Ultra intéressant l’approche et le processus de réflexion, merci beaucoup pour le partage.
Tu as un patrimoine très significatif, ou tu es tombé dans le rabbit hole par passion ?
Je trouve que le fait que @vincent.p soit devenu un «hedge fund personnel » a du sens, compte tenu de son patrimoine et de ses projets. Mais je ne recommanderais à personne de faire aussi compliqué, seul, artisanalement, pour un patrimoine de moins de 5 à 10 M€. Pour des raisons de charge mentale, et d’éviter une obsession encombrante
En revanche, si on arrive à dérouler la vision de Cayas et à rendre tout cela simple, voire automatisé, là ça aurait beaucoup plus de sens selon moi.
La simplification a lieu selon l’enveloppe et la technicité possible, par exemple sur mon PER-CTO, j’hésite à ajouter du DBMF à mon NTSG car n’ayant pas de levier le CAGR prime face au sharpe.
Exactement dans cette ligne, mon PEA est sur une seule ligne MSCI World x2.
Ces enveloppes concrètement nécessitent aucune maintenance face à un CTO.
Je suis dans l’ordre de grandeur que tu mentionnes et surtout du private equity USD lié à mon activité professionnelle (rien à voir à un fond de retail) partiellement liquide et exposé au beta et risque de marché donc je souhaite aller plus loin avec une approche un peu plus technique avec des tail risk (buy SPX put aux échéances d’exit possible).
J’aurais plus tendance à dire: à partir de quel seuil l’utilisation d’un portefeuille à levier efficient (donc box spreads) commence à faire sens.
Je pense rapidement à quelques points planchers qui sont:
la liquidité des petites box (clairement la norme SPX c’est 100k$)
le prix des legs sur les taux d’intérêts (faire un ladder à coup de 1k$ quand tu paies 4 legs va rogner l’intérêt, mais à creuser face à de la marge pure IBKR)
la multiplication des lignes aux petits encours diminue l’avantage du tiered pricing
Et la taille du capital déployé permet de réduire ces frais pour aller vers une décorrélation avancée donc avec davantage de lignes qui peuvent se superposer sur la même stratégie.
Je veux pas prendre un trop gros raccourci, mais 100-500k et 3, 4 lignes selon moi ça me semble assez sain plus que d’être une usine à gaz. Grosso modo diviser une allocation de commodity carry en 2 ou 3 lignes, ça reste le même bucket. Il faut voir l’effort gain, gestion du risque face à la maintenance associée.
Ma limite de l’usine à gaz aujourd’hui est sur ma stratégie de ladder sur les devises et mon exposition au forex, je fais grosso modo 70% SPX, 30% Eurostoxx et je n’ai pas immédiatement envie d’aller chercher davantage de devises type GBp, Yen, CHF plus par paresse mais on ne sait jamais.
Autre complexité c’est au delà de m’offrir une assurance pour ma partie moins liquide, serait de pousser mon levier avec un hedge (débattu ailleurs avec Vincent) afin de réduire ma volatilité: je ne suis pas encore prêt.
A l’ère de claude code, APIs IBKR très concrètement, un software engineer peut aujourd’hui produire une stratégie très avancée en peu de temps, tant qu’il a les concepts.
Pense à nous si dans le futur tu cherches à te reconvertir dans les finances perso
J’ai quelques idées products si à l’occasion tu veux faire un zoom
Je suis en phase sur le principe général, mais les seuils me semblent significativement plus bas que 100 k$.
Même sur une box à 10k$ à 1 an, les commissions correspondent à moins de 0,1% de taux effectif et je n’ai pas ressenti de différence drastique de taux obtenu en fonction de la taille des boxes (ça mériterait d’être exploré plus en profondeur, je n’ai pas des hordes de points de mesure). De même, les commissions de trading restent dans l’épaisseur du trait si l’on rééquilibre par bandes de tolérance.
Je calibre mon exposition au dollar à 25% du capital net, avec une approximation de l’exposition économique au US$ de chaque classe d’actif (par exemple, j’estime que les actions World sont économiquement exposées au US$ à ~60%). En tenant compte de la dette en $ sur mon World x2, ça me permet de calibrer à la louche le ratio de boxes SPX / ESTX50.
Et pareil, flemme de faire des boxes sur d’autres devises.
Je me suis récemment amusé à refaire mon playbook de gestion de portefeuille assisté par IA. Tu as bien raison de mettre la maîtrise des concepts en gras. J’ai du contrôler et reprendre mon Gemini Ultra à de maintes reprises sur des concepts et des postulats, mais c’est d’une redoutable efficacité pour avancer vite.
J’essaie de faire de même, mais cela amène forcément à vouloir disséquer Apex du mieux possible Comment fais-tu pour mesurer qu’environ la moitié du budget risque d’un fonds comme Apex est sur du Trend ?
