Allocation CTO Pour donation de titre a ses enfants

Je trouve qu’un CTO à part simplifie au contraire la gestion, l’équilibrage devient flagrant (quand on abonde, on sait directement ou remettre de l’argent). Je ne souhaites pas utiliser de box spread sur ce projet pour des raisons de facilité de gestion, le portefeuille sera surement sur saxo qui ne s’y prette pas trop de toute façon, mais seulement des etf (a leviers ou sans levier). NTSG est super pour ça car il n’y a pas besoin de rebalancer a l’intérieur de l’ETF : le gestionnaire le fait pour nous.

Si un ETF existait comme NTSG avec du managed future dedans ce serait un énorme banco avec une seule ligne.

J’hésites toujours a intégrer les managed futures. Concernant les ratio et drawdown il n’y a pas photo c’est efficace.

Par contre, il y a deux points noirs : une partie du portefeuille sert à cet amortisseur et ne servira a rien 90% du temps, et lors de crises, il faudra constater les PV pour rebalancer. Au début ce pourrait être fait juste avec l’abondement, mais sur la fin ca ne sera plus suffisant. Et si c’est l’abondement qui permet de remettre au pot sur les crises, alors le DMBFE n’a plus trop de sens, autant faire sans et éviter le frottement fiscal, tout en gardant une meilleur expo actions

Oui, ton intuition est juste. J’ai simulé :

  • une phase d’accumulation de 20 ans à 10k/an et de décumulation de 20 ans à 15k/an, avec succession à la fin.
  • Capital de départ : 100 k.
  • Puis une variante où l’on donne l’équivalent de 5 ans d’épargne en année 15.
  • Le portefeuille est une allocation statique 60/40
  • Rééquilibrage annuel si on sort d’une bande de tolérance relative de 15% autour de la cible, avec rééquilibrage à mi-chemin de l’écart.
  • Toues réalisation de PV se fait à la flat tax immédiatement et je n’ai pas modélisé le report d’éventuelles moins-values.

Ajoute des tirages de Monte Carlo pour explorer les résultats sur plein de trajectoires et ça a donné ça :

--- SANS Donation ---
  Min    :    -24,560 €
  25th   :        785 €
  Median :      1,767 €
  75th   :      3,343 €
  Max    :     98,039 €
  Mean % :       0.36 %

--- AVEC Donation ---
  Min    :    -47,243 €
  25th   :        562 €
  Median :      1,419 €
  75th   :      2,937 €
  Max    :     91,178 €
  Mean % :       0.32 %

J’ai scripté ça à l’arrache donc il doit y avoir des trous béants dans le modèle. A prendre avec des pincettes ! Il faudrait isoler les trajectoires les plus négatives pour comprendre d’où ça vient, mais je vais résister au rabbit hole aujourd’hui. :sweat_smile:

Dans mon expérience, les brokers agrègent les achats de différentes places de cotation, tant qu’il s’agit du même instrument. Cela découle da la règle MiFID II de « meilleure exécution » qui s’applique quand on ne précise pas de place sur son ordre. Après, il est possible que certains courtiers old school gardent des lignes séparées. Tu as eu le cas ?

Et comme on peut prendre 2 ETF différents qui suivent le même indice sans que ça ne change grand-chose, on peut faire comme tu dis, oui. :grin:

Pas nécessairement, car je ne serais pas surpris que la technique donne des résultats assez différents selon comment tu détermine la répartition. Est-ce que tu vise les 80% du total sur la ligne « long terme » ou juste 50% ? Est-ce qu’il faut raisonner par seuils ? Quelles sont les règles précises pour mettre ou piocher sur l’une ou l’autre ?

En travaillant sur deux comptes, tu t’ajoutes en plus la gestion de flux de trésorerie. Mais ça ne doit pas être insurmontable, on est d’accord. :grin:

Pourquoi ? Les classes d’actif diversifiantes génèrent du rendement elles aussi. L’espérance de rendement des managed futures n’est pas si misérable que ça. Celle des obligations non plus, surtout sur des maturités de 10 ans et plus.

On ne veut pas des diversifiants uniquement pour récolter de la volatilité par décorrélation pendant les krachs, mais aussi parce que ce sont des investissements tout à fait honorables. Surtout si tu pilotes le risque total avec un levier raisonnable. :slightly_smiling_face:

Lors des crises, on va généralement rééquilibrer par arbitrage. A moins que la crise ne survienne au début de l’accumulation, où les apports récurrents représentent encore un pourcentage important du capital. C’est effectivement là que l’essentiel des PV se réalise pendant la phase d’accumulation, lorsqu’on bazarde des obligations ou des managed futures pour acheter des actions !

