Aidez-nous : le montant idéal de l'épargne de précaution

Hello Hello :waving_hand:t2:

On a besoin de vous ! :slight_smile: Nous travaillons avec Guillaume sur la notion d’épargne de précaution, et comment bien déterminer le montant nécessaire pour chacun.

TLDR :

  • Parlez-nous de vos expériences avec l’épargne de précaution : comment vous avez décidé son montant, votre parcours d’accumulation, les moments où vous avez eu besoin (pourquoi et combien), ce que vous voyez autour de vous.
  • Votre avis sur quel montant devrait avoir chacun des 6 exemples de profils ci-dessous (seuil de danger + montant optimal)

LE CADRE DE LA DISCUSSION (mais dites-nous si vous n’êtes pas d’accord)

  • L’épargne de précaution doit permettre de faire face à des imprévus négatifs. On parle pas de la trésorerie que vous aimez garder de côté (dépenses non-mensuelles, financement de projets, imprévus cool — a priori, vous ne vous mettrez pas en banqueroute pour aller voir Céline en concert).

  • On catégorise les imprévus selon si :

    • ils altèrent le discernement, c’est-à-dire le niveau de pression psychologique sous lequel les décisions doivent être prises. (Difficile pour moi de devoir gérer un rachat partiel d’assurance-vie si je viens de me casser la jambe à l’étranger)
    • ils génèrent un besoin ponctuel ou étalé dans le temps.

Ça nous aide à déterminer contre quoi on veut se protéger, donc le montant et l’endroit où garder cette poche défensive.

  • On cherche donc à déterminer un seuil de danger (en dessous duquel vous ne seriez pas capable de faire face) et le montant optimal (assez pour vous couvrir, sans que ça affecte trop significativement l’espérance de rendement du patrimoine).

LES CAS D’EXEMPLES - donnez-nous votre avis !

  1. Marc vient de se lancer à son compte. Son activité est prometteuse, mais ses revenus sont de vraies montagnes russes : certains mois sont excellents, d’autres sont à zéro. Il vit dans une grande ville où son loyer et ses charges fixes absorbent une part importante de ce qu’il gagne (18k€ de dépenses pour 25k€ de revenus annuels). Bien qu’il ait réussi à mettre 25k€ de côté, il sait que le moindre coup dur (un client qui ne paie pas, une baisse d’activité de 3 mois) pourrait mettre en péril son projet de vie. Son stress est à son maximum car il n’a aucun filet de sécurité institutionnel.

  2. Mathilde bénéficie d’une sécurité d’emploi totale et d’un salaire qui tombe chaque mois sans jamais varier. Sa gestion est rigoureuse : elle dégage une capacité de financement confortable chaque année (30k€ de dépenses pour 70k€ de revenus). Au fil de sa carrière, elle a accumulé un patrimoine financier liquide de 300k€, actuellement réparti un peu au hasard entre ses comptes et d’anciens placements. Pour elle, le risque de perte de revenus est inexistant, et ses seuls imprévus sont liés à l’entretien de sa maison ou à des envies de voyages impromptus.

  3. Thomas et Léa sont tous deux diplômés de grandes écoles. Ils dépensent 55k€ pour 65k€ de revenus et possèdent 45k€ de côté. Bien que leurs charges soient lourdes (crédit RP, crèche), ils évoluent dans un secteur en pénurie totale de main-d’œuvre. S’ils perdaient leur emploi demain, ils savent qu’ils retrouveraient un poste similaire en moins de deux mois. Leur instabilité est ‹ théorique › car leur valeur sur le marché du travail est un actif en soi.

  4. Martine va prendre sa retraite dans 18 mois. Elle gagne très bien sa vie (90k€) et dépense environ 40k€ par an. Elle a accumulé un beau patrimoine de 500k€. Son emploi est stable, mais elle sait que ses revenus vont baisser de 30% lors du passage à la retraite. De plus, elle prévoit de rénover sa future maison de campagne dès son départ. Son instabilité est nulle aujourd’hui, mais elle fait face à une transition majeure de vie et à des dépenses exceptionnelles à venir.

