L’épargne de précaution 💵

L’épargne de sureté, le matelas de sécurité, le fonds de réserve, le bas de laine… peu importe son nom, est un concept que l’on cayassera dans quelques temps.

Mais en attendant, qu’est-ce que vous considérez être une bonne épargne de précaution ? Et pourquoi ? Quelle est sa taille dans votre patrimoine ?

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Comme pour beaucoup de réponses, j’ai envie de dire : ça dépend, un entrepreneur aura un meilleur besoin d’éparge de sécurité qu’un CDI standard déjà.
Perso j’aime bien maximiser donc dans mon cas, j’ai dans les 10 mois de dépenses courantes de côté, mais bon, vu qu’à ce qu’il parait, et comme dirait ma banque suite à une demande de crédit immo, à cause de mon CDI de portage salarial, je suis précaire.

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Ben déjà il faut définir les « dépenses incompressibles mensuelles », et c’est pas forcément évident.
Quid des équipements sportifs par exemple ?

Ensuite, ça dépend clairement de la situation. En France, en CDI : 6 mois de dépenses incompressibles pour le foyer, ça me parait largement suffisant (YMMV).

La taille dans le patrimoine ne devrait pas être une question à se poser du coup, je trouve, puisqu’il ne doit pas y avoir de corrélation entre les deux.

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totalement d’accord.

Pour le montant de la sécurité ça dépend beaucoup de la situation personnelle.
Un propriétaire, avec une voiture et trois enfants, dans un secteur professionnel où il est compliqué de retrouver un poste, aura besoin de beaucoup parce qu’il a un nombre potentiel de « besoins d’argent imprévus » très important.

Pour ma part, j’ai l’équivalent de deux mois de salaire net, et je pense déjà être trop haut. Un seul me suffirait probablement (d’autant que sur ce salaire, en situation « precaire » on economiserait evidemment l’épargne mensuelle qui sort tous les mois sinon).

Pour un locataire seul, sans enfant, sans voiture et sans difficulté à trouver un travail rapidement, le besoin d’épargne de sécurité me semble très limité.

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Bonjour,

Je suis également totalement d’accord avec ce qui a été dit plus haut au sujet de l’adaptation à la situation de chacun et des frais/depenses obligatoires de chacun. Le paramètre supplémentaire que j’ai intégré c’est mon contrat de prévoyance (le montant couvert, le délai de carence, la durée de couverture). Notre contrat couvre nos salaires à partir de 3 mois donc nous avons chacun 3 mois de salaire de côté. C’est probablement trop mais maintenant on y réfléchit plus.

Super intéressant je ne connaissais pas les contrats de prévoyance !

Comment penses-tu que tu réagirais si demain les marchés financiers perdaient 50 % et que le marché de l’emploi était en berne ?

Perso je suis toujours en réflexion sur ça, actuellement je suis a 5k€ sur un livret A mais c’est pas de l’epargne de précaution car je m’en sers comme un tampon pour les grosses dépenses (travaux, voyages, gros achat) et je le remonte toujours dès que je peux a 5k€ mini.

On est 2 fonctionnaires donc le risque est vachement limité, et meme en cas d’accident on a un maintient de salaire pendant 1 an avec les mutuelles. Je vois pas pourquoi mettre plus.

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TLDR parce que j’ai l’impression d’avoir pondu un pavé :
Le risque de mes placements est pas important à mon avis dans cette discussion (ma precaution n’est pas fonction de mes placements), et le risque professionnel me semble en fait négligeable, même en admettant une situation cataclysmique. La suite pour le detail

Pour ce qui est des marchés financiers, ça n’aurait aucun impact sur ma gestion de mon épargne de sécurité. L’argent que j’ai investi l’est dans l’optique de ne pas y toucher pour plusieurs années (voire décennies), donc c’est un paramètre plutôt neutre pour mon épargne de précaution.

