Avis sur les produits structurés

L’industrie financière commercialise massivement les produits structurés comme des solutions miracles capables de capturer la hausse des marchés tout en protégeant le capital. Cette étude, fondée sur une modélisation financière de trois produits, Exigence 33, Objectif Juin 2025 et Horizon Taux, montre que cette promesse repose sur peu de faits tangibles.

Malheureusement, aucune étude numérique n’existe à ma connaissance. Nous nous proposons donc d’en mener une, à notre échelle et avec nos compétences, pour sortir du discours marketing et essayer de chiffrer ces produits particulièrement complexes.

Le verdict de ces simulations est sans appel : les produits structurés ne sont pas des instruments de protection, mais des outils de transfert de risque des institutions vers les particuliers. Cette note expose les mécanismes utilisés pour effectuer ce transfert en masquant le risque, afin de vous permettre de déterminer si les produits structurés ont réellement une place dans votre patrimoine.


Fonctionnement des produits structurés

L’indice de référence

La performance finale dépend d’un indice dont la construction est souvent optimisée pour l’émetteur. Trois points méritent une attention particulière :

  1. L’exclusion des dividendes : Soit l’indice ne les réinvestit pas (Price Return), soit il les intègre mais prélève un forfait fixe (le décrément).

  2. L’effet du décrément fixe : Contrairement aux frais proportionnels, le décrément fixe pèse de plus en plus lourd en cas de baisse de l’indice, accélérant mécaniquement la dépréciation du produit et augmentant massivement la probabilité de perdre la totalité de son capital.

  3. Le risque de taux et d’inflation : Pour certains produits à capital garanti, une hausse de l’inflation peut déclencher l’annulation des coupons. L’investisseur se retrouve alors avec un capital garanti nominalement mais dont la valeur réelle fond à mesure que les prix augmentent.

Le piège des intérêts simples

On ignore souvent que les gains sont calculés en intérêts simples (ex: 1 % par mois). Contrairement à un investissement classique où les gains réinvestis produisent de nouveaux intérêts (intérêts composés), les coupons d’un produit structuré ne travaillent pas. Mathématiquement, un gain affiché de 114,9 % sur 10 ans n’équivaut qu’à un rendement réel de 7,95 % par an. C’est une subtilité marketing qui flatte l’espérance de gain perçue mais masque le rendement réel de l’investisseur.

Barrières de protection et autocall

Les barrières définissent la géométrie du risque. Pour les produits de rendement sur actions, la barrière de protection agit comme un seuil de rupture conditionnel. Tant que ce niveau n’est pas franchi, le capital est garanti, voire s’apprécie, mais au-delà de cette frontière, l’investisseur subit l’intégralité de la baisse. Parallèlement, la barrière de rappel constitue une option aux mains de l’émetteur qui limite le gain potentiel en forçant le remboursement dès que les conditions de marché deviennent trop favorables pour le client. Dans le cas des produits à capital garanti, ces barrières délimitent un tunnel de performance. Le risque n’est alors plus la perte faciale du capital, mais un coût d’opportunité sévère couplé à une illiquidité subie. L’investisseur échange sa participation à la hausse contre une garantie qui, si l’indice sort du tunnel prévu, peut le laisser prisonnier d’un placement servant un rendement nul pendant plus d’une décennie et laissant donc son capital se faire grignoter par l’inflation.

Réalité fiscale en assurance-vie : frais et impact sur le rendement net

L’analyse de la rentabilité ne peut se faire « hors sol ». Dans cette étude, nous adoptons l’enveloppe de l’Assurance-Vie comme référence pratique et modélisons l’inflation pour estimer le rendement réel de ces produits