  5. Antoine vit en mode nomade. Ses revenus sont corrects sur l’année (35k€) mais extrêmement irréguliers, et ses dépenses sont faibles (15k€) car il change souvent de ville. Il possède 15k€ de patrimoine. Il n’a aucun loyer fixe, pas de famille à charge, mais aucune protection sociale solide. Pour lui, l’épargne de précaution, c’est avant tout sa liberté de pouvoir dire « non » à un contrat ou de s’arrêter deux mois s’il en a envie. Son instabilité est élevée par choix, mais son besoin de sécurité matérielle est faible.

  6. Sonia travaille dans le secteur de l’hôtellerie-restauration sans diplôme spécifique. Elle gagne 18k€ par an et ses dépenses vitales s’élèvent à 16k€. Elle a réussi, à force de sacrifices, à mettre 5k€ de côté. Son employeur est fragile et le secteur est connu pour sa précarité. En cas de licenciement, Sonia sait qu’elle retrouvera « un » travail, mais probablement au SMIC, ce qui ne lui permettrait plus de couvrir ses charges actuelles si elles augmentaient ne serait-ce qu’un peu (inflation, santé).

Je me permets de tagger celles et ceux qui avaient contribué à la première discussion sur l’épargne de précaution :folded_hands:t2: : @Rhist, @RogerRabbit, @vodkatypique, @Winnie, @Shonen07, @Aymeric, @bbk75, @Fabien35, @Vince2, @raphael.b

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ainsi que @Toledo_Michel, @Remy. (désolée, je ne peux tagger que 10 personnes dans un message !)

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Allez je me lance, ça inspirera d’autres !

Mon épargne de précaution: un livret A plein en général, et un LDDS dont le remplissage varie de 0 à 100% (rien que d’écrire cela montre que je pourrais baisser le seuil :slight_smile: )

A quoi cela sert ? J 'ai une certaine saisonnalité dans mes revenus : bonus en début d’année, prélèvements des impôts entre septembre et décembre car ayant un salaire qui augmente au fil des ans et le calcul des impôts étant ce qu’il est je ne pilote pas mon taux de prélèvement à la source parfaitement. D’ailleurs est-ce que faire sa déclaration de revenus est considérée comme alternant le discernement ?

Comment j’ai décidé du montant ? Et bien c’est le plafond des livrets, je ne vous fais pas un dessin mais il n’y a pas beaucoup de tableur excel derrière :slight_smile:

Dans la pratique c’est un matelas qui me permet d’être tranquille face aux aléas de la vie (machine à laver à changer, argent à avancer à un membre de la famille, vacances à réserver…). Pas certain que je me décide à lâcher cette tranquilité d’esprit et cette liberté pour quelques centaines d’euros par an !

Je ne suis donc pas certain que le montant doive être fixé par une formule mathématique pour les cas ci-dessus !

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Mon épargne de précaution : idem, un Livret A plein et un LDDS qui fluctue.

J’ai des revenus stables mais très limités, bien en dessous je pense, de la moyenne que l’on peut rencontrer sur un forum d’investisseurs. Mon profil n’est donc pas des plus sexys, mais il se rapproche sûrement de celui de nombreux Français. Même si un revenu locatif s’est ajouté il y a quelques années, mon salaire modeste me rappelle à la prudence.

Le plafond du Livret A fut presque une fierté à atteindre, en tant que jeune salarié. Il m’est donc difficile d’y toucher. Le dépôt accumulé correspond au fameux « au cas où », qui englobe des craintes qui, heureusement, ne se sont jamais concrétisées et qui ne le seront peut-être jamais (perte soudaine et totale de mes revenus par exemple), vu la protection sociale dont on peut bénéficier dans ce pays.
Le LDDS, quant à lui, reçoit les surplus de liquidités, en gardant le strict minimum sur le compte courant. Je garde 1000 euros sous le coude, en cas de besoin matériel, le reste est davantage là dans un objectif de réallocation potentielle (marché actions en baisse).
Quand je n’ai plus été éligible au LEP, cela m’a mit le pied à l’étrier, ne me voyant pas déposer ces fonds sur un support au rendement moins intéressant. Mon épargne de précaution a donc commencé à diminuer à ce moment-là.

