[YouTube Cayas] Assurance-vie : inutile pour la majorité des Français?

0,45% par an sur les UC et 0,6% sur le fonds Euros. C’est très légèrement au-dessous de 0,5%. :grin:

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Ça commence à faire son chemin dans les médias mainstream !

Et ce matin :

C’est la même journaliste, elle a peut-être découvert Cayas :wink:

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Bonjour,

Si on cherche du 100% fonds €, est-ce qu’il y a un ou plusieurs fonds € mieux que les autres?

J’avais ouvert Spirit 2 de Linxea et j’avais commencé à investir en SCPI (pour tester) puis LifeStrategy 20% mais finalement après réflexion, j’ai aujourd’hui tout en Fonds € Nouvelle Génération. Mais ce n’est peut être pas le meilleur support pour une allocation 100% fonds €.

J’ai également une AV chez Bourso via le Fonds € exclusif.

Ma compréhension c’est qu’ils se valent tous plus ou moins, mais à voir si d’autres ont des avis différents!

Intéressant ! C’est dingue ce niveau de réserves : 152 Mds € pour les fonds euros, environ 11% des encours !

Dans une conversation récente avec une personne de l’AMF, j’ai cru comprendre que les assureurs avaient réussi à négocier avec le législateur de ne pas être contraints de reverser sous 8 ans la provision pour participation aux bénéfices.

Ce qui est beau pour eux, c’est qu’ils ne restituent que 85% des réserves aux assurés lorsqu’ils la reversent. Je ne sais pas si ce frais caché apparaît quelque part dans les récapitulatifs de frais des Assurances-vie.

Les chiffres sont éloquents. Passée entre 2021 et 2024 de 68,9 milliards à 53,6 milliards selon les données de la fédération France Assureurs, la provision pour participation aux bénéfices (PPB) des compagnies a diminué de plus de 15 milliards d’euros en trois ans. Elle retrouve ainsi peu ou prou le niveau qui était le sien fin 2018 (53,9 milliards d’euros), date à partir de laquelle les assureurs ont sensiblement renforcé ce matelas pour faire face à la chute inédite des taux obligataires qui étaient… négatifs en 2020 (− 0,1 %).

Pour mémoire, cette réserve permet aux compagnies de mettre de côté une fraction des gains financiers dégagés par le placement des sommes drainées par les fonds en euros, avant de les redistribuer aux assurés dans les huit ans qui suivent sa constitution (l’assureur est légalement tenu de reverser à ses clients au minimum 90 % des bénéfiques techniques qui résultent de la différence entre les cotisations et les prestations versées, et 85 % des bénéfices financiers).

« Notre étude fait ressortir un taux de PPB à 3,91 % des encours. Nous constatons que, pour l’ensemble du marché, le niveau moyen de taux de réserves globales des fonds en euros atteignait, fin 2024, 10,61 %, ce qui équivaut à 152 milliards d’euros. Ce taux était de 11,64 % un an plus tôt (168 milliards d’euros), de 11,68 % fin 2022 (170 milliards d’euros) et de 14,70 % fin 2021 (216 milliards d’euros). » Concrètement, cette réserve de rendement de 10,61 % signifie un soutien potentiel du taux servi aux épargnants de « 1,50 % par an durant sept années consécutives, à condition que les marchés actions et immobiliers ne baissent pas durant la période » , conclut Cyrille Chartier-Kastler.

Malheureusement non, les rendements versés varient fortement d’un fonds Euros à l’autre. Le classement varie d’une année sur l’autre : les plus performants à un moment donné ne le sont plus nécessairement 10 ans plus tard… Et tu ne peux pas arbitrer de l’un vers l’autre sans frottement fiscal.

C’est ce qui me déplaît dans les fonds Euros : même si le risque de marché est lissé dans le temps, on ajoute une couche d’incertitude liée à la politique de distribution de l’assureur (et aux bonus qu’il verse aux nouveaux clients).

Les assureurs font vraiment ce qu’ils veulent en termes de redistribution avec ces règles…

Pour contourner l’obligation de distribution de la réserve sous 8 ans, ils font des reprises de provisions supérieures lorsqu’elles les plus anciennes arrivent à échéance.

Les précisions qui m’ont été communiquées :

Pour la participation aux bénéfices (PPB), l’accroissement continu ne date pas de 2019 mais de 2012 (graphique ci-joint). Et oui, une des raisons de ce fort accroissement (encore plus du double du niveau de 2011 en 2024 malgré la médiocrité des rendements des années récentes) est que rien n’empêche les assureurs de faire de nouvelles dotations à la PPB supérieures à la reprise de provisions vieilles de huit ans la même année (obligation au bout de cette période de la reprendre en rendement distribué dans l’année).