Sur l’avant dernier point, je résonne en terme d’actifs disponibles : Sans utiliser de spread / credit / marge, les choix sont minces pour augmenter le levier.

  • Avec NTSG on est à 150% pour 90% d’expo actions,
  • avec world / nasdaq / stoxx 50 x2 on a bien un levier x2 mais avec le daily leverage on a un risque de beta slippage donc on ne peut pas en allouer une part démesurée du patrimoine.
  • Pour un investisseur européen gérant uniquement des supports simples, il n’y a pas beaucoup d’autres options

Aux US on pourrait composer avec les etf return stack (RSST, RSBT, RSSB) pour faire facilement le mix que l’on souhaite

En considérant le maigre choix dispo, et en considérant comme raisonnable une expo max de 15% a un etf leverage x2 a cause du « daily », on est vite limité pour faire de la place aux amortisseurs, surtout le managed future :confused:
Tout au plus peut-on imaginer 15% de x2 et 15% de DBMFE si on veut garder un levier de 150% et quasi 100% d’exposition actions

Voici comparé :
un portefeuille a levier x2 avec 60% DBMF, 40% Bonds, 100% actions
un portefeuille avec les etf dispo : 70% ntsg, 15% nasdaq(ou world ca fait peu de diff) x2 et 15% DBMFE
Un simple world

Balancement yearly, 5k USD ajoutés par an

Pour les deux premiers il faudrait supprimer le frottement fiscal du rebalancement

On voit la courbe de valo et le début des drawdown, le portefeuille 150% atténue pas mal les drawdown en augmentant le CAGR, mais n’arrive pas à faire aussi bien que le 200% évidement

Par contre il est réalisable avec 3 lignes simplement sur CTO
Pour loger un ETF supplémentaire et augmenter un peu l’expo actions, si besoin, on peut baisser NTSG car une expo a 42% aux oblig me semble beaucoup.

Je viens de vérifier sur mon compte titre (degiro donc pas si old school). A priori, non alors que je le pensais. J’ai probablement confondu entre 2 ETF suivant un même indice mais pas du même émetteur. J’ai donc dit une erreur.

Toutefois, je viens de faire une rapide recherche sur justetf. Des ETFs UCITS suivant un indice monde capitalisant, il y en a 20. Donc, il n’est pas nécessaire de multiplier les CTO sur ce type de support dans une optique de donation/rééquilibrage « avec optimisation fiscale ».

Ça par contre, il faut tordre le bras à ces préconçus. Le beta slippage existe mais n’est pas forcément néfaste sur des indices larges. C’est problématique avec des LETFs sur une unique action car la volatilité est bien plus importante.
Pour t’en convaincre, je te suggère de regarder les résultats du LQQ ou du CL2 sur les 15 dernières années. Je ne dis pas que ce n’est pas risqué mais ce n’est pas à cause du beta slippage.

Je ne dis pas que ce n’est pas possible avec un seul CTO, mais meme visuellement c’est plus facile de gérer ce projet dans un CTO à part, ou l’on voit directement la répartition en cours et ou l’on loge n’importe quel ETF, que l’on ai déjà ou pas sur un autre CTO. Personnellement je n’y vois que des avantages.

Je reviens un peu à réfléchir aux montages en box spread.

J’y vois plusieurs inconvénients, pouvez vous me dire si cela est erroné, surévalué ou correct ?

  • Même en backtestant tout ce qu’on veut, on n’est jamais à l’abris d’un appel de marge après une semaine noire par exemple, ce qui peut très bien tomber quand on est en vacance ou autre :confused:

  • en cas de décès ou d’incapacité, j’imagine que IBKR est capable de solder le box spread en soldant partiellement les positions, surement en commençant par les plus volatils pour dégager de la marge ? Ca ne m’emballe pas de laisser un outil très difficile à gérer à quelqu’un dans cette éventualité.

  • sur un box spread d’un an ou + on peut s’écarter pas mal du levier visé (en plus ou en moins), j’imagine que c’est gérable en achetant / revendant des positions, mais ca reste de la gestion assez fine

  • Avec un LQQ x2 le risque n’est « que » de finir a 0 sur une ligne de xx%

    J’ai bien compris le double intérêt de faire un levier global au choix, où l’on choisit la répartition finement entre assets, et qu’on peut aussi déclarer les 2-3% de frais (‹ intérêts ›) en moins value tous les ans, ce qui constitue une économie substantielle. Je cherche a faire le tour des risques et contraintes.