Bon, je crois qu’il va falloir que je commence à ajouter de l’or. Après tout, l’outil me le dit, et comme je fais confiance au dieu machine, je vais devoir m’y mettre.
Sauf que… Je n’ai pas vraiment d’idée très arrêtée sur la manière de s’y exposer. Si vous le faites, vous utilisez quoi ? Les deux ETC qui me font de l’œil jusqu’à aujourd’hui sont le GOLD d’Amundi et le PHPM de Wisdom Tree.
Le premier parce que… Amundi, donc acteur européen, énorme encours, le TER me paraît relativement bas et je n’ai pas trouvé mieux chez la concurrence, mais exposition uniquement à l’or. Le deuxième, même s’il a un TER plus élevé, un encours moindre et est commercialisé par une entreprise extra européenne, permet de s’exposer à toute la classe d’actifs des métaux précieux.
Bref, vous utilisez quel instrument financier pour cette classe d’actifs ?
J’avais utilisé l’un des plus gros ETN UCITS pour des stratégies Trend sur le CTO de ma holding. Les principaux fonds ont des frais similaires entre 0,1% et 0,2% annuels et plusieurs milliards d’actifs, je ne pense pas qu’il y ait de différence majeures entre eux.
Je ne détiens pas directement d’or, hormis les 10% et quelques inclus dans ma position en matière premières diversifiées. Il y a deux raisons principales à cela :
J’ai un peu plus confiance dans mes hypothèses de marché sur les matières premières que sur l’or seul. Mais bon, c’est plus du domaine de la croyance que des stats pures.
J’utilise d’autres classes d’actifs qu’on n’a pas encore offertes en sacrifice au dieu-machine.[1] Typiquement, les obligations souveraines à duration un peu plus élevées que le Global Aggregate, les Catastrophe Bonds et les fonds alternatifs multistratégies.
Cela transforme l’allocation optimale, mais je pourrais quand même justifier un peu d’or. Il est fort possible que j’en ajoute dans mon mix diversifiant lorsque j’aurais récupéré les billes que je suis en train de retirer de mon AV.
Je parle de l’optimiseur, il n’est pas omniscient. Pas encore. ↩︎
J’ai ouvert mon CTO il y a un peu moins d’un an. Mon allocation comprend 25 % d’or.
Après avoir détenu plusieurs ETC, j’ai finalement tout regroupé sur 4GLD, car son TER est de 0 %.
Sur mon assurance-vie Suravenir 2, je détiens également le seul ETF or disponible. Il est malheureusement couvert contre le risque de change USD, ce qui alourdit ses frais.
Il y a quelques années, j’avais acheté des lingots d’or. Cependant, ce n’est pas vraiment adapté à une gestion de portefeuille avec rééquilibrage régulier vers une allocation cible. En effet, pour limiter les frais de transaction, il faut généralement acheter des lingots d’au moins 250 g, ce qui manque de flexibilité.
J’ai aussi selon les enveloppes les différents ETC cités, les Physical Gold Amundi / iShares / Wisdomtree, et sur contrat Suravenir également le Xtracker Physical Hedgé.
Également un pouillème d’ iShares Physical Silver (sur la base des ratios moyens cours Or/Silver)
J’avais aussi remarqué que le Xetra Gold n’était pas aussi performant que les Physical d’Amundi ou Blackrock, en dépit du TER
Vu que je suis en train de faire un tour d’horizon suite à expat de ce que je peux avoir sur équivalent PEA au Japon (NiSA), il y a beaucoup d’offres de banques, de courtiers, etc. c’est un peu le Far East et c’est un peu opaque, mais IBKR viens de proposer un contrat, ils proposent des supports américains (leur contrat viens remplir une niche d’expat US Persons au Japon, qui leur simplifie les déclarations au vu des spécificités des taxes sur supports étrangers pour eux).
