Évolutions futures des parcours pédagogiques et pratiques

Bonjour,

J’ai terminé avec plaisir les parcours pédagogiques et pratiques.

Comme ils sont encore en cours de construction, pourriez-vous nous indiquer quelles leçons vous souhaiteriez ajouter à l’avenir ?

Bonne journée.

Content que les parcours t’aient plu, @benoit16 !

Dans le parcours sur la théorie financière, nous allons terminer le tour d’horizon des classes d’actifs en présentant les alternatifs liquides, puis nous enchaînerons sur les principes de construction de portefeuille.

Il nous reste encore à décider de la prochaine leçon à ajouter dans le parcours pratique ! Il y a un sujet qui te viendrait à l’esprit ?

Bonjour,

La construction d’un portefeuille me paraît effectivement être un sujet central.
Il serait intéressant d’aborder les notions d’antifragilité (au sens de Nassim Taleb), de robustesse, ainsi que l’importance de la composante fragile, notamment les actions.

Je suis plutôt partisan de l’idée que depuis quelques années, le portefeuille actions/obligations est moins pertinent.
À mon sens, l’or offre actuellement une meilleure couverture que les obligations.

Sur la partie pratique, il me semblerait utile de traiter les critères de sélection d’un broker pour l’ouverture d’un CTO, d’un PEA ou d’une assurance-vie.

J’ai ouvert mon premier CTO il y a moins d’un an : l’un chez XTB et l’autre chez Trade Republic.
Pour moi, Trade Republic est l’un des pires choix possibles en raison de la médiocrité de son service client. Mon CTO chez TR a désormais un solde nul et sera clôturé après récupération de l’IFU 2025.

J’ai notamment subi des frais lors d’un transfert SEPA, sans jamais réussir à en comprendre l’origine ni à obtenir un remboursement, malgré de multiples échanges avec le chatbot du support. Je n’ose même pas imaginer les difficultés potentielles en cas de transfert de PEA qui se passerait mal chez eux.

Cela dit, tout n’est pas parfait ailleurs non plus : en ce moment, ma femme rencontre des difficultés pour ajouter notre compte joint du Crédit Agricole chez XTB. En France, les IBAN sont généralement enregistrés uniquement au prénom du mari, et malgré une attestation bancaire prouvant que ma femme est bien cotitulaire du compte, XTB refuse de l’ajouter.

Bonne journée.

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Bonjour Vincent et toute l’équipe,

Bravo pour le formidable travail déjà réalisé. Et aussi pour l’éthique, un bien qui devient plus rare que l’or dans le monde de la finance, mais qui n’a pas de prix.

Il y a tant de sujets qui mériteraient d’être abordés.

Pour moi, l’éléphant au milieu de la pièce, c’est la psychologie, les émotions, les biais comportementaux. Je viens justement de retrouver mon exemplaire de l’excellent « Psychologie de l’investisseur et des marchés financiers » de Mickaël Mangot. Cela mériterait un cursus complet autour de cas très concrets, couplé à toutes les décisions à fort impact financier (pas seulement l’investissement, aussi les dépenses et les revenus du travail).

Par exemple, les décisions financières les plus importantes de notre vie, comme acheter ou vendre sa résidence principale, mériteraient d’y consacrer beaucoup d’efforts. Et quand je vois les annonces immobilières avec 3 photos dégueulasses et les gens qui refilent 20.000€ à une agence, j’hallucine. Les mêmes vont peut-être passer des heures à gratter une poignée d’euros avec des bons de réduction au supermarché.

Un chapitre sur les jeux d’argent, un fléau croissant, avec l’espérance de gains négative. A comparer avec la bourse, justement, et une espérance de gains positive (enfin généralement), ce qui est assez différent du casino.

Un autre sur les méthodes de manipulation des commerciaux et du marketing. En particulier, les méthodes des gourous, des banques, des pitcheurs de la Silicon Valley.

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Bravo pour le super boulot encore dans le parcours pratique avec ce nouveau chapitre sur l’assurance vie !

Vous avez bien exposé et surtout simplement tous les aspects frais/fiscalité/utilité de cette enveloppe et toujours avec la petite pointe d’humour qui arrive même à me faire supporter les maths :sweat_smile:

Ce petit Capybara qui nous guide :smiling_face_with_three_hearts:

Merci encore !