Pour ce qui est du marché de l’emploi, c’est le gros point important dans ma réflexion. Aujourd’hui j’ai très peu « en cas de pépin » parce que je sais que je peux retrouver un travail en 15 jours (grand maximum). Probablement pas sur le projet le plus intéressant du monde, mais qui rapportera un salaire plus que correct.

Si on admet que ce n’est plus le cas (admettons un scénario type « explosion du secteur de la tech, toutes les startups font faillite et les techos se retrouvent en masse sur le carreau »), je devrais probablement augmenter mon épargne de sécurité. Mais il faudrait un état du marché de l’emploi assez catastrophique pour que ça devienne un sujet. Encore que, en fait peut-être pas :

Si on pose un petit peu les calculs, en prenant des chiffres un peu simples, disons qu’il y a 5K sur un livret qui me sert d’épargne de précaution (ça fait un peu moins que 2 mois de salaire, mais c’est dans cet ordre d’idée).
Sans rien changer à mon mode de vie (qui n’a rien d’extravagant), mais juste en arrêtant les versements pour mon épargne, en cas d’arrêt de revenu via le salaire, ça me permet de tenir au moins 2 mois (entre 2 et 3, en vérité). En faisant (un peu) attention aux dépenses, probablement plutôt entre 3 et 4 mois.
Et ce sans même considérer un revenu via le chômage, qui en pratique me permettrait de vivre (je n’ai pas fait les calcul, mais c’est probablement >50% du salaire, donc ca passe).
Avec le capital humain on anticipe nos futurs salaires, mais j’ai l’impression que pour l’épargne de sécurité on a tendance à négliger le fait que l’on toucherait (pour la majorité des gens) le chômage (pour la variable « risque professionnel »).

Il me semble donc pas absurde de dire qu’en fait, 5K dans ma situation c’est déjà trop (ça permet de tenir a minima 3 mois + durée du chômage) :thinking:

Le seul autre réel risque auquel je pense ici serait les risques de santé (accident, incapacité de travailler, ce genre de chose), mais ce risque est en grande partie couvert par la mutuelle/prévoyance.

Je rate quelque chose et je suis a coté de mes pompes ? :sweat_smile:

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Si tu es en CDI, tu auras un délai de prévenance (hors faute lourde), et donc avec des salaires à venir avant la potentielle situation catastrophe.
Du coup, tu pourras toujours également ajouter au pot à ce moment-là le cas échéant.
Ça suppose bien entendu que tu as des revenus supérieurs à tes besoins incompressibles.

Cela dit puisqu’on parle de scénario catastrophe, tu te feras sûrement virer pour faute lourde en fait :smile:

Non je pense que t’es pas mal. Mes questions sont dans le but de challenger une situation que l’on considère comme acquise :grin:

Après l’explosion de la bulle des dot com pas mal de salariés dans la tech (sales, dev,…) se sont retrouvés au chômage pendant un moment. Et en 2008 c’était les salariés de la finance. Alors qu’aujourd’hui ça nous semble impensable au vu de la demande sur ces postes et des salaires.

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Si votre patrimoine financier total représente 120€, que vous avez besoin de 20€ d’epargne de précaution et que vous ciblez un 60/40 comme allocation (60% actions) : est ce que vous visez 60€ d’actions sur 100€ de patrimoine investi (épargne de précaution exclue, donc), ou 72€ d’actions sur 120€ de patrimoine financier total (épargne de précaution inclue, donc) ?

Pour ma part, jusqu’ici, j’ai exclu mes liquidités d’urgence du calcul d’allocation global. Et ça compte car elles sont relativement importantes (je provisionne sûrement trop de précautions malgré le coût d’opportunité). Je les exclus car j’ai tendance à penser que ces liquidités de précaution ne sont pas investi, elles sont réservez à l’urgence imprévue. Est-ce une erreur ? Curieux de vos points de vue. Et je me demande aussi comment l’outil d’allocation de Cayas compte cela. Merci !

