60/40 avec fonds euros côté obligataire : est-ce que ça tient la route?

Bonjour,

Dans le cas d’un objectif d’allocation 60/40 est ce que le fond euros d une AV peut être considérée comme une bonne option pour la partie obligation (livret A plein)?

Si oui est ce que cela permet d augmenter la partie actions pour respecter la volatilité et le rendement reel espéré d’une allocation 60/40?

Merci de vos retours.

Hello @NSA, bienvenue !

Elles me font rire vos questions « débutants » à chaque fois :grinning_face_with_smiling_eyes: C’est super avancé je trouve.

Le fonds euro est une option qui se défend pour la partie obligataire d’une allocation. Mais selon nous, ce n’est souvent pas la meilleure.

Cf :

On a également fait une vidéo sur les différentes manières d’investir en obligations :

Pour résumer, selon la taille de ton patrimoine, les livrets peuvent suffire au début pour la partie « obligataire » d’une allocation, jusqu’à près de 100k€ de patrimoine financier pour un 60/40.

Si ton patrimoine dépasses ces montants, tu peux t’orienter vers du monétaire sur PEA (et bientôt de l’obligataire via l’ETF NTSZ ?) si tu n’as pas besoin de ces sommes dans les 5 ans. Sinon, selon ton horizon d’investissement, tu peux aussi faire du monétaire, de l’obligataire daté (où tu vises la date de ton besoin de liquidité futur), ou des ETF obligataires en CTO. Cela te permet d’éviter les frais d’enveloppe liés à l’assurance-vie.

Est-ce que cela répond à ta question ?

A+ :rock:

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Merci pour ton retour.

En lisant les forums je suis tombé sur la réponse de @vincent.pPour info, en s’arrêtant avant 2022 (pire krach obligataire de l’histoire), c’était le Global Aggregate qui gagnait la course à 1,6% de rendement réel net d’impôts annualisé contre 1,2% pour les fonds € !

Comme il n’y a pas de limite de versement sur un fond euros qu’elle est la logique pour se dire à partir de 100k€ il faut rajouter de l’ obligataire de type Global Aggregate? Si c’est la solution la plus élégante pour équilibrer la volatilité, pourquoi ne pas partir tout de suite sur cette solution?

remarque: Merci pour votre site très pédagogue (module de formation) pour les non initiés. Vous êtes l’unique plateforme qui met des mathématiques derrière les différents types d’allocations et investissement. C’ est genial et ca permet vraiment de comprendre les risques. Sans cela je ne me serais pas lancé!

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A moins d’avoir une très grosse allocation aux obligations, on utilise cette classe d’actif pour dérisquer (réduire la volatilité attendue) plutôt que pour diversifier (au sens jouer sur les décorrélations pour rééquilibrer son portefeuille, de manière à réduire le drain de volatilité). Dans ce contexte, le cash fait le taf’ et le juge de paix, c’est l’espérance de rendement post taxes.

Actuellement, l’espérance de rendement après taxes des obligations est proche de celle des livrets réglementés.

Le seuil où on commencerait à s’intéresser aux obligations correspond donc au moment où l’on aurait rempli ses livrets. Si tu as une allocation 60% actions / 40% obligs ou livrets, ça arrive autour de 90 k€ de patrimoine financier. Si tu es sur du 80/20, ce serait à 175 k€, etc.

Si tu envisages d’investir avec du levier, c’est une autre paires de manches : tu pourrais combiner des ETF x 2 en PEA et prendre une allocation obligations en CTO bien plus rapidement.

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Merci pour l’ explication.
Tu fais tout de suite la bascule livret → obligation. Est ce que cela veut dire que le fonds euro ne vaut pas le coup? Si oui quels sont ses principaux inconvénients vis-à- vis des obligations en CTO?

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Principalement les frais de l’assureur et le manque de transparence sur la distribution du rendement. Lorsque les assureurs font des offres commerciales incessantes pour les nouveaux clients et des bonifications, il faut bien que l’argent vienne de quelque part.

Si tu as une allocation aux actions (a priori en PEA), alors ton portefeuille est de toute manière soumis à de la volatilité. Que tu fasses un mix actions / obligations qui cible une certaine volatilité ou un mix actions / fonds €, ton portefeuille total gigotera de manière similaire. Dès lors, pourquoi s’embêter à payer (cher) un assureur pour un service de lissage de la volatilité qu’on n’utilise pas ?

L’assurance-vie n’est réellement pertinente que pour des cas d’usages relativement limités : donner du flouze hors ligne directe (fratrie, petits-enfants, neveux & nièces, potes…), stratégies d’investissement à fort taux de rotation, éventuellement parquer un peu de cash à court ou moyen terme si on peut bénéficier de l’abattement, très grosses successions préparées un peu avant 70 ans (et encore).

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