Private equity to be or not to be

Bonjour à la communauté, dans un podcast récent de la chaîne Matthieu Louvet, s’investir, un gérant Altaroc de private equity détaillait les avantages de ce produit. Ok la somme à investir est importante environ 310 000 sur plusieursannées(20 000 euros) par an mais ensuite le rendement est très performant. Les appels de fond sont compensés par les rendements .

Ma question est donc : intérêt ou non du private equity et l’avis de l’équipe face à etf monde ×2 et 20% obligation, managed future et or ?

Merci.

Je vous mets un résumé du podcast :

Le private equity (PE) consiste à investir dans des entreprises non cotées, généralement sur une durée longue de 5 à 10 ans.
La vidéo le présente comme historiquement très performant, avec environ 12,4 %/an sur 10 ans en France.
Les meilleurs fonds (« premier quartile ») auraient obtenu des performances nettement supérieures, mais ils sont difficiles à identifier à l’avance.
La performance provient de la croissance des entreprises, de l’amélioration des marges, des acquisitions et du levier financier (LBO).
Un autre moteur est d’acheter une entreprise à un multiple relativement faible et de la revendre plus cher après sa transformation.
Le PE semble moins volatil que la Bourse, mais cette faible volatilité vient aussi du fait que les entreprises ne sont pas valorisées quotidiennement.
Sa principale contrepartie est donc une forte illiquidité : l’argent peut rester immobilisé de nombreuses années.
La stratégie recommandée consiste à investir régulièrement dans plusieurs millésimes, plutôt que tout investir une seule année.
Cela diversifie les cycles économiques, les fonds, les entreprises et les périodes d’investissement.
Altaroc propose cette approche avec son programme ReUP, avec un engagement de 100 000 € par nouveau millésime annuel.
Les 100 000 € ne sont pas versés immédiatement : les appels seraient d’environ 20 000 €/an pendant 5 ans.
Les premières distributions commencent ensuite à financer les appels de capitaux des millésimes suivants.
Selon Altaroc, six engagements successifs de 100 000 € nécessiteraient ainsi un décaissement net maximal d’environ 310 000 € sur 6 ans.
À partir de la 7e année, les distributions pourraient couvrir les nouveaux appels de capitaux.
Leur hypothèse centrale est une performance de 1,7× la mise et environ 13 % de TRI net de frais.
Dans ce scénario, à partir d’environ la 10e année, le portefeuille pourrait générer en moyenne 70 000 € de gains bruts/an, soit environ 49 000 € après flat tax.
Ce montant n’est toutefois ni garanti ni une véritable rente fixe : il dépend des performances et des ventes futures des entreprises.
L’idée intéressante est donc surtout de construire progressivement un portefeuille de PE diversifié et auto-alimenté, plutôt que la promesse commerciale d’un rendement de 15 % par an.

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Le PE c’est du marketing pur (le millésime, sérieusement, imagine si on appliquait ca au livret A lol)
Quand ils récoltent des fonds, ils ne savent même pas encore dans quoi ils vont les déployer, très fort franchement.

Les frais sont bien plus important qu’un simple ETF, et c’est quasi impossible d’avoir une transparisation du fond.

C’est illiquide, et on te vend ca comme un avantage ?!

Et in fine tu reste exposé aux actions derrière, donc pas de diversification / prime de risque supplémentaire.

Et actuellement, les fonds de PE sont tellement illiquides que certains fonds se rachètent entre eux, c’est pour dire.

Bref, j’y mettrai pas les pieds puisque tu peux avoir mieux pour moins cher.
Et c’est sans évoquer la fiscalité, si tu souscris en direct

Pour limiter le frottement fiscal il faudrait le placer en AV luxembourgeoise en FAS sauf que ca te rajoute des frais de gestion en plus

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Une vidéo intéressante sur le PE :

Beaucoup de frais de gestion (En plus de frais d’entrée en rétrocommission) qui s’accumulent pendant eux aussi de nombreuses années.

Les rendements ont effectivement été haut (Et pas pour tous) mais les taux de distributions semblent être de plus en plus bas

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Il y a une leçon sur le private equity dans le parcours pédagogique qui explique tout ça très bien. :ok_hand:t2: Je mets la petite synthèse, mais ça vaut le coup d’aller tout lire.

L’illiquidité, c’est une marotte pour moi. Ça me fait sourire, dans ton résumé de podcast, à quel point il parle de l’entrée, des rendements qui « couvrent les nouveaux appels de capitaux », mais jamais de quand l’investisseur peut sortir ses fonds.

L’accumulation de richesses n’est pas l’objectif. On est pas des dragons.

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Au delà des plus et des moins qui ont été évoqués ici et ailleurs sur le PE en tant que tel, sur Altaroc précisément leur frais de gestion font partis des plus élevés de ce qui existe pour le marché des tickets de 100k€ d’engagement. Même les CGP qui distribuent du PE ont du mal à le défendre eu égard à la qualité du backtest des fonds sous-jacents sélectionnés. Je crois que c’est 2,5% de frais de gestion annuels, auxquels se rajoute du carried interest.

Concernant les frais de gestion, ils ne sont pas basés sur le montant déjà engagé (genre 2,5% des 10k€ du premier appel de tes 100k€) mais sur la totalité de l’engagement (donc 2.500 € de frais de gestion en année 1 alors que 10k€ ont été appelé), et cela plus ou moins jusqu’à la fin du cycle des 10 ans (c’est la règle en PE) ! Concernant le carried interest, c’est un peu aberrant car il s’agit d’un fonds de fonds. Donc le fonds primaire (style ThomasBravo) prend déjà ses frais de gestion et leur carried interest (c’est normal), mais le fonds de fonds (Altaroc) le prend aussi. Autant dire que le 20% de rendement du fameux 1er quartile espéré va tomber à 13% oui… si tout se passe bien.

Bref j’ai moi-même investi dans du PE il y a plus d’un an et lors de mes recherches j’avais privilégié un autre fonds mais qui investissait sur du secondaires (moins risqué, plus diversifié), avec « seulement » 1,3% de frais de gestion obtenu, et aucun carried interest. Je suis humble et ne sais pas si c’était un bon choix. On verra dans 9 ans !

Mais quand tu vois qu’Altaroc paye des pubs sur LCI, tu comprends que les frais sous-jacents permettent de financer leurs dépenses marketing.

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Bonjour,
Je partage les avis qui ont déjà été énoncés ici. Il ne faut pas se lancer dans le PE sous prétexte que cela rajouterait une ligne dans la diversification d’actifs.

Ce que je retiens ici, finalement, c’est qu’en vantant de tels placements, la chaine de Mathieu Louvet, assez pédagogique à ses débuts, s’éloigne de plus en plus de l’intérêt des investisseurs la suivant.

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J’avoue avoir un peu de FOMO vis à vis du PE.

Pas tellement à cause de la promesse de rendement, car je comprends bien que l’architecture de frais est souvent peu avantageuse.

Mais surtout parce que cette industrie m’intéresse beaucoup intellectuellement (au point de vaguement envisager de m’y reconvertir un jour), prendre une société privée, la développer, lui faire faire du build-up, de l’export, lui faire changer des mauvaises habitudes ou lâcher des produits inutiles, la revendre plus cher, ce petit côté « élevage de champions » comme tu pourrais le faire dans Football Manager, je trouve ça amusant.