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Hello @Aymeric

Perso, je ne compte pas mon épargne de précaution dans mon allocation globale :wink:

Curieux d’avoir d’autres retours également !

Pour ce point, si tu penses que tu gardes trop en épargne de précaution, tu peux peut-être réfléchir à en enlever un peu pour l’investir, mais si ne pas avoir ce montant te stresse plus qu’autre chose, autant le garder comme ça :wink:

Ce qui compte c’est de dormir tranquille !

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Hello,
Pour ma part, je compte mon épargne de sécurité, car elle fait partie de mon patrimoine au même titre que tout le reste.

Si on l’exclut, on va largement surestimer son risque actuel. Typiquement, si tu as 100 € de patrimoine, 50 € en précaution et tout le reste en actions, tu vas te dire que tu es à 100 % actions, alors que pas du tout !

De toute manière, avec le temps, les écarts selon que tu le prennes ou pas en compte sont censés tendre vers 0 (si tu participes plus à ton investissement qu’à ton épargne de sécurité du moins, ce qui semble raisonnable), mais sur le fond, l’exclure me semble discutable.

PS : je tente un preshot à propos d’un message de Vincent sur la fongibilité des fonds, qu’il faut raisonner au niveau du patrimoine global et pas par « poches » silotées etc

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Je pense que l’épargne de précaution provient d’un principe sain, mais dont l’implémentation classique est mal fichue.

Le point de départ sur lequel on peut tous se mettre d’accord, c’est qu’il faut avoir de l’argent de côté pour absorber les tuiles dans sa vie.

Dire qu’il faut conserver des sommes à cet effet en cash (ou en quasi-cash), c’est là que je ne suis plus d’accord. On ne peut pas ignorer le coût d’opportunité de maintenir des sommes importantes à faible rémunération sur des décennies.

La notion clé, c’est qu’on doit tout le temps avoir suffisamment de liquidité, c’est-à-dire la capacité de mobiliser les sommes dont on a besoin, au moment où on en a besoin. Disposer de cash sous le coude n’est pas la seule solution. On peut aussi :

  • céder des actifs, ce qui implique de contraindre (sans excès) la volatilité de notre portefeuille et d’en loger une partie dans des enveloppes adaptées (on ne veut pas casser son PEA pour payer sa taxe foncière). La plupart des tuiles personnelles sont assez peu corrélées aux fluctuations d’un portefeuille diversifié.
  • emprunter pour lisser le coût de l’accident dans le futur. Les CB à paiement différé ou un découvert bancaire ponctuel sont parfaitement adaptés pour gérer de petites tuiles (chauffe-eau à remplacer sous quelques jours), mais un crédit à la consommation peut aussi être utile.
  • reporter les projets qui peuvent l’être et réduire les dépenses courantes.

A partir du moment où on a accumulé un capital significatif, l’épargne de sûreté n’a plus vraiment de sens (même si son coût d’opportunité est proportionnellement moindre).

C’est un gros sujet qu’on va traiter dans les parcours pédagogiques.

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La magie du conditionnement par la pédagogie. :grin:

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Je pense que c’est ici le biais de départ.
La plupart des gens n’ont pas des millions à placer, et leur suggérer de faire un crédit à la conso quand ça ira mal me parait assez bancal.

Non, ce que je dis, c’est que réserver les X premiers milliers d’euros que l’on arrive à mettre de côté dans une sacro-sainte épargne de sûreté, c’est une approche naïve qui coûte beaucoup trop cher pour la plupart des gens.

Le crédit conso n’est qu’un des leviers, adapté à certains types de tuiles (genre : ma bagnole rend l’âme alors que j’en ai besoin pour mon taf’ et je dois acheter une caisse d’occasion rapidement). Les moyens les plus classiques pour générer de la liquidité restent la réduction du train de vie et la cession d’actifs (par par exemple pour le chômage ou une longue maladie) et le paiement différé (bien matériel pas trop cher, du type chauffe-eau, à remplacer plus tôt que prévu).