Si ma stratégie est ainsi devenue progressivement moins défensive, je ne me vois toutefois pas restreindre encore ce matelas de sécurité. Ce-dernier reste donc au-dessus de la barre des 30k.

Mon profil étant assez éloigné des exemples cités dans le message initial, il m’est délicat de me projeter et de donner un avis clair. Malgré cela, comme je l’ai dit, même en ayant un patrimoine qui grossit, je trouve opportun de garder des liquidités sous le coude, au-delà d’un « seuil de danger » que je situerais aux alentours des 3 mois de dépenses.

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En plus des livres, il s’est mis à la chansonnette ? :face_with_peeking_eye:

Pardon, revenons à nos cayas :

Pour ma situation pro et le contexte, mon épargne de précaution se limite à 5K sur livret A, n’ayant pas de famille à entretenir, pas de voiture à réparer, pas d’appartement propriétaire, j’ai déjà développé ailleurs pourquoi je trouvais ça largement suffisant voire même trop élevé dans mon cas si je prends en compte les remboursements de santé, le chômage, ma mobilité pro assez aisée (tant que Claude nous met pas tous au chômage longue durée) et ma capacité d’épargne plutôt large par rapport à mes dépenses incompressibles.
Donc plutôt parmi les « moins disant » sur cette poche, a priori.

L’accumulation a été un lumpsum (suite à une indemnité bien dodue dans un emploi). Encore jamais eu besoin de taper dedans pour le moment (et comme je dis, ça ne me surprend pas)

Pour les questions :

Note : il n’est pas mention de véhicule, mais il faut ajouter l’équivalent d’un coût de réparation/remplacement temporaire sur ce sujet si pertinent à chaque situation. Disons quelques petits milliers d’euros.

1 - Projet de vie, début d’activité, il vaut mieux jouer la sécurité. Entre 8 et 12 mois de dépenses incompressibles, ça me semble être ce que je viserais à titre personnel si j’abandonnais le salariat. Passé ce délai il y a probablement quelque chose à retravailler au projet, et le retour dans le circuit « normal » s’impose (chômage, salariat temporaire etc), au moins pour se refaire la cerise, mieux repartir plus tard et mieux mûrir le projet

2 - minimal. Donc l’équivalent d’une petite pétouille sur son logement dans ce cas-là. La large capacité d’épargne fait qu’il suffit de « rediriger » de l’épargne vers un besoin ponctuel, donc j’ai envie de tendre vers 0

3 - Par rapport au cas précédent, la différence réside surtout sur la capacité d’épargne plus limitée et la présence d’un enfant. Les gros besoins à anticiper en urgence me semblent encore être la pétouille logement, et l’enfant. N’étant pas propriétaire, je ne saurais dire, probablement entre 0 et 10k si logement un peu ancien (un souci de toiture, ça peut chiffrer sec de ce que j’ai compris).
Je tendrais vers ça. On ajoute aussi de quoi encaisser les imprévus liés à l’enfant (qui vaut forcément un rein), et 15K ne me semble pas aberrant au total.

4 - des revenus qui vont baisser, mais avec toujours une capacité d’épargne annuelle de plus de 20K, pas vraiment le feu au portefeuille a priori. Elle n’a pas de besoin d’urgence, mais un projet. Dans l’idéal l’allocation aurait donc dû être dimensionnée pour cette échéance, ça ne relève pas de l’épargne de précaution pour moi. Si rien n’a été anticipé, mettre de côté le surplus (75K d’ici 18 mois) pour la rénovation si nécessaire. C’est une maison de campagne, rien ne presse, le projet n’a pas à être financé en one shot, le reste pourra parfaitement se financer au long cours sur quelques années (ou plus vite si voulu en tapant dans les placements, on paie ici le manque d’anticipation si le marché se retourne à ce moment-là)

5 - 6 mois de vie pour ce monsieur, qui n’a aucune stabilité, et dont la sécurité est nécessaire pour rester serein dans ses négociations de contrat pro pour ne pas avoir le couteau sous la gorge.

