J’ai mis à jour la leçon sur le PEA dans le parcours pratique, pour ce qui concerne la fiscalité, à la suite de la nouvelle loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 (loi du 30 décembre 2025).
Le PEA est en effet concerné par le taux de CSG qui passe de 9,2 % à 10,6 %, faisant ainsi passer les prélèvements sociaux de 17,2 % à 18,6 %, faisant ainsi passer la flat tax de 30 % à 31,4 %.
(Je reconnais que j’aimais bien le 30 % tout rond.)
Par curiosité, j’ai regardé l’historique des prélèvements sociaux appliqués au PEA et c’est vrai que… It escalated quickly
Question parallèle au sujet du PEA (qui justifie indirectement son imposition/sa non-imposition) : est-ce qu’on a des études qui montrent la participation réelle des investissements dans l’économie du pays, et l’évolution dans le temps ?
Parce qu’avec l’essor des ETF à réplication synthétique, de l’ouverture pour les particuliers aux marchés étrangers, etc., j’avoue avoir bien du mal à « intuitivement » justifier cette niche fiscale
Le synthétique investissant sur des actions européennes en direct et que la perf est derrière via les mécanismes du SWAP, naïvement, je dirais que c’est via ce biais que malgré tout, ça aide à l’économie locale, vu qu’on possède réellement que les actions “locales” ?
Ça ne me semble pas optimiste, c’est bien ça. Cela dit, c’est quelque chose que j’avais rangé dans « ouverture pour les particuliers aux marchés étrangers »
J’ai regardé pour le CW8 par exemple : l’exposition locale (« l’économie du pays », c’est à dire française) est de 10 % (plus de la moitié sur le seul Airbus, donc en fait moins que ça car Airbus n’est pas 100% Français)…
Moins que celle des Pays-Bas, 5 fois moins que celle de l’Allemagne, et moins que… les USA.
J’ai beau aimer le gouda, les voitures et le McDonald’s, je ne suis pas sûr que « l’esprit » du PEA ait été de mieux financer Deutsche Bank, Nvidia et Apple que toute l’économie française
On est de toute façon sur un marché secondaire : on ne finance pas directement les entreprises dont on est actionnaire.
Le seul impact qu’on a en tant qu’actionnaire est sur la valeur de l’entreprise, donc indirectement sur la capacité des entreprises à se re-financer sur le marché obligataire, et éventuellement, rarement, se refinancer en émettant de nouvelles actions en bourse.