Avis sur Blast Club : le club privé d’Anthony Bourbon

quelqu’un a écouté le live sur instagram ?

il faut avouer que l’opportunité de YC est quand même une prouesse

quelques chiffres annoncés par AB lors du live:

  • 60 personnes dans l’équipe
  • 200 millions investis
  • 20 M EBITDA
  • valo 50 → 150 → 250 M
  • certains auraient fait x5 (opération crowdequity de Blast)
  • pas de levée de fonds

l’adhésion minimale est aussi passée de 1000 € / an à 1500 €

Je t’invite à lire: https://www.zero-bullshit.fr/articles-💥-blast-30me-de-cashout-deguise-en-levee-de-fonds-10640 (leur certificat SSL est expiré, du coup c’est un peu relou, mais bon)

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Ce lien vers Substack n’a pas de problème de SSL :

Et l’épisode 2 :

Enfin, sur Feed :

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Ça fait peur et ça soulève plusieurs points d’interrogation.

Comment peut il proposer des deals YC si tout est basé sur un château de carte ? Je n’arrive pas à croire que tous ses interlocuteurs convaincus soient idiots

D’un point de vue retail il y a vraisemblablement bcp de cash à déployer et il en capte une belle partie

Ça sent le sapin mais quand tu vois l’affaire H2O AM ou un dirigeant a sciemment trompé la FCA et sa condamnation « légère » … je ne sais pas où on va

Le but de ces gens n’est pas d’aider les investisseurs à épargner efficacement pour leur retraite. Leur but c’est juste de faire un max de pognon. Ils exploitent toutes les failles psychologiques et légales jusqu’au jour où ça ne marchera plus.

J’ai l’impression de voir la même histoire en boucle sur ces sujets… Y’a toujours un groupe d’investisseurs à la mode, et c’est bien souvent de la fraude. Les vrais groupes sont juste pas référencé sur internet et ne cherchent pas de nouveaux membres… :sweat_smile:

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Nooonn pas ce sujet j’ai encore le traumatisme du fil infini sur fifi ya peut être un an ou deux (je veux pas avoir l’air d’exclure donc je redonne l’info: y’avait déjà eu ce sujet sur un autre forum et autant la longueur et le contenu avaient atteint des proportions hallucinantes entre des gens essayant de parler des faits et quelqu’un qui était passé peu à peu au statut de fanboy absolu pour qui les faits ne semblaient plus faire la différence)

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Je remets ici ce que j’ai mis sur le thread sur Day One, car c’est exactement les mêmes stratégies. Un « challenge gratuit » sur quelques jours pour recruter des nouveaux membres.

J’ai l’impression que tous les infopreneurs répètent le même playbook (d’Alex Hormozi ?) en ce moment, avec le format challenge gratuit / webinars sur quelques jours, avec relativement peu d’informations réelles et beaucoup de promesses futures, pour conclure sur une annonce d’ouverture du club sur un temps limité, avec un closing pour une offre de ticket moyen / haut (1000€ - 10000€) en fin de challenge.

Anthony Bourbon du Blast Club lance exactement la même chose qu’Eric Larchevêque avec Day One à quelques jours d’intervalle. Il y aura probablement une « offre exceptionnelle et éphémère » d’inscription au club en fin de challenge…

Tout ça pour faire investir en private equity des gens pour qui c’est totalement inutile…

Vu leurs forces de frappe respectives, ça fait très peur pour les petits épargnants :sad_but_relieved_face:

Source :

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Il y a eu un grand drama entre Anthony Bourbon et Hakim Benotmane, qui dirige un autre “club d’investisseurs”.

Benjamin Charles s’est retrouvé malgré lui au milieu de leur guerre et vient de sortir un papier sur Benotmane.

C’est édifiant… et distrayant.

Préparez les :popcorn:

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vu ce jour :

j’aimerais bien avoir + de données chiffrées

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Anthony Bourbon, l’entrepreneur habitué à dispenser de nombreux conseils dans l’émission de M6 Qui veut être mon associé ? et sa start-up Feed. viennent d’être condamnés pour contrefaçon.