6 - Sonia doit anticiper l’inflation, et les possibles avances pour la santé (plus que leur coût, essentiellement couvert en France). C’est aussi un métier qui peut être saisonnier si on n’est pas mobile, donc je prends large et au lieu de 3 mois je compte 6 (le temps de retomber sur la saison suivante où le travail sera probablement plus un sujet).

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1. Parlez-nous de vos expériences avec l’épargne de précaution : comment vous avez décidé son montant, votre parcours d’accumulation, les moments où vous avez eu besoin (pourquoi et combien), ce que vous voyez autour de vous :

20k€ sur livrets réglementés pour une famille de 3 (couple dans la vingtaine + 1 enfant en bas âge), dont 2 salariés (1 cadre dans l’IT et 1 employé dans la santé). Cela représente environ un an de dépenses en se serrant un peu la ceinture. Avant la naissance de notre enfant, j’estimais maximum maximum 10k€ notre épargne de sécurité pour remplir le PEA le plus tôt possible (éviter le coût d’opportunité). La naissance de cet enfant m’a rendu plus « sage ».

Aujourd’hui, cette pile de cash représente environ la moitié de notre patrimoine… Ce qui n’a pas vraiment de sens financièrement parlant de garder autant de cash, puisque nous avons essentiellement du LWLD en PEA (WORLD x2)…

Je ne pense pas trop augmenter cette épargne de sécurité, voire peut-être la réduire. Mon raisonnement est en cas de pépin de la vie (rupture co ou licenciement, décès, problème de santé, etc.), on est quand même fortement couverts : bonnes mutuelles et prévoyances avec nos travails respectifs, Code du travail ultra protecteur du salarié français, chômage et sécurité sociale, aide de la famille, etc.

J’ai eu besoin de cette réserve de cash pour rachat d’une voiture (4k€) et plusieurs problèmes techniques malchanceux avec cette même voiture qui a plus de 20 ans (2,5k€ en un an en entretien/réparations).

Dans un futur plutôt lointain (crise de la quarantaine), j’envisage de me mettre à mon compte et ma femme de se mettre en santé libérale. Nous envisageons d’avoir plus d’enfants dans les prochaines années et notre maison dans une quinzaine d’années en fonction des circonstances. Il sera probablement plus opportun de garder davantage de cash (LA+LDDS remplis a minima pour épargne de sécurité ?).

Autour de moi, amis et famille se cantonnent aux livrets réglementés, fonds euros en AV, produits opaques (SCPI, produits structurés, OPCVM étranges, etc.) et RP. Généralement, j 'ai remarqué que les amis autour de mon âge (20-35), lors de leur achat de RP, se retrouvaient souvent à quasiment 0 en cash. Ce que je trouve un peu dangereux… (achat de meubles, pépins dans la maison, etc.) Je ne crois pas que mes proches évaluent réellement leur épargne de sécurité. D’où l’intérêt de votre potentiel outil sur la question !

2. Votre avis sur quel montant devrait avoir chacun des 6 exemples de profils ci-dessous (seuil de danger + montant optimal) :

Je trouve très dur de calculer et rationaliser l’épargne de précaution qui est souvent lié au psychologique de l’individu et/ou du ménage/de la famille et à de nombreux facteurs internes et externes.

J’ai hâte de voir le résultat de votre étude ! Mon côté rat ne m’a pas encore fait passer sur la version payante de Cayas, mais qui sait ? Votre projet est super intéressant, pertinent et je le recommande autour de moi.

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Ma situation : 50 ans, marié, 2 enfants étudiants. Je suis directeur Informatique chez un éditeur logiciel, avec beaucoup d’incertitudes sur ma future employabilité. Mon épouse est cadre à la CPAM, et n’a pas ce genre d’angoisse.
Nous avons donc, quoiqu’il arrive, au moins un salaire qui rentrera d’ici nos retraites.
RP payée.

Tout d’abord, j’ai un recul très modeste sur le sujet de l’épargne de précaution, je ne m’intéresse au sujet des finances personnelles que depuis 2 ans.