Simulation et comparaison de produits structurés : analyse de 3 cas réels

Cette section présente la réalité du marché à travers l’étude de trois instruments spécifiques (Exigence 33 (FR1459ABA060), Objectif Juin 2025 (FR001400YZD0) et Horizon Taux (FRSG000176F4)) sélectionnés parmi les offres de grands émetteurs de la place (Natixis, Société Générale, Goldman Sachs) et commercialisés par des courtiers de premier plan. Ces produits, bien que distincts par leurs sous-jacents et leurs promesses, constituent, d’après notre vision, un échantillon représentatif de la diversité et des standards actuels du marché des produits structurés en France. Nos simulations de Monte-Carlo, calibrées sur des dynamiques de marché (sauts de volatilité, corrélation en cas de stress, intégration d’une probabilité de krash, …), mettent en évidence le profil de risque réel de ces instruments par-delà les plaquettes commerciales et offrent aux investisseurs particuliers une vision plus objective de la rentabilité réelle et du risque encouru.

Avis sur Exigence 33 : le piège de l’indice à décrément fixe

Exigence 33 est indexé sur l’indice Bloomberg MSCI EMU and USA Top 20 Select Equal Weighted 50 Points Decrement (MXE2050D). Bien que les dividendes soient réinvestis, l’indice retire 50 points de manière forfaitaire chaque année. Nos simulations de Monte-Carlo, intégrant des risques de krach et des sauts de volatilité, révèlent une dynamique inquiétante.

Le fonctionnement repose sur une structure d’autocall mensuelle :

  1. Rappel anticipé : Dès le 12ème mois, si l’indice est supérieur ou égal à son niveau initial, le produit est remboursé avec un gain fixe de 0,9583 % par mois écoulé (soit environ 11,49 % par an).

  2. Protection à l’échéance (10 ans) : Si le produit n’a pas été rappelé, le capital est remboursé à 100 % si la baisse de l’indice ne dépasse pas 50 % de son niveau initial.

  3. Risque de capital : Si l’indice clôture en baisse de plus de 50 % à la date finale, l’investisseur subit l’intégralité de la baisse historique, entraînant une perte en capital proportionnelle.

Ces simulations illustrent la toxicité du décrément fixe. Un prélèvement de 50 points sur un niveau initial de 840 équivaut à un rendement de dividende implicite de 6 %. Cependant, en cas de baisse de l’indice (par exemple à 600 points), ce prélèvement représente alors plus de 8 % de la valeur restante.

Résultats des simulations :

  1. Rendement nominal annuel : moyenne 1,39 %, médiane 8,99 %

  2. Rendement réel annuel (net d’inflation) : moyenne -0,60 %, médiane 6,85 %

Note de lecture : Le graphique Nominal montre une concentration de rappels précoces (la « bosse » à droite). Le graphique Réel décale l’ensemble de la distribution vers la gauche. La zone de perte lourde à l’extrême gauche confirme le risque de rupture de barrière.

Risque Majeur : L’illusion de la protection à 10 ans.

La barrière de protection à -50 % est largement théorique. Sur 10 ans, le décrément prélève 500 points (50 pts x 10 ans). Sur un indice initial à 840, cela signifie que même si le marché est stable (0 % de performance réelle), l’indice tombera à 340 points, franchissant ainsi la barrière de protection (420 points). L’investisseur est condamné dès le départ à ce que le marché surperforme largement le décrément pour simplement ne pas perdre son capital. En résumé, Exigence 33 n’est pas un placement de « rendement protégé », mais un pari risqué sur une hausse du marché.


Avis sur Objectif Juin 2025 : concentration et retrait des dividendes

Ce produit est lié à la performance d’un panier de cinq actions européennes majeures (Renault, ENI, BNP, STMicro, Axa). À la différence d’Exigence 33, ce produit n’a aucun décrément. Le panier est équipondéré (20 % par titre), ce qui lisse la volatilité, mais l’indice est calculé hors dividendes (Price Return).

Le fonctionnement repose sur une structure d’autocall annuelle :

  1. De l’année 1 à 9 : Si la performance du panier est positive ou nulle à une date d’anniversaire, le produit est remboursé par anticipation avec le versement d’un coupon de 8,80 % par année écoulée.

