur des horizons de plus d’une vingtaine d’années, avec des rendements de 5 % annuels ou plus, un simple compte-titres est presque toujours plus avantageux qu’une assurance-vie.

Oui, même en optimisant les retraits de son assurance-vie.

Oui, même en considérant un contrat d’assurance-vie compétitif.

C’est dû à l’effet cumulatif des frais (côté assurance-vie) et au mécanisme de purge des plus-values (côté compte-titres).

L’abattement de 4 600 € en assurance-vie existe bien. Il est puissant, et on l’a modélisé. Mais voilà ce que les chiffres montrent : même en l’utilisant au maximum chaque année, les frais de gestion annuels de l’assurance-vie finissent par dévorer ce que la fiscalité vous fait gagner.

L’abattement réduit l’impôt à la sortie sur les plus-values seulement. Les frais, eux, rongent le capital total, silencieusement, pendant des décennies.

Maintenant, place à la nuance. Ce qu’on dit aussi chez Cayas, c’est que l’assurance-vie peut avoir sa place dans certains patrimoines. Elle redevient avantageuse dans des cas précis : transmission en ligne indirecte (hors parents/enfants), ventes forcées, rotation du portefeuille élevée.

Mais la conclusion reste la même : pour la majorité des épargnants, sur des horizons longs, le compte-titres est plus avantageux qu’une assurance-vie.

Ce n’est pas une opinion. Ce sont des maths.

Vous pouvez tester vous-même le comparateur : Comparateur CTO/AV (le code est en open source ici)

Cela dit, merci Yoann d’ouvrir ce débat. C’est exactement ce dont les lecteurs ont besoin : des chiffres et des arguments, pour mieux comprendre leurs finances.

C’est comme ça qu’on fait avancer l’éducation financière. Et c’est une victoire pour tous les épargnants.

PS : Pour ceux qui veulent aller plus loin, @Guillaume répond à chaque argument de Snowball, un par un, dans cet article du blog Cayas.

9 « J'aime »

Pas très surprenant…

Personnellement j’ai toujours eu beaucoup de mal avec Snowball. Je m’y suis inscrit plusieurs fois puis systématiquement désinscrit quelques jours/semaines plus tard. Il y a parfois des sujets intéressants, mais beaucoup trop de publicité et de placement produit à mon goût.

Cela permet de sensibiliser aux finances personnelles mais sans hiérarchiser les thèmes, alors qu’il y a quand même un ordre dans lequel apprendre les types de placement (on ne commence pas par le crowdfunding immobilier ou les montres de collection par exemple).

C’est ce que j’aime bien dans le parcours Cayas : les sujets sont abordés pas à pas, avec une progressivité réfléchie. On ne commence pas l’apprentissage des maths par le petit théorème de Fermat, même s’il a petit dans son nom !

Keep up the good work

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Peu de gens ont 100% du capital financier investi en actions.

Un point differentient entre CTO et AV :

Les bonnes AVs présentent des fonds euros garantis en capitaux (- frais), avec un rendement d’environ 3% aujourd’hui. Sur CTO, on devrait prendre du monétaire et viser 1.7% ou de la trésorerie court terme à 2%.

Autre point, il faudrait arriver a trouver un point de bascule en terme de rotation de portefeuille pour la rentabilité AV vs CTO. J’ai facilement 50% de mon allocation AV qui tourne dans l’année pour suivre les différents momentums, j’imagine que ça puisse monter à + de 100% parfois (pas toout le portefeuille, mais plus d’une fois par an)

Ce sont à mon sens des points à prendre en compte. (sur le deuxieme c’est mentionné mais l’ordre d’idée de la proportion de rotation pour un break even entre les deux n’est pas trop abordée)

Par contre gros avantage du CTO sur la visibilité des valeurs lors des arbitrages/ordres ! Pour l’AV on perd un a deux jours dans la réactivité

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L’outil de comparaison est top ! Une page avec la liste des tools existe ? :grinning_face_with_smiling_eyes:

T’as vu la boîte à outil sur Cayas.fr ?

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Ah non j’étais complètement passé à côté. Merci Nicolas. :grinning_face_with_smiling_eyes:

Je n’avais pas du tout lu Snowball lorsque j’ai commenté sur l’autre thread, mais ce qui est sûr, c’est que tu n’es pas du tout ouvert au débat pour faire avancer l’éducation financière, vu comment tu m’as répondu… et pourtant je donnais un scenario précis avec des chiffres qui ressemble aux arguments de Snowball.

Oui, c’etait mon commentaire sur l’autre thread Je pense que d’un point de vue rendement/risque il faut du fond monetaire pour comparer avec le support euros (meme un produit structure n’est pas liquide). Apres avec le support euros, si on fait un rachat total en cours d’année, on peut potentiellement avoir un rendement de zéro (c’est ce qui est arrivé à ma femme avec AFER) alors que ce n’est pas le cas avec le fond monetaire.