Pour décider du montant d’épargne de précaution, j’appliquais jusquici « bêtement » les recos qui font à peu près consensus partout : 3 à 6 mois de dépenses.
Etant d’un naturel plutôt pessimiste et prudent (et ma femme au moins autant sur la prudence), j’ai pris la valeur max : 6 mois, 35 k€.
Mais je commence à me dire que c’est beaucoup trop.
En effet, je pense que j’ai mélangé plusieurs notions :

  • L’épargne de précaution, donc l’argent dont j’ai besoin très vite pour faire face à des imprévus à très court terme (électro-ménager, travaux, impots, …) voire perte d’emploi
  • L’épargne de projets (vacances, réno salle de bains, nouvelle voiture, études des enfants…)
  • Le cash comme classe d’actifs, pour ré-allouer / profiter de baisses marché, protéger mon capital

A la réflexion, pour le cas de la perte d’emploi, il y a l’assurance chomage. Donc le besoin, ce serait éventuellement de compenser le manque à gagner pour maintenir mes dépenses actuelles, en comptant le salaire de mon épouse. Ca représente 2 000€ / mois, en gros.
Il est probable que l’assurance chômage compense dans mon cas les 2000 €. Donc au final, en cas de perte d’emploi, dans ma situation, je n’ai pas de besoin d’épargne de précaution. Si je ne retrouve pas de travail après les 18 mois, alors le sujet sera bien au delà de l’épargne de précaution, en fait.
Et j’aurai 18 mois pour adapter mon portefeuille si besoin.

Moralité : je pense que dans ma situation, 12 k€ d’épargne de précaution sont suffisants.
Et je garde 20 k€ en plus pour les projets. Cela peut permettre, le cas échéant également, de profiter de baisse marché significatives le cas échéant.
Voilà pour mes réflexions personnelles.

Pour les cas 1 à 6 :

  1. Un grand minimum de 6 mois d’épargne de précaution. Probablement 9 à 12 mois, car il faut une période suffisamment longue pour pouvoir éventuellement se reconfigurer si son activité peine durablement.
  2. Il faut une poche pour les imprévus. Entre 5 et 10 k€ je dirai, selon son train de vie et ses aspirations.
  3. Je fais une différence entre pénurie de main d’oeuvre, qui peut etre temporaire ou subir un retournement de main d’oeuvre (regardez l’informatique il y a quelques années et maintenant …), et sécurité d’emploi totale. Avec un crédit, des enfants, je serai prudent.
    Il faut à minima 2 mois (délai évoqué entre 2 emplois), mais perso, je partirai sur 6 mois (30 k€)
  4. Epargne de précaution minimale pour moi, si on considère le projet de réno comme une épargne de projets. Même en retraite, ses dépenses seront inférieurs aux recettes. Donc épargne de précaution minimale (5-10k), + epargne de projet à chiffrer.
  5. 6 mois / 7,5k€ d’épargne de préaution me paraissent raisonnables, pour garder de la flexibilité.
  6. Sans visibilité, et avec une précarité potentielle, il me semble difficile de ne pas mettre les 5k€ en précaution. En tous cas, elle ne peut pas se permettre de perdre le moindre euro gagné.
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Hello, dans mon cas personnel, j’ai une situation professionnelle assez particulière, donc ma gestion de l’épargne de précaution l’est tout autant :

Je suis en portage salarial, donc j’ai une situation proche d’un freelance, mais pas tout à fait. Je ne lisse pas mes salaires et gère donc moi-même ma « rémunération » pendant mes congés.

Pour la partie vrai épargne de sécurité, je ne la maximise pas spécialement : j’ai entre 3 et 4 mois de dépenses (environ 12k€) sur mon livret A, et comme beaucoup l’on dit avant moi, j’utilise cet argent pour tout et rien :

  • Je prend des congés ? Je pioche dedans, en plus d’utiliser l’équivalent des chèques vacances fourni par ma boite (je peux me faire rembourser jusqu’à 12k€ par ans sur mes vacances via une plateforme appelé Wawashi, donc je l’utilise au maximum et remet le remboursement (prélevé sur mon CA) dans mon épargne de sécurité une fois utilisé).
  • J’ai un souci de voiture ? Une facture non prévue, autre ? J’utilise cette épargne de sécurité.
  • J’ai des déplacements pros ou des frais pros à faire ? je pioche dessus et refill quand ma société de portage m’a remboursé les frais.
  • J’ai un souci de PC ou de tel ? Pareil, je pioche dedans et refill via les notes de frais de ma société de portage.
  • etc…