  2. À l’échéance (10 ans) : Soit le panier est positif et l’investisseur reçoit son capital plus 88 % de gain, soit le panier est en baisse mais au-dessus de la barrière de protection (50 %), et l’investisseur récupère uniquement son capital nominal.

  3. Risque de capital : Si le panier clôture sous la barrière de protection à la date finale, l’investisseur subit l’intégralité de la baisse du panier.

Résultats des simulations :

  1. Rendement nominal annuel : moyenne 3,55 %, médiane 6,58 %

  2. Rendement réel annuel (net d’inflation) : moyenne 1,52 %, médiane 4,49 %

Risque Majeur : Le « Dividend Gap » et la corrélation.

La confiscation des dividendes (souvent > 5 % sur ces titres) est un coût caché massif qui n’est pas compensé par le coupon de 8,8 %. Bien que l’absence de décrément rende ce produit moins « toxique », l’investisseur reste exposé à une baisse simultanée de quelques titres. Si le panier finit à 49 % de sa valeur initiale, la protection s’évapore et l’investisseur subit une perte sèche de 51 %. En résumé, on accepte un gain plafonné alors qu’on porte un risque de perte en capital substantiel.


Avis sur Horizon Taux : capital garanti et risque d’inflation

Horizon Taux repose sur les taux d’intérêt (EURIBOR 12 mois) et offre une garantie du capital à 100 %. La structure est la suivante :

  1. Années 1 et 2 : Un bonus inconditionnel unique de 11,50 % versé au débouclage.

  2. Années 3 à 12 : Des coupons annuels de 8,25 % si l’EURIBOR est inférieur ou égal à 3,25 %.

Le risque majeur n’est pas la perte nominale du capital, mais son érosion réelle. En modélisant le lien entre taux et inflation, on constate que si l’inflation bondit, l’EURIBOR dépasse 3,25 %, annulant les coupons au moment même où l’investisseur en aurait le plus besoin pour protéger son pouvoir d’achat.

Résultats des simulations :

  1. Rendement nominal annuel : moyenne 3,61 %, médiane 4,21 %

  2. Rendement réel annuel (net d’inflation) : moyenne 1,75 %, médiane 2,66 %

Note de lecture : La distribution réelle (en orange) est beaucoup plus étalée que la nominale, illustrant l’incertitude liée à l’inflation sur une longue période.

Risque Majeur : Le piège de l’inflation.

La garantie nominale est un leurre si l’inflation est forte. Dans 26 % des scénarios, le rendement réel est inférieur à 1 %. En cas de choc inflationniste durable, ce produit devient un instrument de destruction programmée du pouvoir d’achat : vous récupérez vos 1000 €, mais ils n’achètent plus qu’une fraction de ce qu’ils valaient 12 ans plus tôt.


Bilan : Faut-il investir dans les produits structurés ?

L’essentiel de notre analyse peut se résumer à quatre points critiques :

  1. Asymétrie des rendements : Le gain est structurellement plafonné alors que la perte peut être totale. L’investisseur porte le risque de baisse sans jamais profiter pleinement des fortes hausses de marché.

  2. Confiscation des dividendes : Les dividendes non versés, représentant un coût d’opportunité massif et souvent invisible.

  3. Accumulation de frais : Entre les frais de l’assurance-vie, les indices à décrément et les marges de structuration, la performance moyenne est systématiquement amputée et plutôt faible.

  4. Illusion de la garantie : La garantie en capital est nominale. Recevoir son capital initial dans 10 ou 12 ans équivaut, en termes réels, à une perte subie de pouvoir d’achat, surtout si l’inflation augmente et que les coupons ne sont pas versés lorque celle-ci dépasse un plafond.

En conclusion, la complexité de ces produits sert trop souvent à masquer une espérance mathématique médiocre. Derrière un marketing rassurant, l’épargnant se voit proposer des instruments qui n’offrent ni la performance dynamique des actions, ni la sécurité réelle des obligations ou des produits monétaires. Sauf cas très particulier, ces produits ne constituent pas une solution optimale dans une stratégie patrimoniale long terme.