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Quand on me propose de choisir entre une glace vanille et fraise, je prends toujours les deux. Enfin, en pratique j’ajoute pistache et chocolat : je prends toutes les matières premières et métaux précieux, pas juste l’or et les obligations. C’est un approche antifragile. :wink:

En pratique, on peut aussi tenter d’accroître la robustesse d’un portefeuille financier en travaillant sur la façon d’investir, au-delà des classes d’actifs elles-mêmes. C’est l’objet des stratégies alternatives liquides, qui s’appuient sur les actifs traditionnels mais investissent de manière à mieux s’en tirer lorsque ceux-ci partent en vrille.

On a commencé un parcours pratique qui aborde ces questions : tu l’avais vu ?

Je ne pense pas que le choix du courtier soit le sujet qui a le plus d’impact, même s’il tracasse beaucoup de monde. Les plus grands courtiers sont relativement interchangeables en terme de qualité de service et n’ont pas des écarts de tarif très significatifs pour un investisseurs à long terme.

Tout à fait. La plus grande difficulté en investissement est de rester discipliné et flegmatique pendant des dizaines d’années. Une fois le pic d’intérêt initial pour le sujet, on alterne entre de grandes périodes aussi fascinantes que de regarder du vernis sécher, et des moments de stress extrême où il faut agir (ou ne pas agir) à l’opposé de ses intuitions. Le cocktail parfait pour déglinguer nos cerveaux d’australopithèques !

On travaille sur des fonctionnalités pour être en mesure d’aider les utilisateurs sur ces aspects psychologiques dans la durée : cela va au-delà de cours sur ces notions, même s’ils feront partie de la solution. :slight_smile:

Mais si on vous apprend à détecter les arnaques, comment va-t-on vous piquer votre fric ? :wink:

:smiling_face_with_three_hearts:

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Oui les animaux c’est ma grande passion, s’il y avait des ETF protection animale :smiling_face_with_three_hearts:

Hors sujet mais à mon boulot, on a adopté un lapin bélier il y a 6 ans abandonné sur un parking :smiling_face_with_tear:, depuis il se promène partout et toute la journée dans les bureaux, ne supporte pas les portes fermées et s’introduit dans les réunions même quand il y a les banquiers, experts comptables :joy:, on est chez lui :rabbit:

Et en fait ça détend tout le monde, quand on est stressé on s’occupe de lui, et ça brise la glace aussi pour les personnes extérieures, les personnes handicapées qui viennent chez nous l’adorent et les personnes qui viennent passer un entretien d’embauche sont tout de suite plus détendues !

A quand un Capybara dans les locaux de Cayas :sweat_smile::smiling_face_with_three_hearts:

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Bonjour,

Je pense que la pistache ne se marie pas particulièrement bien avec la fraise. :slightly_smiling_face:

Cette réflexion s’appuie sur les travaux d’un gestionnaire de portefeuille dont j’apprécie les analyses. Il indique que :

« Il est peu logique de détenir à la fois des obligations à long terme et de l’or, car on ne gagne presque jamais de l’argent simultanément sur les obligations et sur l’or. Les obligations et l’or sont mutuellement exclusifs. »

Source :
Chapitre 8 — Playing the exclusion game: bonds versus gold,
dans l’ouvrage suivant :

Bonne soirée

Bonsoir,

En matière de service client, je pense qu’il existe un écart significatif entre les différents brokers. Le problème, c’est qu’on ne se rend vraiment compte de la qualité du service que lorsqu’on a besoin de le solliciter.

Pour ce qui est des tarifs, les différences peuvent être importantes. Par exemple, Swisscote prélève 1,5 % pour une transaction de 1 000 EUR, tandis qu’un autre broker peut ne facturer aucun frais pour tous les ordres inférieurs à 100 000 EUR par mois.

Concernant la fiscalité, disposer d’un IFU est un vrai confort.
Dans mon cas, je ne suis pas soumis à la CSG/CRDS sur les dividendes, les coupons d’obligations ni les intérêts de comptes. Certains brokers acceptent de modifier facilement les prélèvements, tandis que d’autres refusent de le faire sans raison valable. Heureusement, avec des ETF capitalisants, je n’ai plus à me plaindre : ils ont l’art de détourner ce genre de problème :grinning_face_with_smiling_eyes:

Bonne soirée.

La subtilité, c’est qu’il est bien difficile de prédire si la meilleure glace sera celle à la pistache ou à la fraise.