Quand bien même, un découvert à 7% que tu n’utilises que deux mois tous les 3 ans n’est pas un drain insurmontable sur tes finances, mais avoir accès à ce type de financements réduit ton besoin de liquidité à maintenir en cash.

Prenons un couple dont la carrière se fait au salaire médian et qui commencerait par accumuler en livret pour garder autour de 20 k€ « d’épargne de précaution ». C’est ~6 mois de dépenses si l’on considère qu’ils ont un taux d’épargne de 20%. On est loin de millionnaires !

Ces 20 k€ vont étaler à peine l’inflation (je suis généreux), pendant toute leur vie pro. Si ces 20 k€ sont utilisés à un moment, il vont devoir les reconstituer le plus rapidement possible… En épargnant, en vendant des actifs voire en réduisant leur train de vie (i.e. en faisant ce qu’ils auraient fait si leur épargne de sûreté avait été investie). C’est une question de logique : si cette épargne de sûreté est indispensable, on doit la reconstituer à tout prix. S’il n’est pas nécessaire de la reconstituer ASAP, alors pourquoi l’avoir maintenue à ce niveau ?

S’ils avaient placé sur un portefeuille diversifié à 3,5% réels par an, genre un 60/40, à l’orée de leur retraite, ils pourraient espérer dans les 50k€ de thunes en plus, si aucun accident ne s’est concrétisé pendant que leurs actifs étaient fortement dépréciés (sinon, ils auraient vendu une partie de leur actifs et ça aurait été neutre). Cela représente tout de même 5 ans d’effort d’épargne en début de carrière, pour des gens pour qui 50 k€ représentent une très grosse somme.

Quelle est la probabilité qu’investir ces 20 k€ (au lieu de les thésauriser) les empêche d’absorber les tuiles qui leur tomberont dessus ? Cela peut s’estimer, en tout cas elle décroît rapidement avec le montant épargné et le temps qui passe.

En général, lorsque des gens sont financièrement dans la merde à cause d’un imprévu, c’est parce qu’ils n’ont pas assez épargné, pas parce qu’ils ont investi leur épargne et que le risque de marché s’est concrétisé.

Certaines personnes ne gagnent tout simplement pas assez pour pouvoir mettre de côté, compte tenu de leurs charges incompressibles… Mais c’est un débat différent de celui consistant à déterminer où tu mets le pognon que tu arrives à épargner.

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L’épargne de précaution peut aider au début de sa phase d’apprentissage sur la gestion de ses finances, ça soulage la charge mentale et réduit le stress. Cf les nombreuses personnes qui me disent avoir peur de faire un crédit ou ne pas respirer financièrement alors qu’elles gagnent bien leur vie. (Edit : et on comprend que ce n’est pas évident de dire « faites un crédit conso pour payer un imprévu » alors que c’est le contraire de ce qui est dit dans l’industrie :sweat_smile:)

C’est un peu une béquille, le temps de trouver l’allocation qui nous correspond (aka trouver son niveau perso d’aversion au risque) , de comprendre comment faire un budget et comment fonctionnent sa carte de crédit, sa banque, les assurances…

Mais ça ne reste qu’une béquille, un tricks mental pour appréhender une allocation (un peu comme le 3-bucket). Donc c’est sous optimal, donc une perte d’argent sur le long terme. Pas très utile.

Il me semble que l’objectif de l’investissement c’est d’optimiser le rendement ajusté du risque pour arriver à financer des projets à plus ou moins long terme, voire un apport supplémentaire à la retraite. L’autre objectif, et non des moindres, c’est de bien vivre l’exercice.

A mon humble avis, le risque principal (et de très loin) pour la plupart des gens dans leur vie d’investisseur, c’est le risque psychologique.
Se dire qu’en phase de capitalisation on puisse devoir puiser dans son PEA au pire moment (krach + longue maladie / fin de droits chômage, loi de Murphy oblige), je pense que ça aura un impact destructeur sur la discipline indispensable à un investisseur efficient.

