Hier, la cour suprême des États-Unis a lâché une véritable bombe : elle a jugé illégales les taxes douanières généralisées de l’administration Trump. Résultat des courses, le gouvernement américain risque de devoir rembourser entre 150 et 200 milliards de dollars de taxes perçues illégalement. Jusque-là, c’est un énorme camouflet politique, mais attendez de voir la mécanique financière qu’il y a derrière…
Pendant que les entreprises américaines étouffaient sous ces taxes, la société d’investissement Cantor Fitzgerald leur a proposé un deal : racheter leurs futurs droits de remboursement contre du cash immédiat, mais avec une décote massive (en rachetant la créance pour seulement 20 à 30 % de sa valeur). Le problème, c’est que Cantor Fitzgerald est l’entreprise d’Howard Lutnick, l’actuel secrétaire au commerce de Trump et l’un des grands architectes de ces mêmes taxes. Avant de rejoindre le gouvernement, il a opportunément quitté son poste… pour en confier les commandes à son propre fils. Les premiers documents, datant de cet été, parlent de rachats par dizaines de millions de dollars, laissant présager des profits astronomiques.
Maintenant que les taxes sont annulées, l’entreprise dirigée par le fils du ministre va pouvoir réclamer 100 % des remboursements au Trésor américain, multipliant sa mise de départ par 3, 4 ou 5. En résumé, le père imposait des taxes illégales pendant que le fils rachetait les dettes bradées des entreprises en difficulté pour rafler la mise à la fin. Au final, les Américains auront payé des taxes au prix fort pour ruiner leur économie et enrichir directement la famille de leur propre ministre.