Franchement, ce n’est pas une réponse facile. Je me suis déjà pas mal pris la tête là-dessus cette année (alors que je ne suis même pas directement concerné).
Donne moi ton avis sur cette situation, je te dirais quelle est ta vision du couple 
Ce post qui a retourné VosSous, et j’ai lu les réponses de 600 personnes pour vous donner mon avis.
Le vrai sujet, ce n’est pas cette histoire de loyer, c’est 𝐮𝐧𝐞 𝐪𝐮𝐞𝐬𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐜𝐚𝐧𝐝𝐢𝐝𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚𝐪𝐮𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐥𝐚 𝐦𝐚𝐣𝐨𝐫𝐢𝐭𝐞́ 𝐝𝐞𝐬 𝐠𝐞𝐧𝐬 𝐡𝐮𝐦𝐢𝐥𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐥’𝐚𝐮𝐭𝐞𝐮𝐫, 𝐜𝐚𝐫 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐞𝐮𝐱 𝐜’𝐞𝐬𝐭 𝐞́𝐯𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭.
𝐒𝐚𝐮𝐟 𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐞 𝐧’𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐞́𝐯𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐮 𝐭𝐨𝐮𝐭, 𝐜𝐚𝐫 𝐢𝐥 𝐬𝐞 𝐝𝐞𝐬𝐬𝐢𝐧𝐞 𝐩𝐥𝐮𝐬𝐢𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐜𝐚𝐭𝐞́𝐠𝐨𝐫𝐢𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐫𝐞́𝐩𝐨𝐧𝐬𝐞𝐬 𝐨𝐩𝐩𝐨𝐬𝐞́𝐞𝐬, selon les visions du couple, les visions de la solidarité et la relation avec l’argent :
Les solidaires : pour eux, la solidarité est primordiale dans le couple, soit par calcul à long terme (la copine devrait gagner plus que l’auteur dès la fin de ses études), soit par sexisme, l’homme DEVRAIT soutenir sa femme qui ne serait pas capable de gagner de l’argent…
J’imagine que pour eux un couple c’est du sérieux, on met tout en commun et on se marie en communauté de biens.
Les libertariens : pour eux, on met tout à plat : les charges, le loyer évité, les tâches ménagères de l’auteur et de sa copine, et on fait ses comptes pour que chacun paye sa part et que personne ne se sente redevable envers l’autre.
J’imagine qu’ils se marient en séparation de bien et qu’ils ont un compte commun approvisionné à 50/50, ou selon les revenus annuels pour les plus progressistes.
Les autruches : pour eux, la discussion ne doit pas avoir lieu, ou alors c’est la copine qui doit trouver une solution qui met tout le monde d’accord. Tout leur semble évident, mais à chaque fois qu’on prolonge leurs arguments, on se rend compte qu’ils ne font aucun sens.
J’imagine qu’ils sont PACSés sans testament, et ils se disent tous les ans qu’ils doivent passer chez le notaire (sans le faire, bien entendu).
A mon avis, la solution est de ne pas tomber dans un des 3 extrêmes décrits ci-dessus, mais de discuter pour évoquer :
- la vision du couple pour chacun, en général et pour leur relation en particulier,
- quel niveau de solidarité est voulue, à quel niveau on met le curseur entre l’entraide et l’indépendance (pour l’argent mais aussi pour les tâches ménagères et les coups durs de la vie),
- quel est le futur du couple, à quel point on veut s’engager.
En fait, via ces discussions « bizarres », on se fait un petit contrat tacite des attentes qu’on a avec son partenaire, et on s’engage mutuellement à le respecter.
Le reste, c’est du détail, et ça va découler du contrat tacite et de son application au quotidien.