Oui merci, dans mon cas ça fait 15+18=33% en cash, ça me parait beaucoup pour un profil équilibré mais soit.
Peut être indiquer lors de la saisie de l’épargne de précaution que l’outil va aussi allouer une poche de cash de son coté (en fonction du profil de risque)?
Actuellement, l’épargne de sécurité est implémentée de façon très basique : c’est une contrainte que tu poses sur l’optimiseur. Il va te mettre au moins ce montant en cash, il n’ira au-delà que si ça améliore ton rendement ajusté du risque.
Ultérieurement, nous chercherons plutôt à calibrer une liquidité de sûreté. C’est-à-dire à conserver la possibilité de décaisser un certain montant pour se protéger contre des imprévus, en essayant de ne pas avoir à casser son PEA, mais en limitant le coût d’opportunité d’avoir des dizaines de k€ qui traînent pendant des décennies.
Pour compléter ce que dit @vincent.p, si tu définis une VaR, l’optimiseur va la respecter sans tenir compte de ton profil initial.
Ainsi, si tu définis une VaR à 5%, l’optimiseur va réduire ton exposition à des actifs volatils, en allouant vers du cash, jusqu’à ce que tu atteigne le niveau de VaR souhaité.
Si tu laisses la VaR par défaut à 100%, l’outil va optimiser ton allocation en fonction de ton profil de risque… et probablement t’exposer fortement aux actions Même si tu es as une forte aversion au risque, c’est ce qui maximise ton utilité absolue.
C’est logique : c’est la classe d’actifs avec la meilleure espérance de rendement.
Tu peux aussi jouer sur les hypothèses d’espérance de rendement, par exemple en baissant celle des actions, et ton allocation s’ajustera automatiquement. Par défaut ce sont les valeurs définies par Cayas, mises à jour régulièrement, qui repose sur une moyenne de plusieurs modèles quantitatifs.
Demain, lorsqu’on intégrera les projets à court et moyen terme, si tu disposes déjà de l’argent nécessaire pour financer un projet, l’outil sera plus prudent : il réduira ton exposition au risque afin de sécuriser la réalisation de ce projet.
À l’inverse, si tu n’as pas encore réuni la somme nécessaire, l’outil prendra davantage de risque pour maximiser la probabilité que tu puisses concrétiser ton projet.
On intègre le coût du crédit dans le calcul du rendement ajusté du risque, qui est la variable d’optimisation. En pratique, ça augmente la volatilité et le rendement par un facteur qui est le taux de levier (brut/net), moins le coût des intérêts.
Un crédit va donc avoir tendance à faire baisser le risque de l’allocation patrimoniale globale (i.e. on va plus diversifier pour compenser le surcroît de volatilité dû à l’emprunt). Mais si tu es dans un contexte de capital humain élevé par rapport aux autres actifs, ça peut quand même te laisser un portefeuille très agressif. A volatilité équivalente, tu aurais probablement une proposition d’allocation assez différente si on avait branché les actifs alternatifs et autorisé du levier financier !
On n’a pas encore fini de définir la couverture fonctionnelle qu’on souhaite pour la prochaine version, mais le chantier avance bien. Selon ce qu’on décidera d’inclure, ce sera soit fin novembre, soit en décembre.
La philosophie de la prochaine version, c’est de vous aider à planifier votre avenir financier de façon itérative. « OK, je pars sur une carrière stable et une retraite à l’âge légal pour moi et ma +1. Et si j’achetais une RP à 300 k€ dans 5 ans ? Ah, c’est juste. Mmh, si je retar dais ça d’un an ou si je réduisais mon budget ? Ah, ça passe maintenant. Bon, quid des études des morveux, maintenant ? »
L’optimiseur fonctionne déjà bien pour piloter votre allocation selon vos projets. Guillaume a rédigé une preview, mais voici ce qu’il sait aussi faire :
Tenir compte de vos actifs illiquides pour calculer votre allocation. L’optimiseur n’a pas la main pour acheter ou vendre ce type d’actifs, mais vous pourrez explorer cela au travers de plusieurs simulations.
Prendre du levier ! Il nous reste à explorer dans quelle mesure on doit prendre en compte vos emprunts immobiliers dans l’allocation. Pour le moment, ces emprunts interviennent uniquement au travers de leurs mensualités, tandis que le levier financier fait gonfler la volatilité du portefeuille.
Vous pouvez donner plus ou moins de priorité à chaque projet. Plus un projet est important, plus l’optimiseur va essayer de le concrétiser au détriment des autres.
En l’absence de projets, on se rapproche d’une allocation de Merton, qui vise à maximiser la consommation possible à l’échelle de votre vie, dans les limites de votre tolérance au risque. Autrement dit, si vous n’avez pas de décaissements avant un bail, on prend le risque que vous pouvez tolérer et vous verrez plus tard comment utiliser votre magot.
La principale question en suspens est la modélisation des taxes. On voit des façons plus ou moins fines pour en tenir compte, mais modéliser les enveloppes représente un gros travail : ce sera donc potentiellement reporté à la version d’après, ou implémenté de façon conservatrice (i.e. avec une fiscalité plus défavorable que ce que vous pouvez obtenir).