De plus, comme je l’ai dit avant, je ne lisse pas mon salaire, donc mon salaire dépend largement du nombre de jours travaillé, et je travaille suffisamment loin de mon lieu de travail pour avoir des IK récurrents, donc je peux avoir des gros changements de salaire selon les mois. Donc pour « palier » à ça, je réserve 10% de mes versements mensuels (salaire + note de frais) sur mon LDDS (et pas mon Livret A, car c’est plus simple d’avoir un autre support pour suivre dans mon cas) afin de me payer en cas de congés ou de mois excessivement cours (mois prochain par exemple, vu qu’on aura que 17 jours ouvrés). Cette épargne-là, je ne la laisse pas dépasser 1,5 mois de dépenses (un peu plus de 4000€).

Bref un gros pavé pour dire que mon épargne de sécurité est divisée en deux, entre ma « vrai » épargne de sécurité et celle que j’utilise pour « sécuriser » mes mensualités. Vu que j’ai un CDI et un accès simple à une rupture conventionnelle, je ne cherche pas à maximiser mon épargne de sécurité.

1 - Dans ce cas, la personne cherche à lancer son business, donc il doit avoir de quoi tenir le temp que son business gagne en capacité, il n’a pas la sécurité d’un CDI, donc ni chaumage ni autre aide en cas de problèmes… il n’est même pas sûr d’avoir des gains annuels au final, donc autant prévoir le max : perso, si j’étais dans ce cas je viserais vers l’année de dépenses.

2 - Dans ce cas, perso, avec une capacité d’épargne de quasiment 50% de ses revenus, je mettrais 3 mois de cotés : avec quasiment 6000€ de revenus, avec moins de deux mois de revenus, elle peut se payer une quote part de rénovement de facade dans une résidence pas donnée et avoir du reste à faire en cas de soucis ! (Oui, ça sent le vécu !)

3 -Comparé au cas précédent, il y a un enfant en plus, ce qui explique la faible capacitée d’épargne, j’imagine ? Dans ce cas, ça dépend du type de RP : en maison individuelle, je prendrais plus de marge par exemple qu’en logement en copropriété. 15k€ me semble pas mal en tout cas pour leur besoins, mais peut-être un peu juste s’ils sont en maison individuelle ?

4 - Quand on compare ses dépenses à ses revenus, c’est bon, elle va être biennnnn à la retraite. (En théorie, car on se fait plus plaisir à la retraite que quand on est actifs, vu qu’on a pas mal de temps libre.) Mais une chose est sure : elle n’aura plus beaucoup de volatilité sur son revenu, donc ce sera bien plus simple de gérer ses dépenses etc. Vu qu’elle souhaite dépenser pas mal à sa retraite, autant mettre pas mal de coté sur des fonds non volatile (Livret/Monétaire/Fonds euros/etc…) et ensuite repartir sur des prévisions de dépenses plus « ok » (les travaux sur une maison, on ne fait pas du 30k€ de travaux tous les 4 matins quand même) : donc vu ses dépenses, je partirais sur une hausse des dépenses et prendrais donc paradoxalement 6 mois de dépenses de cotés une fois les dépenses à la retraite effectué ?

5 - Dans ce cas je ne changerais rien : s’il se tape un covid-bis, il sera heureux d’avoir une protection qui tient un an !

6 - Bon, j’ai du mal à me projeter sur ce profil, mais je suppose qu’elle peut avoir des aides ? En tout cas, dans son cas très précaire et sans possibilité d’augmentation du revenu, malheureusement, je sécuriserais pas mal la base (donc je mettrais 6 mois de coté), et ensuite, je chercherais à développer au maximum les fonds qui battent l’inflation, car vu son profil, si elle a besoin de sa voiture, et qu’elle rend l’âme dans l’année, pouvoir s’acheter une voiture d’occasion et garder un peu d’épargne de coté malgré tout, ça peux diminuer incroyablement le stress qu’elle ressent au quotidien.