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Ah ouais c’est super rentable le private equity… pour celui qui le vend !

35M de CA pour 137m investis par les membres = 25,5% de frais.

Il va rester quoi aux épargnants ?

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« Tentez de rejoindre le club » :roll_eyes:

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Une bonne vidéo de vulgarisation sur le fonctionnement du Blast club, le private equity, et pourquoi ça va être compliqué pour les épargnants de s’enrichir avec ce modèle…

Pour ceux qui n’ont pas le temps, j’ai généré un résumé exécutif de la vidéo :

Clubs concernés : Blast Club (Anthony Bourbon, collab Y Combinator), NVST Club (Éric Larchevêque), Fair Move (Jean-Pierre Nadir, tourisme), Offstone (Jonathan Angelov, immobilier pro). Tous fonctionnent sur le même modèle : candidature, adhésion annuelle payante (590 à 10 000 €), système de priorité où les membres premium passent avant, zéro communication sur la fiscalité.

Problème : les fonds pros diversifient sur de nombreuses startups, les particuliers ici sont limités à une poignée. Or la règle du VC, c’est 7 échecs sur 10 et une seule pépite qui fait la performance. Chez Y Combinator, moins de 1 % des startups génèrent 80 % des gains.

Les frais (Blast Club) : 5 % de structuration, 1 %/an de fonctionnement, 20 % de carried sur la plus-value, plus l’adhésion annuelle entre 1500 et 10 000 € par an. Simulation sur 10 x 1 000 € avec un scénario classique (1 x10) : rentabilité de -22,4 % avant flat tax. Il faudrait un x30 pour commencer à gagner.

La thèse centrale : ces entrepreneurs sont célèbres pour avoir créé des boîtes, pas pour avoir investi dans les meilleures. Le modèle finance leur propre diversification grâce aux adhésions et aux frais des membres. Pas une arnaque, mais structurellement défavorable au particulier.

Aux Etats-Unis ils ont lancé un ETF VCX avec

Anthropic 20.7%

Databricks 17.7%

OpenAI 9.9%

Anduril 6.9%

Ramp 5.1%

SpaceX 5.0%

Epic Games 3.5%

Flock Safety 3.0%

dbt (Fivetran) 2.8%

Vanta 1.9%

Bien moins de frais et bien plus transparent.

C’est marrant parce que je bosse en PE, et je n’investirai jamais dans ces “clubs” où des personnes qui ont de la notoriété font les poches des investisseurs retail, surtout pour investir en VC… Les institutionnels qui investissent en VC le font “pour voir”, pour le frisson, pour caresser l’idée d’avoir peut-être mis une pièce dans le nouveau Tesla un jour, ils ne le font pas pour la performance financière. Parfois ils l’ont aussi et en sont ravis, mais ce n’est pas le but premier. Si vous voulez du TRI il faut aller en buyout.

Je suis convaincu que le PE génère de la (sur)performance, notamment parce qu’il est illiquide (et donc les fonds semi-liquides diluent cette performance), et parce que les équipes des fonds bossent nuit et jour pour aider les dirigeants à faire croître leur business (d’où les fees sur encours qui payent leurs salaires), mais investir est un vrai métier, avoir été entrepreneur à succès demande d’autres compétences.

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Oui, je suis convaincu que le PE peut générer de la surperformance pour les instits et les professionnels.

Je suis également convaincu de la valeur ajoutée des équipes de fonds qui accompagnent ces entreprises.

Enfin, je suis convaincu que l’épargnant particulier ne bénéficie jamais de bonnes conditions d’accès et qu’en moyenne, il ne captera presque jamais la performance qu’on lui a vendu.

Surtout, pour la majorité des épargnants particuliers, aller chercher une éventuelle prime d’illiquidité sur la classe d’actifs actions n’est absolument pas la priorité. C’est un faux choix qui fait se focaliser sur un problème de rang 2, plutôt que d’adresser la problématique principale, de rang 1 : quelle allocation et quel niveau de risque sont adaptés à ma situation et à mes projets.

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Le meme probleme qui gangrenne tout le secteur … penser produit first plutot que personnalisation !