Et du coup, cela m’amène au même commentaire que fait précédemment : cela justifie t-il vraiment de payer un tarif à ce point plus élevé pour une moitié de Trend ? N’est-il pas plus pertinent de par exemple avoir 2 ou 3 fonds dédiés Trends (dont les fees tourneront probablement à 0.8-1%), puis AQR Style Premia + AQR L/S ou market neutral ?
J’étais prêt à payer le prix pour Apex en me disant que cela combinait principalement des stratégies plutôt onéreuses (L/S notamment), mais si c’est pour du Trend, la question ne se pose t-elle pas davantage ?
D’ailleurs, alerte bon plan pour ceux qui ont pas mal d’oseille piégé dans leur PER et veulent maximiser leur levier : le PER-CTO du Crédit Agricole autorise le fonds Winton Enhanced Global Equity (100% MSCI World + 100% Winton Trend Fund). Il y a un seuil de 50k$ en revanche
Par contre, la corrélation assumée de 0.2 signifie en tout cas pour moi, que ceci vient rogner l’allocation d’equity, pas strictement la diversifier alors que alternative trend, risk premia & managed futures sont si mes souvenirs sont bons théoriquement vers une correlation proche de 0.
Avez vous une gestion du risque distincte en overlay de vos allocations. Considérez vous que votre allocation est la protection. Réalisez vous des stress tests. Comment calculez vous l allocation des MF en fonction d un niveau de risque donné. Etc…
A l’ère de claude code, APIs IBKR très concrètement, un software engineer peut aujourd’hui produire une stratégie très avancée en peu de temps, tant qu’il a les concepts.
Je me suis renseigné justement cette semaine. De ce que j’ai lu sur Reddit, les API basées sur asyncio semblent la voie royale, avec quelques inconvénients : déconnexions régulières, ou encore l’impossibilité de restreindre par sécurité les ordres uniquement à l’achat (bien que certains évoquent l’usage d’un compte secondaire pour limiter le risque).
Cela étant dit, étant donné qu’IBKR a ajouté les investissements récurrents depuis quelques temps, à quels cas d’usage penses-tu stp ?
Passer des ordres limités dynamiquement plutôt qu’au marché ? Rééquilibrage automatique de portefeuille ? Gérer le risque dynamiquement ? Faire du trend following ?
Je ne passe pas d’ordres avec. Je reste en read only.
Je m’en sers pour faire mon reporting, j’ai mon portfolio qui possède un mix de mon allocation à levier et beaucoup d’obligations court terme pour d’autres projets.
Ces obligations viennent polluer ma maintenance margin artificiellement supérieure et j’ai pas hyper envie de gérer des poches distinctes sur un autre compte IBKR. Donc concrètement je récupère les box, assets etc.
Ensuite je m’en sers pour trouver des puts OTM sur CTA, scanner les box spreads strikes et pour monitorer les spreads quand je fais mon DCA.
Ensuite pour apprendre, j’ai joué avec de petits montants pour faire des 0DTE, 10DTE put bull credit spread et Iron condor, le faire avec de petits montants en live accélère l’apprentissage (et le compte de paper trading est souvent cassé), pour trouver les Greeks qui m’intéresse j’ai rapidement fait un autre outil. Ça m’a fait vraiment penser a wallstreetbets car c’est purement du gamble a ces échéances.
Pour moi la complexité principale (et encore ça se gère très bien) vient de la gestion des box spreads.
As-tu besoin de souscrire aux abonnements de données temps réel sur IBKR (comme OPRA) pour faire tourner tes scripts et tes stratégies (surtout pour les 0/10DTE et le scan de strikes), ou arrives-tu finalement à te débrouiller avec les flux gratuits/retardés ?
Concernant l’architecture de ton levier. Tu mentionnes par ailleurs utiliser du Return Stacking (avec ta très jolie illustration plus haut) via du World x2 (que Vincent m’a recommandé d’ailleurs, et c’est l’une des raisons de la bascule de mon PEA World x1 au plafond chez IBKR pour progressivement basculer sur du x2) et du NTSG, afin d’utiliser le capital libéré pour des actifs diversifiants comme DBMF, APEX, etc. Je comprends aussi que tu n’utilises pas la marge “classique” d’IBKR, mais que tu la contournes intelligemment via des short box spreads pour te financer au meilleur taux (d’où tes scripts et la surveillance de ta maintenance margin). La ou je bloques : puisque tu as déjà un levier “interne” de qualité institutionnelle directement embarqué dans tes fonds (NTSG, World x2) qui sert justement à libérer du cash (pour les diversifiants cités), pourquoi as-tu en plus besoin de recourir à du short box spread (levier externe) ? Est-ce pour atteindre une gross exposure encore plus agressive, ou pour financer tes poches d’obligations court terme qui n’ont rien à voir (liées à tes autres projets) ?