J’ai regardé la dernière interview de Charles Gave sur la chaine Youtube de F.

Que pensez vous de ses thèmes d’investissement?

  • Miser sur l’or pour se protéger de l’inflation
  • Miser sur le Yen pour profiter de sa dévaluation actuelle
  • Miser sur des ETF hors Japon pour profiter de valos sous evaluées et une croissance supérieure vs économies européennes / américaines

Suivez vous certains de ces thèmes? Pour le Yen, vaut il mieux s’exposer à un MSCI Japan par exemple en actions? Mais il faudrait s’exposer en Yen du coup non? Quels sont les instruments qui s’y prêtent ?

Pour les ETF Asie hors Japon j’imagine que l’on peut trouver ça en PEA.

Pour l’or si on ne veut pas avoir du physique je suppose que seule l’AV s’y prête. Ou alors les actions minières ?

Si on met de côté Charles Gave, ce qui me vient sur ces 3 sujets :

  • Miser sur l’or pour « se protéger de l’inflation » me semble reposer essentiellement sur un mythe (l’or n’a pas de raison particulière de rapporter étant donné son utilité, et surtout la « protection contre l’inflation » n’est vraie -admettons- que sur des échelles de temps beaucoup plus grandes que celle qui intéresse un particulier). D’autant qu’on est déjà sur des plus hauts historiques.

  • Le pari (mot compte triple) sur le yen ne semble pas stupide étant donné les cours, mais c’est exactement ça : un pari. Il faudrait voir la « réussite historique » des gens (particuliers comme professionnels) sur les paris forex… je doute que la réussite soit fabuleuse :grimacing:

  • Pour miser sur l’ex-Japon, PAEJ est dispo en PEA (au moins chez Boursedirect en tout cas), mais si l’argument c’est de miser sur les zones sous-évaluées, pourquoi ne pas exclure aussi (surtout ?) l’Inde ? Le Japon ne semble pas particulierement sur evalué par ailleurs

Tu l’auras compris, je ne suis pas particulièrement convaincu :sweat_smile: Hormis sur le dernier thème : essayer de s’exposer aux zones avec une croissance probablement plus élevée (par exemple en surpondérant les émergents, plus qu’en excluant le Japon).
Et encore, je classe ça dans les sujets type « complexification inutile pour 99% de la population »

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Moi j’ai tiqué sur un truc dans cette interview. Au tout début, Mounir lui demande :
« La dernière fois, vous aviez conseillé de mettre 15 % du portefeuille sur un ETF Energie. Or cet ETF a fortement sous-performé un simple ETF World. »
Réponse de Charles Gave : « Oui, j’ai peut-être été un peu léger, un peu rapide en disant ça. »

C’est à 1:21 de la vidéo.

Du coup, me suis-je demandé dans ma petite tête : qu’est-ce qui va l’empêcher d’être à nouveau « un peu léger, un peu rapide » dans tout ce qu’il dit dans cette nouvelle vidéo ?..

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Cette vidéo est vraiment top et déroutante. Ça fait remettre en question le débutants comme moi. Je n’aime pas trop le coté lent des AV (il se passe toujours une plombe entre un arbitrage et sa mise en place) mais je pensais vraiment que la non fiscalisation des arbitrages la plaçait devant le CTO. Très intéressant. Merci bcp

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C’est un avantage d’avoir les arbitrages qui ne sont pas fiscalisé pour les traders, pour les épargnants, pas trop (le principe de bien faire son allocation et s’y tenir, toussa). xD
Mais oui, globalement, si t’as des frais, t’as des chances de perdre de l’argent proportionnellement équivalente à la valeur de tes frais. :smiley:

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Oui je comptais ouvrir une assurance vie pour épargner et c’est la 1ère vidéo qui allait à contre-courant de tout ce que je visionnais depuis des semaines sur l’epargne, une analyse simple et qui explique clairement point par point ce qu’est vraiment une assurance vie, c’est grâce à cette vidéo aussi que j’ai découvert d’autres enveloppes comme le PEA. Ça m’a intrigué et je suis venue sur Cayas :wink:.

Depuis j’ai décortiqué les assurances vie et les frais, j’ai ouvert un PEA mais pas encore d’assurance vie :grin:

Je suis en train de pas mal les comparer pour en ouvrir une afin de prendre date avec le moins de frais possible, pas grand chose dessus, sans trop de mouvements pour l’instant, juste pour faire tourner l’horloge :hourglass_done::one_o_clock: si jamais j’en ai besoin plus tard.