J’y ai noté les ISHARES GOLD TRUST ; SPDR GOLD SHARES ; SPDR GOLD MINISHARES TRUST
En outre j’ai aussi un peu d’ETF Amundi Nyse Arca Gold Bugs : GLDM, mais ça n’a pas vocation à rester dans l’allocation permanente.
Perso ishares EGLN
C’est un peu comme la crypto, plus le temps passe plus on voit que tout suit le bitcoin en amplifiant la vol
Pareil pour or et argent au final.
Si on reste sur de métaux précieux, le fais d’avoir de l’or semble suffire sans avoir un panier complet.
Pour un panier de matières premières c’est différent vu que dans ce cas là ce serait diversifié sur plusieurs sous jacent comme le blé l’acier etc
Bon pour autant sur la crypto je suis parti sur un ETP coin shares (CTEN)
Curieux d’avoir plus de détail sur ce point. D’après toi, y a t-il vraiment un sens à surpondérer l’or par rapport à d’autres commodités ? Après tout, pourquoi l’or plutôt que l’argent, ou le blé, si ce n’est la belle performance passée ?
En même temps, tout backtest aujourd’hui pointera vers une allocation à l’or comme préférable à une allocation commodities diversifiée ; d’autant plus que la corrélation Or x actions semble bien plus faible que Commodities x actions.
D’un côté, on peut se dire que l’Or répond à des tendances qui lui sont propres, et qu’il mérite donc une pondération plus importante, de l’autre, n’est ce pas le cas de toutes les autres commodités ?
Il y a tout de même une différence de taille entre l’or et les matières premières « industrielles ». On n’accumule pas notre production d’acier ou de blé depuis des siècles, on les produit et on les consomme à des échelles de temps bien plus brèves. Cela laisse penser que les prix de l’or ne vont pas fluctuer de la même manière pour des raisons structurelles (même si cela ne m’aide pas à estimer la différence d’espérance de rendement entre les deux).
La corrélation entre l’or et les indices de matières premières diversifiées reste assez faible (autour de 20% sur les 30 dernières années si on regarde en €). On conçoit assez naturellement qu’il y ait de la corrélation, vu que les indices de matières premières contiennent une exposition à l’or !
Actuellement, je ne détiens d’or qu’au travers de mon exposition longue à des matières premières diversifiées. Je peux aussi avoir une exposition longue ou courte via mes fonds alternatifs (managed futures), mais je n’ai pas regardé récemment.
L’or est considéré comme un actif monétaire pur, c’est-à-dire une réserve de valeur, car il est peu utilisé dans l’industrie.
À l’inverse, la plupart des autres matières premières sont fortement utilisées à des fins industrielles.
Par exemple, l’argent est souvent qualifié d’actif hybride : il sert à la fois de réserve de valeur, mais il est aussi très demandé par l’industrie (notamment pour les panneaux solaires ou les soudures).
De ce fait, son prix a tendance à évoluer davantage en lien avec l’économie et les marchés actions.
Ainsi, les matières premières devraient généralement présenter une corrélation plus élevée avec les actions que l’or.
Dans une logique de diversification, pour réduire la volatilité d’un portefeuille, on cherche des actifs faiblement corrélés, voire idéalement négativement corrélés.
Vincent a d’ailleurs mentionné qu’il proposerait bientôt un parcours pédagogique sur ce sujet
Dans le modèle de simulation Cayas, on observe bien ce phénomène : l’or est plus intéressant en combinaison avec les actions que les matières premières, car les corrélations sont les suivantes :
Or – Actions : 0
Matières premières – Actions : 0,4
Enfin, la question qui se pose est de savoir si l’or offre toujours un bon rendement. La réponse est clairement non bien qu’elle soit un très bon actif en ce moment. Mais c’est un autre débat
J’ai investi dans l’or, sous forme physique, il y a plusieurs années, au début de ma phase d’investissement (je n’ai pas vraiment fait les choses dans l’ordre…). Cela était dans l’optique d’y placer quelques pourcents de mon patrimoine, dans un objectif de diversification.
