Portefeuille Harry Brown / Charles Gave

Oui, vous avez fondamentalement raison. Si certaines banques centrales accumulent de l’or, notamment la banque centrale chinoise, c’est précisément parce qu’elles s’inquiètent de la fragilité des produits financiers. Il en va de même pour les particuliers.

4 messages ont été scindés en un nouveau sujet : Les managed future / trend follwing pourraient-elles améliorer un portefeuille actions / obligations?

Le Total Bond Market est la part obligataire ?

Il est Capi ou Dist ?

Bonjour,

Je trouve dommage de se priver d’utiliser un actif qui fait entre 4 et 5% par an en moyenne depuis 100 ans et qui a une correlation relativement faible avec les actions. Selon moi peu importe qu’il delivre un revenu ou pas, le simple fait qu’il propose les caracteristiques que j’ai enonce au dessus en fait un actif a considerer (dans certains cas) dans une allocation d’actif.

Bonjour,

Backtester le portefeuille de Charles Gave serait effectivement intéressant, car cela permettrait d’en évaluer la qualité de manière plus objective.

Le principal inconvénient est que l’historique disponible semble relativement court, puisqu’il ne couvrirait qu’environ deux ans.

Pour répondre à ta question concernant l’allocation, voici ce que j’ai compris de la composition du portefeuille depuis le lancement de l’Université de l’Épargne :

Du 1er juin 2024 au 1er janvier 2026 :

  • 25 % Asie hors Japon
  • 25 % Énergie
  • 25 % Or
  • 25 % Monétaire en yen japonais

À partir du 1er janvier 2026 :

  • La poche monétaire en yen a été remplacée par des obligations japonaises.

Sauf erreur de ma part, le portefeuille est rééquilibré périodiquement afin de revenir à ces pondérations cibles.

Avec ces informations, disposes-tu d’assez d’éléments pour réaliser un backtest ?

Bonne journée.

J’ai pas trouvé les obligations japonaises sur portfolio visualizer (on pourrait sortir un python pour le faire a la main, mais c’est sans grand interet pour 6 mois), et voila ce que je trouve avec rebalancement tous les 6 mois (rebalancer tous les ans est un poil meilleur).

La trop faible longueur de données fait qu’avoir des resultats « un peu precis » sont impossibles en terme de chiffre (on perd 6 mois d’oblig jap, mais de toute manière il y a beaucoup de bruit dans l’analyse avec que 2 années de backtest), mais on peut raisonnablement dire que si on prend assez de données pour oser un avis, on fait un action/oblig plus compliqué en gros.

edit : Si on se reduit a 2024, le portefeuille c’est « un 60/40 avec un gigantesque pari sur l’or » (qui monte a plus de 30% du risque du portefeuille). Ca a effectivement bien marché sur cette periode (le yen beaucoup moins. probablement pour ca qu’il le sort en 2026 :sweat_smile:).

Ca fait evidemment le travail (je suis loin de dire que c’est calimiteux et a fuir absolument pour eviter la ruine !), mais je suis pas vraiment convaincu que ma première opinion (« c’est compliqué pour pas grand chose ») soit infondée

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Je ne cherche a convaincre personne, mais voici quelques infos

Nous parlons en terme reels, donc ajuste de l’inflation.

Tout d’abord la perf d’un harry brown classique qu’on rebalance tous les trimestres

La regle de gestion pour passer de l’or aux obligations (moyenne mobile a 7 ans)

Le resultat sur le portefeuille

Deja a ce niveau, sans toucher a l’energie, ON FAIT AUSSI BIEN qu’un portefeuille classique 60/40

C’est globalement ce que je viens de dire oui (mais j’ai oublié le capslock)… « un 60/40 plus compliqué »

Etant donné que je compare deux allocations, ca ne change pas mon message du dessus (ie si les deux font pareil avant inflation, ils font pareil post inflation, puisque l’inflation change les chiffres absolus et non pas relatifs -puisque l’inflation s’applique aux deux allocations de la même manière-).

edit : pour l’energy, je doute que l’ajout soit très benefique (tant du point de vue du rendement que du risque).

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Bonjour,

Comparer sur des périodes différentes en ne respectant pas l’allocation ne permet pas d’obtenir une analyse objective.

Bonne journée.

La meme perf oui, par contre la volatilite et le drawdown sont plus faibles !

Le portefeuille dont je parle a fait au pire -27% en terme reel, alors qu’un simple portefeuille 60/40 a fait jusque -40% (pendant les annees 70)

La question de rajouter un peu de complexite pour eviter une telle baisse se pose donc selon moi.