De mon côté : emploi stable en cdi, célibataire, sans enfant, locataire, avec une voiture.

J’ai environ 5k€ d’épargne de sécurité ( ≈ 3 mois de dépenses), qui fluctue légèrement en fonction des imprévus (remplacement téléphone par exemple) et des projets très court terme (vacances à venir).

J’ai constitué cette épargne au fil de l’eau depuis que j’ai commencé de travailler. Le montant s’est fixé naturellement, j’ai des revenus très confortables et peu de risques, psychologiquement je me sens à l’aise avec entre 3k et 5k€ sur mon livret.

Pour les cas d’exemples :

1- 20k€ d’épargne de sécurité (+12 mois de dépenses) me semble cohérent, maintenant si augmenter encore un peu son épargne de sécurité lui permet de réduire son stress lié à l’instabilité de ses revenus alors il faut l’envisager.

2- Grosse marge de manœuvre disponible, quasiment pas besoin d’épargne de sécurité

3- Sécurité de l’emploi malgré des charges importantes, au vu des leurs dépenses, avoir 15-20k€ me semble cohérent notamment avec leur enfant.

4- Pas spécialement besoin d’une épargne de sécurité importante si le profil de risque de son patrimoine est cohérent avec sa situation.

5- L’instabilité est choisi mais à quand même besoin d’un filet de sécurité pour sa protection sociale, entre 6-8 mois de dépenses me semble cohérent pour sa liberté.

6- 5k€ en épargne de sécurité est déjà bien mais reste le minimum vitale pour elle…

Bonjour,

Marine l’évoque en introduction, mais je trouve utile de bien distinguer épargne de disponibilité et épargne de précaution.

L’épargne de disponibilité est une épargne de court terme conçue pour les dépenses courantes. Elle a vocation à être consommée dans les mois qui viennent (achat d’un téléphone, cadeaux, vacances, etc). Les livrets (A ou LDSS) sont adaptés, car ils sont très liquides et car on peut facilement faire des transferts depuis/vers notre compte courant. Je suis d’accord avec la recommandation classique d’y réserver un à trois mois de salaires.

L’épargne de précaution n’a pas vocation a être consommée, mais sert à palier les imprévus et les accidents de la vie : perte d’emploi, problème de santé, décès. Elle doit être liquide (mobilisable rapidement), sécurisée et plus rentable que l’inflation et que le livret A. Là, je pense que les fonds euros des assurances-vie sont bien adaptés et que 6 à 12 mois de dépenses courantes vont bien, à moduler selon le statut pro (CDI, CDD, profession libérale, etc).

Cette distinction est plus pertinente que jamais aujourd’hui. L’épargne la plus liquide (Livret A ou LDSS) ne génère que 1,5 % de rendement et il faut donc en limiter l’usage au maximum. Lorsque les livrets règlementés avaient un rendement meilleur, ils pouvaient être utilisés pour l’épargne de précaution et pour l’épargne de disponibilité. Ce n’est plus optimal maintenant.

Concernant les étude de cas, l’exemple de Mathilde ne me semble pas tout à fait réaliste : qui donc possède vraiment « une sécurité d’emploi totale » et un « risque de perte de revenus inexistant » ? Le seul cas de figure qui se rapprocherait de cela serait une fonctionnaire de catégorie A de la fonction publique, mais ils sont rares à avoir 70k€ de revenus (sous-préfets, médecins de la fonction publique hospitalière…). Peut-être moduler pour dire « sécurité d’emploi très forte » et « risque très faible de perte de revenus » ? Je veux éviter de dévoiler mon cas particulier, mais mon employeur, qui offrait en principe une solide sécurité d’emploi (et des salaires généreux), a récemment procédé à une violente restructuration et licencié en l’espace de quelques mois 40% de son personnel. Voilà qui laisse des traces et m’a fait réfléchir…

Bonne journée

Rémy

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Il me semble que le montant de l’épargne de précaution devrait atteindre son pic à l’âge de la retraite quand le pouvoir d’achat diminue, le capital santé aussi, et quand l’esprit n’est plus à la prise de risque.

