Manque de pot, tout est de ma plume. Tout comme les parcours pédagogiques de Cayas.
C’est un peu dommage d’abaisser le débat avec des pirouettes rhétoriques d’association « par infamie » fallacieuses, des arguments d’autorité plutôt que des références à de la littérature ou des modèles comme Guillaume ou des anecdotes personnelles. Il n’est guère agréable de discuter dans ces conditions.
Ma synthèse me semble pourtant bien indiquer que je prône l’inclusion de MF dans le cas général : j’y dis que oui, les MF tendent à améliorer les portefeuilles, mais qu’il faut se diversifier sur plusieurs fonds et intérioriser le fait qu’on n’aura pas un portefeuille qui se comportera comme s’il était massivement exposé aux actions comme un 60/40.
Je pense qu’on peut effectivement faire mieux en introduisant d’autres primes de risque dans le portefeuille. Pourquoi utiliser uniquement deux primes de risque lorsque le consensus académique en accepte d’autres ?
Même en se limitant aux actions et aux obligations, le 60/40 n’est pas nécessairement le mélange idéal, soit parce que sa volatilité n’est pas adaptée par l’investisseur, soit parce qu’on utilise des estimateurs raisonnables qui amènent à un autre mix.
Comme l’indiquait @Guillaume le 60/40 provient d’hypothèses implicites que l’on peut challenger. Par exemple, le Yield To Maturity des obligations n’est pas constant et peut assez facilement s’évaluer ex ante. Sur les actions, des estimateurs s’appuyant sur les valorisations, tels que le Shiller CAPE, ont montré un pouvoir prédictif supérieur à celui des rendements historique sur des horizons d’une dizaine d’années.
Si on s’attend à un meilleur Sharpe, soit on leverage au niveau de risque du 100% actions et l’espérance de rendement est supérieure, soit leverage jusqu’à l’espérance de rendement des actions et on bénéficie d’une moindre volatilité attendue à rendement égal.
Je ne l’avais pas écrit car il me semblait évident que tu verrais qu’on raisonnait à risque cible équivalent puisque je parlais en Sharpe.
C’est implémentable en pratique car on peut désormais obtenir du levier à des taux proches du taux sans risque et fiscalement déductible, soit parce qu’il s’agit de levier interne à des fonds grand public (ex : NSTG pour un 60/40 à levier), soit via des box spreads (plus sophistiqué).
Le premier cas (risque fixe, rendement cible supérieur) est intéressant lorsqu’on n’a pas de contraintes de décaissement, le second donne plus de latitude pour changer d’avis sur ses projets de vie. Tu as totalement ignoré ce point important dans ton argumentaire : les gens n’épargnent pas que pour la retraite et vont changer d’avis sur ce qu’ils veulent faire de leur argent au cours de leur vie. C’est un enjeu très concret !
Si tu relâches la contrainte de levier (ce que tous les particuliers propriétaires d’immobilier ont fait même s’ils n’en ont pas coscience), c’est empiriquement et théoriquement faux.
Je t’invite à lire ce primer sur le tail hedging, ou, plus touffu, Vineer Bhansali. Si tu compenses la moindre exposition aux actions embarquée dans un hedge pour juste conserver la convexité, cela tend aussi à améliorer les portefeuilles à long terme. Comme les MF, il s’agit d’outils pour réduire les risques de décaissement / séquence, dont le coût n’est pas nécessairement rédhibitoire si l’on raisonne à l’échelle du portefeuille en entier.
Et c’est pour ça que Cayas accompagne et éduque ses utilisateurs. Par ailleurs, beaucoup de gens jettent aussi l’éponge avec un portefeuille dont le risque est dominé par les actions.
Anecdote qui illustre parfaitement le problème d’agent que j’évoquais ! Les objectifs et les contraintes des institutions ne sont pas ceux des particuliers. Besoins différents, réponses différentes.
Oui, le forum vire vite sur des thématiques bien plus nerd que les parcours pédagogiques, j’avoue. 
Si tu t’abonnes, tu auras aussi accès aux leçons sur les actifs alternatifs, dont le fameux style « suivi de tendance »… Mais en français de bon aloi, pas avec les termes abscons qu’on utilise ici !
Cayas+, c’est surtout un outil de planification financière qui te permet d’évaluer si tes projets de vie sont réalistes et qui calcule quel portefeuille serait le plus adapté pour les financer. Et comme nous sommes une société de Conseil en Investissement Financier, l’outil t’indiquera aussi les ordres d’achat et de vente pour le mettre en oeuvre.
Et pour ce qui est du levier, c’est la prochaine leçon que je rédige (il y en a déjà deux en attente de publication qui parlent des principes de construction de portefeuille).