Pour nourrir le modèle, une partie de l’app vous permet de décrire votre situation actuelle :
les membres du foyer. Solo, couple ou communauté capitalo-hippie, à vous de voir
vos actifs, dont votre immobilier et les autres actifs illiquides, dont l’optimiseur tient compte
vos dépenses courantes et comment vous vous logez
La philosophie est similaire ce qu’on a dans l’allocateur actuel. Cette partie de l’app est bien avancée.
Connaissant la situation actuelle, vous pouvez créer plusieurs « plans de vie » où vous ajouterez des projets et des paramètres de simulation.
Vous ajoutez des projets en voyant directement leur effet sur l’épargne que vous accumulez tout au long de la vie, avant de lancer la simulation détaillée (qui prend quelques secondes de calcul).
Si le résultat de la simulation ne vous convient pas, vous modifiez vos projets et rebelote : le simulateur a été pensé dans une logique « essayer / ajuster ».
Il nous reste à déterminer quels types de projets on va prendre en compte au départ. A minima on aura la retraite et les dépenses ponctuelles (ex : acheter une voiture).
On ajoutera d’autres types de projets au fur et à mesure, l’architecture de l’application est conçue exprès : planifier la vente d’un actif illiquide, modifier sa consommation (= s’embourgeoiser ou se serrer la ceinture), anticiper une grosse entrée d’argent, changer de carrière…
Le plus tricky dans cette partie de l’app est la gestion des incompatibilités entre projets ou l’obsolescence d’une simulation.
Pour la restitution de la simulation, on n’a pas pléthore de données disponibles. Il nous reste à sélectionner ce qui sera le plus utile et facile à interpréter, mais a priori :
un éventail pour évaluer dans quelle fourchette notre patrimoine est susceptible d’évoluer
la probabilité de succès des différents projets et la mise en avant des périodes de votre vie où vous risquez d’être ric-rac.
des recommandations pour peaufiner votre plan de vie (au début, elles seront génériques).
l’allocation la plus adaptée au départ. Il faut encore qu’on réfléchisse à la meilleure façon de vous montrer comment elle évolue.
On publiera des teasers au fur à mesure sur la section du forum réservée aux abonnés !
Je viens de voir que nous avons accès à l’outil permettant de saisir sa situation actuelle et de définir un plan de vie.
Concernant la partie “situation actuelle”, j’ai une question : par exemple pour l’immobilier, j’ai une maison achetée en couple. La valeur actuelle du bien doit-elle être renseignée uniquement pour la part que je possède personnellement ? Idem pour les dettes et dépenses ?
J’ai peut-être manqué l’information, mais la saisie me semble un peu ambiguë.
Tout en haut de la partie « Situation », tu peux commencer par définir le nombre de membres dans ton foyer. Si vous êtes 2, ça facilitera le remplissage des données ensuite (revenus, actifs détenus, dettes, dépenses).
Sinon, si tu veux faire la simulation uniquement pour toi, là oui, en toute logique, il ne faut indiquer que la partie qui te concerne.
Bonjour,
idée d’amélioration UX/UI : serait il possible d’avoir le nom de l’évènement en « mouse over » sur la timeline?
Les logos c’est sympa, mais un petit texte qui dit ce que c’est ça serait pas mal aussi
Quand on a simulé pas mal d’évènements de vente/ arrêt de revenu etc c’est pas simple de savoir où on est.
Cette timeline est volontairement décorative : elle sert surtout à séparer visuellement le graphe de cashflow du Gantt en dessous, qui est lui la source principale d’information (événements, revenus, arrêts, etc.).
On affiche aujourd’hui quelques logos de manière dynamique, mais sans aller jusqu’au détail texte pour éviter de surcharger visuellement la vue.
On prends note de ton feedback, mais à ce stade on priorise d’autres sujets plus impactant. Si jamais on observe des retours similaires à l’avenir, on réévaluera.
Aujourd’hui, j’ai des liquidités qui peuvent être allouées selon l’allocation optimisée, mai j’ai aussi d’autres placements potentiellement liquides que je pourrais arbitrer pour les réallouer selon l’allocation optimisée mais en déclenchant une imposition significative. En l’état, je suis absolument incapable de me rendre du gain potentiel entre 100 % allocation optimisée et environ x % allocation optimisée + y % allocation actuelle.
Je pense donc qu’il pourrait être intéressant de pouvoir comparer son plan de vie avec l’allocation optimisée Cayas et son allocation réelle. Ça permettrait de se rendre compte du coût (potentiel) d’opportunité de faire (ou pas) sa réallocation d’actifs plus ou moins rapidement (en intégrant le déclenchement des évènements fiscaux).
Je me permets d’insister sur mon message précédent car, sauf erreur de ma part le résultat du plan de vie prend en compte l’allocation optimisée et non l’allocation réelle. Le résultat ne serait donc pas représentatif de la réalité et pourrait amener à faire croire qu’un projet est réalisable alors qu’il ne l’est pas.
Si c’est le cas cela me semble très génant et diminue très fortement l’utilité de l’outil.
@Guillaume développe justement en ce moment la gestion de portefeuille, qui permet de passer de l’allocation optimisée à l’allocation réelle. On a déjà commencé à échanger ensemble, notamment sur le blocage du levier.