Dans ce contexte, l’approche « gourmet » consiste à :

  • essayer d’estimer les caractéristiques des deux parfums (espérance de rendement, volatilité et autres éléments statistiques)
  • d’en déduire des proportions relatives raisonnables (allocations d’actifs), ce qui dépend tout autant de leurs qualités propres que de la façon dont ils se marient (corrélations, convexité)
  • choisir les ingrédients (sélection des instruments financiers)
  • d’utiliser une bonne turbine à sorbet (méthodes d’exécution : rééquilibrage, contrôle des frais)
  • D’ajuster ensuite la quantité de glace en fonction de son appétit (levier vs cash).

Sur ce dernier point, autant tu ne me verras pas laisser une once de glace dans le cornet (ni de cornet) dans la vie, sur mon portefeuille j’accepte totalement de traîner des coulures de glace au navet pendant des années car il est globalement impossible de prédire si ça ne sera pas le parfum n°1 à partir de demain. Les marchés ont tendance à être plus malins que les individus sur le long terme.

Donc fraise ET pistache pour moi, même si je n’ai pas trop envie de pistache là tout de suite. :grin:

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Bonjour,

J’aimerais m’assurer de bien comprendre la méthode que tu utilises pour déterminer ton allocation d’actifs.

L’étude que j’ai mentionnée suggère qu’il peut être raisonnable d’exclure l’or ou les obligations de son portefeuille selon le contexte macroéconomique (niveau d’inflation, phase de croissance ou de récession).

De ton côté, si je comprends bien, tu considères qu’il est difficile de prévoir si l’or ou les obligations sur-performeront dans les prochains mois. Tu choisis donc de détenir les deux, en t’appuyant principalement sur leurs rendements et corrélations passés.

Pour reprendre ton analogie : en mai, je privilégie les glaces à la fraise parce que c’est la saison des fraises. De ton côté, tu sembles considérer que, pour nos glaces, la saison de la récolte de leurs fruits respectifs n’est pas connue.

Ai-je bien compris ton raisonnement ?

Si la discussion continue, nous devrons peut-être ouvrir un échange plus approfondi sur les paramètres à retenir pour construire une allocation de portefeuille. :slightly_smiling_face:

Bonne journée

Oui, c’est ça. Contrairement au maraîchage, on ne connaît pas l’ordre ou la durée des saisons, donc on sème de tout et on récolte ce qui pousse.

L’approche canonique pour décider de la répartition entre classes d’actifs consiste à calculer le portefeuille qui aurait le meilleur rendement pour une volatilité donnée (= le niveau de risque recherché). Ca s’appelle une optimisation moyenne variance et ça nécessite de poser ses hypothèses de rendement, de volatilité et de corrélation pour chaque classe d’actifs.

Il y a donc toujours une part d’arbitraire dans une optimisation de portefeuille : toutes ces hypothèses évoluent dans le temps et on a toujours une bonne marge d’incertitude. Toutefois, cette méthode permet d’aller plus loin que les narratifs.

Si on croit que les obligations ouzbèques ou les cartes Pokemon ont une espérance de rendement supérieure à d’autres actifs, on peut le mettre dans le modèle mais il faut faire l’effort de quantifier nos croyances. Cela permet notamment à d’autres personnes de les challenger et de voir si ces croyances sont extrêmes ou si elles découlent raisonnablement d’un modèle étayé.

En investissement, on est forcé de travailler avec des hypothèses. Avec un processus de décision carré on se protège mieux contre des discours difficilement vérifiables, les biais cognitifs et le bruit des actualités.

On fait plus élaboré que de l’optimisation moyenne variance dans le plan de vie Cayas, mais l’idée générale est similaire. On détermine le niveau de risque adéquat à chaque période de notre vie et on en déduit un portefeuille qui répond le mieux possible à nos contraintes.

La construction de portefeuille est la prochaine leçon à laquelle je me colle !

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Allez, au travail ! On l’attend tous celle-là :grin:

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Ouais bah ce sera un parcours à plusieurs leçons, vu que c’est pas trivial !

Mais avant : :skier:
Je pars l’âme sereine, j’ai rendu ma copie à @Julie sur les alternatifs liquides ce matin. :grin:

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Je l’attendais de pied ferme :grin:

Ça sera la prochaine leçon publiée !
Smart beta, options, produits structurés, Trend following… here we come !

Avec des petites blagues sur les Twingo et les Ferrari dedans :hugs:

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