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Blague à part, super analyse ! L’asymétrie des rendements est tout bonnement abominable, avec des moyennes inférieurs à des médianes… Rien que pour ça on ne devrait jamais toucher à ces produits.

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5 messages ont été scindés en un nouveau sujet : Stellantis –28 % en Bourse : des milliers de produits structurés désormais sous pression

Bonjour Guillaume

Merci pour cette étude qualitative.

Le delta important entre le rendement moyen et le rendement median sur le premier produit, s’explique par le risque non négligeable de perte de 100%, qui tire fortement la moyenne à la baisse ?

Est ce que ça ferait sens de comparer la distribution des rendements de ces produits avec celle d’une exposition à un indice mondial, selon les mêmes simulations de marché ?

Oui, c’est exactement ça ! La distribution des rendements a une asymétrie, ou skewness pour utiliser du jargon compliqué, très forte à gauche, ici tirant la moyenne vers le bas mais pas la médiane.

On pourrait effectivement. Mais je modère toutefois un peu la comparaison : les produits structurés ont des distributions de rendements si éloignées de ce qu’a un indice large que la comparaison devient difficile, surtout si l’on veut faire cette comparaison à « risque » équivalent.

[LesEchos] Placements : avez-vous souscrit un produit structuré sans le comprendre ?

Lien vers l’article → https://archive.ph/0eZEw

L’autorité des marchés financiers (AMF) publie une étude de place pour muscler la transparence d’un marché qui a drainé 42 milliards d’euros en 2023. Entre frais « invisibles » et indices techniques, le régulateur recommande une plus grande clarté pour les épargnants.

Premier point d’alerte : la sophistication des mécanismes (barrières, autocall, effets de mémoire, indices à décrément). Les indices “à décrément”, présents dans 73 % des lancements en 2023, peuvent artificiellement améliorer le coupon affiché, tout en accentuant les risques en cas de baisse des marchés, notamment avec les décréments en points fixes.

Deuxième sujet : les frais. Les frais de structuration sont souvent prélevés dès la souscription mais calculés sur une durée théorique longue (10–12 ans). En cas de remboursement anticipé (fréquent), le coût réel annualisé peut être beaucoup plus élevé que ce qui est perçu par l’investisseur.

Par exemple, les frais affichés de 0,75 % par an correspondent en réalité à des frais de 7,5 % s’ils sont prélevés la première année. « En matière de produits structurés, rien n’est réellement faux ou manipulateur, mais tout est très flou », s’exaspère une source experte de ces structurations.

L’AMF recommande un encadré de synthèse clair détaillant l’ensemble des frais (structuration, distribution, enveloppe) afin de mettre fin au rendement “facial” mis en avant sans prise en compte des coûts.

Aujourd’hui, pour comprendre le coût réel d’un produit structuré, l’épargnant doit jongler entre le document d’informations clés (DIC) et la brochure marketing. Désormais, cet encadré en sept points devra afficher l’empilement total des strates : frais de structuration, frais de distribution, et effet des frais sur l’enveloppe de détention. Pour l’investisseur, cela signe la fin du rendement facial très élevé, par exemple de 8 %, sans prendre en compte les frais d’entrée ou la gestion du contrat.

Lien vers l’étude du groupe de travail de l’AMF : Etude du groupe de travail des commissions consultatives sur les bonnes pratiques pour améliorer la lisibilité et la compréhension des produits structurés, distribués aux particuliers en France | AMF

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Bonjour,

J’ai été assez surpris de constater que, dans le dernier numéro de Mieux Vivre Votre Argent, les fonds structurés étaient pour eux une option à envisager dans une diversification patrimoniale. A condition, toutefois, que le produit choisi ait un « capital garanti 100% à l’échéance ».