Si vous devez remplacer le toit pourri de votre vieille maison, cela peut vous coûter bien plus que 12 mois de dépenses courantes. Il en va de même pour certains imprévus de la vie qui surviennent jamais seuls (problèmes médicaux tels un AVC qui vous oblige à déménager de votre RP, problèmes juridiques, soutien financier à ses proches, etc.).

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Je me retrouve @Vince2 dans ta description :wink:,

Ces 5 dernières années, j’ai été soulagée d’avoir une épargne de précaution assez élevée (plus de 20 000 euros) pour de gros imprévus : travaux dans l’appartement , changement professionnel non souhaité avec baisse de revenus, et l’année dernière grosse grosse réparation du véhicule sans lequel aller travailler et vivre à la campagne est impossible !

Ma situation s’est stabilisée, et j’ai décidé de diversifier mes efforts : renflouer les livrets réglementés en parallèle du PEA :

-j’ai rempli mon LEP, je n’y touche pas (pour l’instant j’y ai encore droit, c’est mon fonds euros sans fiscalité et frais :sweat_smile:)

-Petit à petit je renfloue mes autres livrets et je n’ai pas de limites : ils serviront pour les gros imprévus (qui arrivent toujours :wink:) mais aussi pour de chouettes projets : du cash sans fiscalité et disponible immédiatement, et peut être aussi inconsciemment ils me permettent plus de sérénité dans le travail, savoir que tu peux dire non et partir ailleurs sans stress..

Par expérience, j’assume dormir mieux avec une épargne de précaution très élevée, les phrases " ne garder que 3 mois, voir 6 mois de dépenses sur un livret", je trouve ça complètement irréaliste par rapport aux aléas de la vie et peu adaptable à chaque situation et à la psychologie humaine.

Après, tout part chez moi en livrets et PEA et je garde vraiment le strict minimum sur le compte courant.

Je n’ai pas trop d’avis sur les différents cas, je ne m’y retrouve pas trop, à part peut-être le 6éme à une certaine époque de ma vie,

Je conseillerais à Sonia de continuer son effort sur son épargne de précaution, ne pas se fixer de limites, mais très important et selon son âge, de mettre une partie de ses économies chaque mois en PEA sur un ETF world, voilà ne pas mettre tous ces oeufs dans le même panier et ce dès que possible mais les remplir au max ! :sweat_smile:

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Pour ma part, nous vivons à deux en location, avec des emplois plutôt stables.
Nous gérons nos dépenses séparément, sauf les dépenses communes en alimentant un compte joint au prorata de nos revenus.
On aimerait bien avoir un matelas de sécurité sur un livret joint, mais ça n’existe pas en France et un peu la flemme d’ouvrir un CTO ou une AV à deux pour ça.

Buffer

  • Support : compte courant perso et compte joint
  • Montant visé : 1 mois de dépenses ±10%
  • Objectif : s’assurer que tous les paiements, virement et prélèvements passent
  • Maintenance : 1 lump sum, puis virement automatique basé sur une mensualisation des dépenses récurrentes avec une petite marge

Matelas de sécurité perso

  • Support : livret A
  • Montant minimum : 3 mois de dépenses persos + 1 mois de mensualités de prêt
  • Montant visé : (3 mois de dépenses persos +1 mois de mensualités de prêt) minimum +1 mois de salaire
  • Objectifs :
    1. Financer les dépenses ponctuelles ou imprévus (vacances, cadeaux, plaisir)
    2. Financer ou voir venir en cas de coups durs (accident, santé, perte d’emploi)
  • Maintenance : virement auto (5 à 10% de l’épargne tant que le montant n’est pas atteint)

Matelas de sécurité immo

  • Support : LDDS
  • Montant visé : 10% du prix du bien (soit remplir le LDDS).
  • Objectif : financer les dépenses ponctuelles ou imprévus (travaux, frais d’agence/copro, sinistres, taxes) de mon bien locatif
  • Maintenance : virement auto (5 à 10% de l’épargne tant que le montant n’est pas atteint)

Par ordre de priorité : buffer → matelas perso → matelas immo.

On va peut-être acheter notre RP, j’imagine qu’il faudra peut-être revoir tout ça après.

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