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Bonjour,

Effectivement, le portefeuille permanent est celui qui présente le plus faible drawdown.

Sur un backtest depuis 1971, on obtient les résultats suivants (drawdown maximal, durée de récupération et rendement nominal annuel) :

  • Portefeuille permanent : -13,8 % | 24 mois | 8,4 %
  • Portefeuille 60/40 : -28,5 % | 41 mois | 9,4 %
  • Or : -61,7 % | 317 mois | 9,2 %

Cela dit, ta question est intéressante, mais elle est aussi complexe, car elle ne concerne pas un seul portefeuille :

  • Portefeuille permanent classique : 25 % actions, 25 % obligations, 25 % monétaire et 25 % or.
  • Version améliorée : 33 % actions, 33 % monétaire et 33 % répartis entre or ou obligations.
  • Portefeuille de Charles Gave / UDE : une allocation gérée activement, qui évolue au fil du temps.

Le portefeuille actuel de Charles Gave est composé d’environ 50 % d’actions, avec une surpondération sectorielle de l’énergie et géographique de l’Asie, 25 % d’or et 25 % d’obligations japonaises. Cela diffère d’ailleurs des recommandations de son livre, où il recommande de ne pas avoir de l’or et des obligations en même temps.

C’est pourquoi seul un backtest reposant sur plusieurs années d’historique permettrait d’évaluer si ce portefeuille a réellement rempli l’objectif qui lui est assigné.

Bonne fin de week-end.

Un banquier central a une toute autre problématique qu’un investisseur particulier qui a un horizon à terme plus court et un objectif de rentabilité. Un banquier central lui a un objectif de crédibilité, pas de rentabilité.

Les actions et obligations suffisent à offrir la diversification (en investissant sur tous) et la rentabilité nécessaires aux investisseurs particuliers.

Grégory Molinaro, CFA

C’est vrai, le banquier central cherche la crédibilité. Mais si le garant du système n’a plus confiance dans sa propre monnaie, au point d’acheter de l’or, un retraité qui a 30 ans devant lui devrait s’en inquiéter.

Sur 30 ans de retraite, le danger n’est pas de manquer de rendement, c’est de subir un krach simultané des actions et des obligations au début de la retraite. L’or n’est pas là pour la rentabilité, il est là comme ultime amortisseur de volatilité. Il permet de ne jamais être un vendeur forcé d’actions en plein krach.

Je sais que @Guillaume va faire une réponse bien construite pour expliquer la position de Cayas (à savoir l’exact inverse de « pas fiable/à éviter/ne faut pas utiliser »).

En attendant, je vous invite à aller lire la leçon du parcours pédagogique sur les actifs alternatifs liquides, ça vous donnera une meilleure idée de ce que c’est et pourquoi c’est très utile pour les particuliers :wink:

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Bonjour,

Pour rappel, cette discussion porte exclusivement sur les portefeuilles Harry Brown et Charles Gave.

Les managed futures ne font pas partie des classes d’actif allouées dans ces portefeuilles.

Je ne vois pas l’intérêt de faire dériver la discussion vers la critique d’une classe d’actifs qui n’a aucun lien avec le sujet traité.

Bonne journée.

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Je ne vois pas l’intérêt de sur-pondérer des actions du pays dans lequel on vit. J’aurais tendance à faire le contraire dans une idée d’étalage du risque. En pratique je trouve que c’est trop compliqué de faire des allocations géographiques pour un gain vraiment minime, le beta de marché action est le même globalement partout.

Par contre je pense qu’une seule ligne actions / obligations type NTSG, V80A, V60A c’est vraiment très bien pour éviter tout biais de timing et investir régulièrement en phase d’accumulation.

Trend following (managed futures ça veut pas dire grand chose…, des ETF long commodity, commodity carry, tout comme la partie obligataire de NTSG sont des futures): il est suggéré de faire des ajustements d’allocation en fonction d’une tendance entre l’or et les obligations, du coup la place a cette stratégie a été amené en introduction et justement je pense que le déléguer à un modèle/gestionnaire c’est bien plus robuste qu’une règle établie ad-hoc par un particulier.

Donc la suggestion de Charles Gave est de jouer sur la tendance pour se prémunir de l’inflation, je serais curieux de connaître l’alternative de Grego pour se prémunir d’un cycle inflationniste étant donné qu’il rejete l’or et le trend.

Le Commodity Trend Following est une option tout à fait décente de 1929-1946, 1947-1963, 2008-2019, 2022-2023. Sur le dernier siècle, il n’y a que de 1984 à 2007 où c’était discutable, là où le 60/40 a fait sa réputation.

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