Si même des magazines « reconnus » s’engouffrent dans la brèche…

Cela me donne un peu le sentiment qu’il existe, dans une partie de la presse patrimoniale destinée à un public plutôt aisé, une forme de valorisation implicite de la sophistication financière. Comme s’il fallait proposer des produits « élaborés » pour paraître pointu ou haut de gamme, même lorsque des stratégies beaucoup plus simples, transparentes et peu coûteuses (mais plus modestes dans l’approche) auraient statistiquement davantage de chances d’être profitables à long terme.

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Exception faite peut-être d’Investir et des Échos la presse financière française est assez nulle je trouve. Il manque un magazine patrimonial indépendant et de qualité.

Cayas va lancer son papier :grimacing:

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Il faut se mettre à la place du rédacteur (je refuse le terme journaliste pour le coup) de l’article.

  • Les sujets sont toujours les mêmes et reviennent chaque année. Ce n’est pas possible de faire un magazine mensuel qui traite de sujets divers et variés si au final il suffit de dire que tout se résume peu ou prou à 4 ETF repartis sur un pea, un cto et une av avec éventuellement un peu d’immobilier. Et rien de plus… heureusement que chaque année, il y a le classement des meilleures AV(utile pour le coup pour le néophyte)
  • Il faut donc trouver des sujets différents, faire croire qu’on s’y connait et que le magazine apporte une vraie plus value. Qui va s’abonner si une fois qu’on a dégrossi et très bien expliqué comme le fait cayas via son parcours pédagogique, il n’y a (quasiment) rien à apprendre de plus pour l’investisseur moyen?
  • Il ne faut pas se leurrer, c’est probablement un microcosme ou chacun y trouve son compte. On invite les gérants pour créer du contenu, ça fait sérieux et en retour, on promeut leurs produits
  • Il faut aussi se dire que les publireportage ou les publications ciblées font également vivre le magazine. Ça ferait mauvais genre de déglinguer un produit type produit structuré et d’en faire la publicité dans la page à côté.
  • Ça demande une vraie connaissance de faire des sujets de pointe, de niche qui sortent de l’ordinaire, ce que n’est probablement pas le rédacteur… et dans ce cas le produit final n’est probablement pas la cible des magazines. Madame Michu ne s’amuse pas à lire les articles de Guillaume, même si elle a un petit faible pour la Grèce antique ou les hiéroglyphes. Elle n’a pas non plus envie de devoir prendre un Doliprane une fois l’article terminé. Cela ne la passionne pas. Par contre, elle a entendu sur bfmtv qu’il fallait de l’AV avec de la gestion pilotée. Ça c’est du sérieux.
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Oui, je comprends le principe : il faut proposer du contenu varié.
Mais, au-delà des produits basiques, il y a sûrement mieux à faire que de vanter ce types de montages. Il n’y a qu’à parcourir brièvement certains sujets ici présents pour se rendre compte que le monde de la finance offre plein de possibilités techniques plus avancées (voir complexes) qu’un simple DCA sur ETF world.

Mais le ressenti que j’ai va au-delà de la mention des produits structurés, c’est plus global. Par exemple, notamment pour ceux qui connaissent ce magazine, il y a la rubrique « Finances d’une famille ». Selon mon humeur, soit cela me fait rire, soit cela m’agace. L’objectif est ici de cibler un ménage ayant contacté la rédaction, afin de développer un ou deux points en particulier. Cela rejoint donc le principe qu’il ne faut pas tourner en rond en répétant toujours la même chose, ce que j’entends parfaitement.
Mais, quand on tombe dernièrement sur le profil d’un couple de retraités, avec des revenus très conséquents, et qui se plaignent de leur faible capacité d’épargne alors qu’ils dépensent 1.500 euros mensuels en courses alimentaires (entre autres), on peut douter de l’honnêteté des réponses apportées.

Proposer divers montages financiers au lieu de simplement rappeler au bon sens budgétaire, cela ressemble davantage à un brossage dans le sens du poil d’abonnés soucieux de leur image plutôt qu’à de véritables conseils apportant une réelle une plus-value.
Pour résumer cela en un mot, j’irais vers « snobisme ».