Pour les micro / small caps, ça ne me choque pas, tu imagines faire auditer tes comptes par le CAC tous les 3 mois ?
Il y a quand même pas mal de PME qui sont côtées, parfois je suis surpris par les CA / EBITDA riquiqui que je vois dans les boites listées, imagines tu as 5 M€ de CA, tu dois faire faire ton audit certifié tous les 3 mois, c’est absurde (après, est-ce que ces sociétés devraient côtées, là c’est une autre question) ça doit consommer pas mal de bande passante et de capitaux pour pas grand chose.
pour ceux qui aiment les indicateurs exotiques. reprise de la FT Due Diligence newsletter. Busiest Flights destination for New York Top bankers.
Talk to top bankers in New York and they’ll tell you the two busiest flight destinations among their ilk are Abu Dhabi and Tokyo — because, as one high-level dealmaker put it, “that’s where the money is”
On a une explication de pourquoi Tokyo ?
1118 Mds€ sur les comptes courant des français non rémunérés, soit presque 16 000 € en moyenne par Français ![]()
Pourquoi Tokyo, selon le FT
Dans le secteur financier, Tokyo a longtemps été synonyme de stagnation. La situation est en train de changer, même si des obstacles considérables restent à surmonter, selon David Keohane, Leo Lewis et Harry Dempsey du Financial Times. En traduc cette fois
Les réformes de la gouvernance d’entreprise ont déclenché un boom des fusions-acquisitions qui s’est poursuivi même au plus fort de la crise financière mondiale du début d’année. Dans le secteur de la gestion d’actifs, les investisseurs sont impatients d’accéder à d’énormes volumes de capitaux japonais encore inexploités.
…
la tendance est en train de tourner en faveur de Tokyo. Hong Kong dessert de plus en plus la Chine continentale et les guerres commerciales de Trump poussent les investisseurs de l’autre côté du Pacifique à quitter les États-Unis.
Discutez avec des banquiers de renom à New York et ils vous diront que les deux destinations aériennes les plus fréquentées de leur catégorie sont Abou Dabi et Tokyo, car, comme l’a dit un négociateur de haut niveau, « c’est là que se trouve l’argent ».
J’ai découvert un autre site de prédiction : https://www.metaculus.com/
Il est basée sur des estimations d’experts et du public, qui agrège des probabilités subjectives pour des événements futurs (vs Polymarket qui est un marché de prédiction où les utilisateurs parient avec de l’argent). Ils sont plutôt bons.
Un excellent papier pour expliquer VAR et C VAR
Value at Risk (VaR) is the industry’s go-to portfolio risk metric. But, it’s a cutoff completely ignoring tail risk. It tells you how often you’ll breach a threshold, not how bad losses are when you do. [Conditional Value at Risk]
(Expected shortfall - Wikipedia) (CVaR) looks at that damage. It measures the average of your worst days.
days.
Conditional Value at Risk (CVaR) is also known as Expected Shortfall, Mean Excess Loss, Mean Shortfall, or Tail VaR 2.
Rather than telling you the maximum loss you can expect on regular days, CVaR tells you the average loss on the worst days. This gives a clearer view of tail risk.
This change from minimum loss (VaR) to average loss (CVaR) addresses the tail blindness problem.
Je le remets ici car je le retrouve jamais ce graphique ![]()
Répartition des actifs financiers mondiaux par type :
Et ça aussi ![]()
Ils prennent du risque dans ce fonds euros ahah ! 25% d’immo + actions ![]()
Répartition des actifs dans le fonds euros Suravenir opportunité 2 :
Lombard Odier sur le marché japonais
The sustained return of inflation and gradual monetary policy normalisation by the Bank of Japan (BoJ) since its 2024 exit from negative interest rates, have been tailwinds for Japanese stocks. The rally has strengthened in recent months, driven by solid growth and earnings prospects, corporate reforms, a better-than-feared US trade deal, and the steady return of foreign investors – driving an 11% rise in the Nikkei 225 index since the beginning of July. We see further upside for Japanese stocks ahead.
Une critique du « Vanilla » Shiller Cape :
Résumé et analyse en français (par LLM) :
- Principe du ratio CAPE (Shiller’s Ratio)
Le ratio CAPE (Cyclically Adjusted Price-to-Earnings) divise le prix actuel d’un actif (ou indice) par la moyenne des bénéfices ajustés de l’inflation sur les 10 années précédentes. L’idée est de lisser les cycles économiques pour avoir une vision plus stable de la valorisation du marché.- Performance historique : tendance à sous-estimer
Le texte note que depuis son introduction, le CAPE a souvent sous-estimé les rendements futurs des actions américaines de 5 à 10 % (voire plus), sauf durant certaines périodes extrêmes (ex. bulle technologique → crise financière).