Par ailleurs, si on parle de prendre 6 mois de dépenses (fourchette haute cela dit) pour l’épargne de précaution, c’est à mon sens pour encaisser des problèmes liés à la rentrée d’argent.
Du coup les crédits et autres leviers n’auront pas leur place dans ce scénario, reste juste la vente de titres, potentiellement à un mauvais moment donc.
Je vous rejoins cependant si on parle de travailleurs où le risque de perte involontaire de revenus est quasi nul, type fonctionnaires.

J’entends que c’est « une approche naïve », mais je ne pense vraiment pas qu’elle coûte cher aux gens si on regarde la vie de l’investisseur dans son ensemble. Je suis même plutôt persuadé du contraire, grâce à la stabilité de l’esprit qu’elle va contribuer à apporter dans la tempête.

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Justement, un gros tas de cash ce n’est pas terrible en termes de rendement réel ajusté du risque, lorsqu’on le garde sur une longue période.

Mais aussi, si ton portefeuille a un faible rendement réel, tu vas rester plus longtemps dans la zone dangereuse, où tu n’as pas encore un magot suffisant pour absorber les années de vaches maigres.

La vision traditionnelle de l’épargne de sûreté arbitre vers un risque légèrement plus faible en début de carrière, en échange d’une capacité plus faible d’absorber des chocs après la quarantaine.

C’est-à-dire choisir plus de sûreté sur la période de notre vie où on a une moindre probabilité de chômage de longue durée, d’affection chronique et une grande flexibilité dans nos dépenses… Au lieu de privilégier un plus grand capital à un âge où l’on a des dépenses incompressibles plus élevées (des enfants, des mensualités sur une RP), une moindre employabilité et plus de chances de se choper une saloperie de santé.

Le risque ne se limite pas au risque de marché ! Un quadra doit se protéger contre des accidents plus fréquents et plus coûteux que quelqu’un qui a la vingtaine. La variance des nos risques idiosyncratiques augmente avec l’âge. :slightly_smiling_face:

Qu’est-ce qui est plus rassurant ? Arriver à la quarantaine avec 40 k€ d’investissements, ou bien avec 20 k€ d’épargne de précaution et 10 k€ d’investissements ?

Chacun fonctionne différemment, mais je ne pense pas que ce soit psychologiquement très différent de taper dans son PEA ou son livret lorsqu’on arrive en fins de droits. Devoir racler les fond de tiroir fait mal, plus que le choix du tiroir à racler.

Cela dit, tu n’es pas obligé de conserver la même allocation lorsqu’un accident de la vie survient. Si tu te retrouves au chômage, que tu sens venir une charrette ou qu’on te diagnostique une maladie grave, il est raisonnable de réduire la voilure sur ton allocation. La volatilité de ton capital humain augmente, c’est un motif pour réduire le risque du portefeuille. Cela te protège déjà dans les cas où le risque individuel se réalise avant le risque de marché.

Inversement, les gros risques individuels ne sont pas tant corrélés que ça aux crises boursières, surtout si tu as un portefeuille diversifié. La maladie n’est évidemment pas corrélée aux looping du S&P 500[1], mais la majorité des licenciements ne sont pas liés aux crises boursières non plus. La probabilité de licenciement conditionnelle à une crise boursière est supérieure à la probabilité de licenciement, mais pas tant que ça.[2] La corrélation avec les revenus est d’autant plus faible qu’on vit dans un pays où l’assurance chômage est bien développée.

Il va falloir qu’on modélise proprement cela pour tenir compte des spécificités individuelles, mais il me semble bien que la ritournelle des « 3 à 6 mois de dépenses » est sortie du cul de quelqu’un qui n’a pas essayé de poser sérieusement des équations sur le problème.


  1. Sauf peut-être les ulcères. ↩︎

  2. Je ne retrouve les chiffres pour le moment, mais je me souviens de l’avoir lu. ↩︎

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