Le premier article scientifique Cayas est disponible!

Bonjour à tous !

Vous avez peut-être vu passer la nouvelle : Cayas a été reconnue comme Jeune Entreprise Innovante. C’est une belle reconnaissance, et elle reflète bien notre ambition : développer des approches vraiment rigoureuses pour aider chacun à mieux piloter ses finances personnelles.

Dans cet esprit, je compte publier régulièrement des articles qui détaillent les méthodologies derrière Cayas, avec des preuves les plus solides possibles. L’objectif n’est pas de faire de la comm, mais de poser des bases scientifiques sérieuses et d’ouvrir la discussion.

Premier article disponible dès maintenant : le papier sur l’outil « plan de vie » de Cayas est en accès libre sur SSRN : https://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=6451062. C’est un pre-print : le document n’a pas encore passé les fourches caudines d’une revue à proprement parler (ça sera la prochaine étape), mais en attendant le contenu est disponible.

Qu’apporte concrètement ce travail ?

Le point de départ est assez simple : dans la réalité, un investisseur ne gère pas un portefeuille « dans le vide ». Il doit financer des projets précis, à des dates connues, tout en détenant parfois des actifs peu liquides et en étant exposé à des contraintes de financement. Pourtant, la plupart des modèles d’allocation traitent encore le portefeuille liquide comme un objet isolé.
Le cadre proposé cherche à combler cet écart en replaçant l’allocation dans une logique de bilan global. Autrement dit, l’investisseur est modélisé non pas seulement à travers ses placements financiers, mais dans sa globalité : ce qu’il possède, ce qu’il doit, et ce qu’il devra financer dans le futur.

À partir de là, un résultat assez naturel émerge, mais il est ici formalisé proprement : la prise de risque ne devrait pas être constante dans le temps. Lorsqu’un engagement important approche (achat immobilier, dépense contrainte…), il devient optimal de réduire progressivement l’exposition au risque afin de sécuriser les liquidités nécessaires. Une fois l’échéance passée, la contrainte disparaît et le portefeuille peut à nouveau se réorienter vers des actifs plus risqués.

Ce mécanisme n’est pas imposé de manière arbitraire dans le modèle : il émerge directement de l’optimisation. Plus les engagements à venir représentent une part importante de la richesse totale, plus cet effet de prudence est marqué. À l’inverse, lorsque ces contraintes sont faibles ou absentes, le comportement du modèle se rapproche des résultats classiques de la théorie financière.
C’est d’ailleurs un point important : en l’absence d’engagements ou d’actifs illiquides, le cadre retrouve les solutions standards. Cela permet de s’assurer que la complexité ajoutée ne vient pas perturber inutilement les résultats connus, mais qu’elle intervient uniquement lorsque la situation de l’investisseur le justifie.

Enfin, au-delà de l’intuition, l’objectif était aussi de proposer un cadre exploitable en pratique. Le modèle est construit de manière à pouvoir être résolu numériquement (et rapidement), et à être accessible à tous les abonnés de Cayas.

Bonne lecture, et n’hésitez pas à réagir !

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Merci pour ce partage. Existe t’il une version de ce document dans la langue de Molière ?

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Il n’existe actuellement pas de version en français de ce document :confused:

Par contre, il pourrait être intéressant d’en faire un potentiel article sur le blog Cayas, cette fois en français.

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Travail très utile.

Il me semble aussi que cette question des stades de vie/objectifs a des aspects culturels et dépendent de la société et de l 'économie nationale. Le risque ne peut être modélisé de la même manière aux USA ou en France, par exemple, car l 'Etat est plus protecteur ici (système libéral vs système plus social-démocrate)

Votre modélisation s’applique-t-elle plus particulièrement à la France ou a-t-elle vocation à être extrapolée à l’échelle mondiale ?

Bonjour

J’ai pris le temps de lire et, bien que n’étant pas un grand amateur des mathématiques, je me suis surpris à y prendre du plaisir. Alors merci pour ce travail de fond, très intéressant.

Et avec moi, pas de contre-arguments à craindre :laughing:

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Je pense que l’ensemble des outils qu’on a actuellement dépend peu des contraintes nationales. D’ailleurs, une très grande majorité, si ce n’est l’ensemble de la littérature que l’on utilise, est américaine (dans le sens écrite par des Américains ou des chercheurs dans des universités américaines).

Peut-être qu’il faut calibrer l’aversion au risque de manière un peu différente d’un pays à l’autre, peut-être qu’il faut un peu modifier l’ensemble des cashflows entrants/sortants, mais tout cela n’est que l’ensemble des données d’entrée du modèle.

Mais l’idée générale d’avoir un plan de vie avec de l’épargne et quelques objectifs de vie me semble être un concept relativement universel et largement utilisable.

Là où ça deviendra beaucoup plus périlleux sera lorsqu’on traitera l’aspect fiscal et la question de l’implémentation de cette cible stratégique : là, les contraintes fiscales feront que la solution (tactique, j’entends) sera très différente, mais l’allocation stratégique, ce qui est aujourd’hui renvoyé par le plan de vie, ne devrait pas être modifiée radicalement.

Merci :smiley:

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Si j’ai bien compris, l’article itère sur les théories classiques de gestion de portefeuille en proposant une manière de gérer les « contraintes de financement », c’est-à-dire des moments dans leur vie où les gens vont vouloir utiliser de l’argent de leur portefeuille pour financer leurs projets, quels qu’ils soient.

Donc ça aurait vocation à s’appliquer globalement, tant que les gens décident d’utiliser leur argent ?

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Félicitations en tous les cas :slight_smile:

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