ETF monétaire, commodities et eau en PEA : décorrélation réelle ou faux amis?

Probablement moins. Schématiquement, les commodities apportent de la diversification même en quantité limitée car elle sont volatiles, mais elles ont une espérance de rendement modeste à long terme donc tu n’en veux pas trop non plus. Elles sont généralement suggérées sur des allocations entre 5 et 10% du portefeuille brut : tout va dépendre de tes hypothèses.

Si tu veux prendre une décision éclairée sur le sujet, tu peux commencer par lire le parcours pédagogique et ce livre blanc de Vanguard.

Personnellement, j’ai dans les 5% de commodities en ETF, mais j’ai indirectement des positions sur cette classe d’actif via des fonds alternatifs. Attention, mon contexte n’est probablement pas transposable au tien !

Le concept d’intérêts composés est trompeur dès lors qu’on investit sur des actifs risqués. Tu ne fais pas +x% tous les ans, mais tu as des rendements aléatoires : +3% un an, -10% le suivant, +17%, patati patata. Cette variabilité dans les rendements, c’est le risque.

En remplaçant des actions par du cash en PEA, tu réduis ton espérance de rendement, mais aussi le risque. Tu fais ça car lorsque tu viens de casser la tirelire et que tu ne peux plus te permettre de prendre autant de risque, car un krach boursier pourrait amener ton capital disponible trop bas pour absorber un accident de la vie.

Tu abandonnes un peu de potentiel de gain, pour réduire un potentiel de situation de merde le temps de reconstituer suffisamment de matelas, ce qui te permettra d’augmenter graduellement le risque.

Mais pour répondre à ce qui te tracasse, comme on est en PEA, tu n’auras pas de frottements fiscaux, donc tu ne casses pas ta dynamique d’accumulation. Tu la régules.

C’est justement l’objet des outils Cayas : ils font les calculs pour t’aider à prendre cette décision. Comme on parle d’investissement, il y a forcément beaucoup d’incertitudes, mais une simulation avec des hypothèses honnêtes aura beaucoup plus de chances de fonctionner que de choisir une allocation à l’arrache.

Dans cet exemple, c’est ça, oui.

Alors là oui ! Tu décris un portefeuille qui va globalement se comporter comme un World, avec un risque multiplié par environ 1,5. Cette allocation n’est pas encore très diversifiée : elle contient 12% d’obligations et 10% de commodities pour 158% d’actions. Ce serait un portefeuille très volatil s’il n’est pas accompagné d’autres actifs hors PEA.

C’est une bestiole très différente d’un portefeuille 100% actions ou d’un portefeuille (vraiment) diversifié.

Pour commencer, on part usuellement sur bon vieux World et des livrets pour cibler le niveau de risque adéquat, ou comme tu le suggères :

Mais ne te méprends pas, ce mélange va se comporter d’une façon très similaire à un World.

Si l’on veut vraiment diversifier, il faut dégainer des allocations très différentes. Par exemple, mon portefeuille ne contient qu’environ 40% d’actions, mais avec du levier pour m’amener à un niveau de risque similaire à celui d’un portefeuille 2/3 actions + 1/3 obligations.

Oui, mais n’oublie pas qu’une allocation peut s’ajuster en cours de route, pour un coût faible si tu es en PEA ou que tu n’as pas encore beaucoup de plus-values latentes.

Mieux vaut commencer simple et éventuellement ajouter des subtilités au fur et à mesure.

2 « J'aime »