J’ai presque tout revendu l’année dernière, afin de prendre les plus-values et également pour m’orienter vers une allocation un peu plus dynamique.
Aujourd’hui, le peu qu’il me reste me revient trop cher en frais de stockage. J’envisage donc de me séparer des pièces restantes et, afin de conserver tout de même l’or dans ma stratégie globale, je pense me diriger vers un ETC.
Je parcours donc ce sujet avec intérêt, hésitant encore sur l’enveloppe à utiliser.
Le physique a vocation à ne pas être revendu, je le vois comme une assurance et une forme de diversification sur plusieurs critères (hors des banques, pas stocké chez moi, pas stocké en France).
Le papier c’est pour du moyen ou long terme, mais comme c’est plus liquide, je n’exclus pas des arbitrages (opportunité, besoin).
A l’époque c’est ça qui m’avait fait ouvrir un compte chez IBKR. En quelques semaines, j’étais convaincu d’IBKR et j’ai transféré beaucoup de Bourso vers IBKR. Je ne dois pas etre le seul dans ce cas.
C’est très étonnant venant d’une banque moderne. J’ignore la raison
Après 4 jours de rabbit holing sur le sujet, ma conviction est de plus en plus forte à l’idée de se cantonner à une allocation commodities diversifiée, sans or physique en complément.
Simplement car contrairement aux futures, l 'or physique n’inclut pas de rendement de collatéral : il part donc avec un handicap structurel par rapport à un panier de futures de commodities diversifié. Ce, d’autant plus que le rendement du collatéral constitue le principal driver de la perf des matières premières. Certes, historiquement l’or a plus que tenu son rang ; mais je ne vois pas de raison rationnelle de penser que cela continuera d’être le cas à l’avenir.
A contrario un ETF de commodity carry me paraît être un très bon complément à un ETF long commodities. Là encore, on garde la performance du cash, mais on se focalise sur une autre source de rendement (le spread backwardation/contango, ou le spread entre contrats de futures éloignés vs. court termes) qui semble plus susceptible de persister que le simple fait que l’or devrait continuer de monter.
Je ne suis pas encore tout à fait sûr de comprendre à 100% pourquoi la corrélation entre ETF commodity carry et ETF long commodities est si faible voire négative - mais à ce stade j’ai du mal à justifier la présence d’or dans un portefeuille, au delà de ce qu’inclut un ETF commodities diversifié.
Un fonds long commodities va avoir un beta de 1 par rapport au Spot, tandis que le carry aura un beta faible car elle est construite pour être à peu près autant long que short sur les matières premières. Son rendement sera un truc du genre :
Le premier terme serait la jambe longue (par exemple les futures à 6 mois sur le blé dur que tu achètes), le second la jambe courte (les futures à 1 mois sur le blé dur que tu vends), avec un notionnel équivalent sur chacune des jambes, pour chacune des matières premières sur lesquelles la stratégie se positionne.
Sur de l’equity long/short, par exemple une stratégie value, tu prends les 20% d’actions avec les plus grosses caractéristiques value et tu as shorté les 20% d’actions les plus growth. En contraignant chacune des poches sélectionnées à avoir un beta similaire (par rapport au marché global), tu élimines l’essentiel du risque directionnel.
Bref, tu joues aux Legos avec les composantes non corrélées du rendement pour garder ce qui t’intéresse !
N’y a t-il pas également une composante R(collatéral) dans ton indice carry ? J’avais en tête que les deux jambes de ton équation étaient généralement pris sur les indices ER et non TR, de sorte à avoir le même R(collatéral) que sur les indices long commodities.
La composante de rendement du collatéral (= taux à court terme) est neutralisée parce que les échéances des futures sur lesquelles tu es long et short sont assez courtes. La rémunération au taux sans risque que tu touches d’un côté, tu la paies de l’autre.
Ce n’est pas comme un long/short sur les obligations[1] où tu veux capter une prime de risque de taux.
qu’on appelle plus prosaïquement acheter des obligations avec du levier ↩︎