En d’autres termes : s’en tenir au CAPE seul pour orienter ses décisions d’allocation aurait souvent été trompeur (bonne classe d’actifs, région, secteur).- Trois principales limitations du CAPE dans les marchés modernes
- Composition dynamique des indices
Le CAPE suppose implicitement que le « panier » d’actions reste stable dans le temps. Or aujourd’hui, des entreprises technologiques à croissance rapide (Apple, Nvidia, Amazon, Meta…) ont pris des parts de marché énormes. Le numérateur (prix / capitalisation) inclut leur influence actuelle, mais le dénominateur (bénéfices lissés sur 10 ans) inclut leur poids passé beaucoup moindre, ce qui crée un biais.- Effet des rachats d’actions (buybacks)
Le CAPE ne tient pas compte des rachats d’actions. Or, les entreprises utilisent beaucoup ces rachats pour répartir du capital aux actionnaires, ce qui réduit le nombre d’actions en circulation et augmente artificiellement le bénéfice par action (EPS), même si le bénéfice total n’évolue pas. Cela peut fausser la signification du ratio CAPE.- Incompatibilité entre marchés / pays
Le CAPE compare souvent les marchés (ex. États-Unis vs marchés étrangers) sans ajuster pour les différences structurelles : politique de rachat versus dividende, taux de croissance des bénéfices, composition sectorielle, etc. Ce qui conduit à l’interprétation erronée que les États-Unis sont “trop chers” par rapport aux marchés étrangers, alors que cela peut simplement refléter une croissance plus importante ou des pratiques de gestion de capital différentes.
- Recommandation : aller au-delà du CAPE
Le papier conclut que le CAPE, bien qu’utile comme indicateur historique, est aujourd’hui trop limité pour fonctionner isolément dans des marchés modernes et dynamiques. Il propose de l’intégrer dans une approche plus multidimensionnelle, en combinant :
- d’autres métriques de valorisation
- l’analyse des tendances sectorielles
- la prise en compte des stratégies de retour de capital (dividendes vs buybacks)
- la reconnaissance des changements structurels dans la composition des indices
Analyse / Ce qu’il faut retenir
- Le papier offre une critique solide du CAPE, en montrant comment certaines dynamiques récentes (croissance exponentielle des techs, importance des rachats d’actions) rendent l’interprétation traditionnelle du ratio moins fiable.
- Il ne dit pas que le CAPE est “inutile”, mais qu’il ne devrait pas être utilisé seul pour tirer des conclusions fortes sur la valorisation future.
- Pour un investisseur, cela encourage la flexibilité : ne pas s’enfermer dans un seul indicateur, comprendre les spécificités actuelles du marché (structure, pratiques financières des entreprises, évolution sectorielle).
Super intéressant. Ça
Super intéressant. Il y a effectivement plusieurs améliorations du CAPE qui ont été proposées (par exemple Hussman’s Margin-Adjusted CAPE Ratio (MAPE) et le P-CAPE de White et Haghani.
Dans les outils Cayas, l’estimateur par défaut est une combinaison de CAPE, d’un modèle de retour à la moyenne des rendements et de moyenne des hypothèses de marché à 5/10 ans des grandes maisons d’investissement.
Il y a plein d’indicateurs qui me semblent avoir du sens, j’aime bien l’idée de diversifier ces modèles. Après, dans l’ensemble ils disent la même chose : la décennie à venir n’a pas une espérance de rendement particulièrement élevée.
En fait c’est ça qui interpelle.
Reprise d un tweet de Ryan Kirlin de chez Alpha Architect.
Si vos investissements ne rapportent pas cette année, je ne sais pas quoi vous dire.
C est la que la hybrid asset allocation balance stratégie prend toute sa valeur.
Si tu regardes en €, ça fait un peu moins plaisir qu’en US$. Mais je ne me plains pas pour autant.
Si j’avais pris le temps de mettre en place mon hedge US$ partiel avant avril, j’aurais été très jouasse ! ![]()
Il me semble que le hedge US/EUR n’est pas conseillé sur du long terme car les mouvements entre devises sont cycliques non? Est-ce que sous pondérer les USA en prenant du Stoxx600 ne reviendrait pas au même qu’un hedge partiel, le coût de la couverture en moins?