Par contre j’ai une question stp @Nicolas , j’ai vu quelques vidéos qui conseillent d’ouvrir 2 assurances vie, par prudence, courtiers et assureurs différents, au cas où dans quelques années il y en ai une qui soit devenue beaucoup moins avantageuse, et bien ça laisserait 2 options…:thinking: Est ce un conseil judicieux d’après toi ?

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Avoir une bonne assurance-vie avec le minimum dessus me parait être très pertinent pour se couvrir en cas d’évolution future de la fiscalité.

Avoir une deuxième assurance-vie… pourquoi pas. Mais pourquoi ne pas en avoir une troisième, une quatrième, puis ouvrir deux autres banques en ligne au passage ? :slightly_smiling_face:

Mon raisonnement est sans doute un peu sophistique, mais si tu choisis une bonne assurance-vie, il n’y a pas de raison que ses conditions deviennent mauvaises.

Il faut aussi se rappeler que plus on multiplie les comptes et les contrats, plus on augmente la complexité et la charge mentale. Tout cela pour se couvrir « au cas où », avec un gain potentiel souvent très faible. À mon sens, il faut privilégier la simplicité.

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Je suis aussi dubitatif sur le fait d’ouvrir plein d’assurances vie. En ouvrir une pour faire tourner les compteurs au cas où la fiscalité changerait radicalement en faveur de l’AV peut avoir du sens, mais c’est à peu près tout.

Dès qu’on a des plus-values latentes conséquentes, le coût fiscal de passer d’une enveloppe A à B est élevé. Cela peut rendre contre-productive la migration entre enveloppes très différentes fiscalement (CTO/PEA/PER/AV). L’effet est quasiment toujours négatif entre enveloppes à fiscalité similaire. On ne va pas s’amuser à passer ses fonds d’une AV à une autre, même si on peut orienter sa nouvelle épargne vers l’enveloppe la plus pertinente à l’instant T.

Merci beaucoup à tous les deux !

Plus j’avance dans ma démarche et mon apprentissage, plus la simplicité (dans la diversification) m’apparaît vraiment être un principe essentiel pour repartir, gérer et optimiser entre épargnes et investissements.

Oui, la charge mentale est vraiment à prendre en compte dans tout ça.

Encore merci :blush:

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Je n’ai pas posé les maths, mais n’y a-t-il pas un monde où il est intéressant de « purger » progressivement ses plus values d’AV, en utilisant l’abattement annuel de 4600 € (ou 9200 en couple) ?

Répondre à cette question nécessiterait probablement un petit outil :stuck_out_tongue: Très complémentaire avec l’outil : « Comment me barrer au plus vite de mon assurance-vie de manière efficiente »

cc @Guillaume :sweat_smile:

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Tout à fait, c’est le futur outil Cayas + d’ailleurs, pour commencer le teaser parce que c’est vraiment pas évident comme problème on cherche à minimiser cette fonction :
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On a une première erreur de « tracking » qui représente l’écart entre la position actuelle et la position cible souhaitée :

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Après calcul un peu rigolo (je te le laisse en exercice :stuck_out_tongue: ) , on peut montrer que le paramètre \lambda_{track} doit être fixé à : \frac{\gamma W}{2}\gamma est l’aversion au risque et W le niveau de richesse de la personne.

Ensuite, sans grande surprise \mathcal{L}_{tax} représente le coût des taxes, celles que l’on doit payer lorsqu’on change d’allocation pour procéder à un rééquilibrage ou changement de stratégie. Il s’agit de la même chose pour \mathcal{L}_{trans} qui représente les coûts de transaction.

Enfin, concernant le paramètre le plus intéressant on a \mathcal{L}_{opp}, il représente le coût d’opportunité d’investir sur un produit financier dans une enveloppe plutôt qu’une autre, moralement, il n’est pas super malin d’investir ses actions en AV qui a 2% de frais d’enveloppe par rapport à un PEA. Mais, la question devient un peu plus complexe lorsqu’on ajoute le fait que l’on sait qu’on va devoir rééquilibrer dans le futur, que l’on peut générer des moins values par le biais de l’endettement, que l’on peut rééquilibrer (ou non) par ses cashflows et que l’on a une espérance de vie donnée au moment de faire l’investissement. Ca rend le calibrage de ce paramètre très intéressant, il dépend (entre beaucoup d’autres choses) de \pi, je te le laisse aussi en exercice !

Du coup, la transaction optimale (ici notée x) sera la liste des transactions qui minimise cette fonction. Donc on cherche une sorte d’équilibre entre ne pas trop s’éloigner de la stratégie tout en essayant de minimiser le coût d’opportunité et les frais payés tout au long du chemin.

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Comment casser le cerveau d’un lecteur. :grin:

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Pas de n’importe quel lecteur, de notre cher @Nicolas !

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