[Ask Me Anything] Marine Hermenault dirige le conseil financier chez Cayas

Hello à tous,

Cayas s’agrandit ! Marine rejoint l’équipe en tant que directrice générale en charge du juridique et du conseil financier :tada:

Marine est passée à la sauce Cayas

Son profil

Normalienne en droit et en économie, elle est surtout l’une des rares conseillères financières vraiment indépendantes, comme moins de 5 % des CGP en France. Pas de rétrocommissions, pas de conflits d’intérêts.

Vous êtes plusieurs à avoir repéré ses messages carrés et pertinents sur le forum. L’œil de la juriste allié à la rigueur académique, le tout emballé dans une grande capacité d’écoute et de pédagogie. Bref, un profil de pokemon rare.

Pourquoi elle rejoint Cayas ? Deux raisons

:index_pointing_up: Un enjeu réglementaire. La prochaine évolution de Cayas dira précisément quoi acheter ou vendre pour tendre vers votre allocation cible. C’est une activité soumise à la réglementation du conseil financier. Marine est certifiée CIF et juriste. Ajouter cette double compétence à l’équipe est ce qu’on appelle entre nous un bon move.

:victory_hand: Un besoin de conseil humain. On a senti que certaines personnes ont besoin de parler à un humain pour mettre le pied à l’étrier, ou ont simplement des questions ou une situation particulière. Cayas a lancé une offre de test en partenariat avec Marine, qui a fait carton plein en 7 jours. Le signal est clair. Cayas Accompagné va bientôt rouvrir ses portes pour les abonnés Cayas+ sur liste d’attente.

Et parce qu’elle est déjà sur le pont, Marine est en train de construire une petite équipe de conseillers indépendants, choisis avec soin. (Critère de recrutement n° 1 : aimer les capybaras :yellow_heart:)

:backhand_index_pointing_right: Vous pouvez lui poser toutes vos questions !

À vous les studios :backhand_index_pointing_down:

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C’est la version 2.0 ! Même personne, mais avec un email Cayas maintenant :star_struck:

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Je me lance :

  • Est-ce que tu comptes garder ton activité précédente ou cette activité a vocation à fusionner avec Cayas ?
  • Est-ce que les futurs conseillers seront des salariés Cayas, ou des « indépendants », à la manière des agents immobiliers ?
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Courageux d’être le premier ! :flexed_biceps: Merci, j’attendais avec impatience ce premier échange.

Les inscriptions à l’ORIAS sont annuelles, donc j’ai jusqu’à février 2027 pour décider. Je n’ai pas de clause de non-concurrence avec Cayas, même s’il y a bien sûr un engagement contractuel (et moral) au non-braconnage[1].

Ça dépendra de ma clientèle existante MHCIF. Même si je suis convaincue que 99%[2] bénéficieraient d’utiliser Cayas+, je n’ai pas l’intention de le leur imposer en contrepartie de mon suivi. Il faudra aussi voir l’équilibre économique : maintenir mon activité indépendante implique des coûts fixes d’environ 3000€ par an (immatriculation, assurance, outils, etc.).

Maintenant, en pratique, ma priorité est très claire : c’est le développement de Cayas. Je n’ai pris aucun nouveau client non-Cayas depuis le lancement du partenariat, et la double casquette conseil / travail en interne est déjà tendue en ce moment. J’ai même fermé mon formulaire de premier contact, c’est dire à quel point MHCIF est en quasi-dormance.

Et après avoir goûté au conseil avec l’outil, j’ai absoluuuument zéro envie de retourner en faire sans :

  • Une de mes premières remarques à Vincent : déterminer l’alloc stratégique de mes clients (la version actuelle de Cayas+), c’est « que » 20% de mon taf de CGP, mais Cayas fait déjà ça au moins 100x mieux que moi[3]. Impossible d’atteindre ce niveau de personnalisation et de précision à la mano.

  • C’est tellement plus agréable dans la relation client : ils peuvent visualiser clairement l’impact de leurs projets grâce à plan de vie, travailler dessus en asynchrone, et ils ont tout le parcours pédagogique pour mieux comprendre ce que je leur raconte.

  • CIF est une profession réglementée avec des grosses formalités juridiques. C’est la partie la plus pénible et chronophage du travail. Cayas mobilise les ressources pour qu’on automatise ça à la hauteur de mes standards, et franchement, je serai la femme la plus heureuse du monde si j’ai plus jamais à écrire une déclaration d’adéquation de zéro.

  • Et enfin, je suis aux premières loges pour voir et co-construire la gestion des ordres (Cayas partie 2) qui arrivera dans les prochains mois, et c’est absolument incroyable. De l’algo de Guillaume aux interfaces en cours de développement. Je veux le meilleur pour mes clients, et le meilleur c’est ça.

La petite équipe que je suis en train de constituer sera composée de salariés, oui. On ferme pas la porte d’avoir à terme des partenaires sélectionnés avec soin, mais c’est encore trop tôt.

  1. Un modèle de partenariat demande toute une infrastructure dont le développement n’est pas prioritaire (contrat cadre, formation, contrôle qualité, animation, conformité, outils, supports, …). Il faut que ce soit gagnant-gagnant. Les standards de sélection seraient aussi très hauts : on prône l’indépendance radicale. Il n’y a pas tant de conseillers que ça qui sont strictement indépendants et rémunérés exclusivement aux honoraires.

  2. L’outil est en pleine transformation. Les process évoluent vite, on itère énormément à partir des retours utilisateurs, ce qui impose un cycle de feedback très court entre les conseillers et l’équipe de développement. Former en continu un réseau externe serait pénible pour tout le monde, créerait des ralentissements et dégraderait le service.

  3. L’outil est complexe : il y a une dimension importante de service client dans le rôle des conseillers tel que je le conçois, qu’on peut pas externaliser. On a besoin de gens en interne qui utilisent l’outil avec des clients tous les jours.


  1. à savoir, je ne conseille pas les non-abonnés qui m’ont connu via Cayas ↩︎

  2. déso, je convertirai pas ma cliente de 76 ans qui trouve que les virements entre comptes c’est difficile ↩︎

  3. et, sans fausse modestie, j’étais déjà pas une tanche avant ↩︎

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Excellente maitrise de Cayas dans son développement de fonctionnalités, son orientation stratégique et le recrutement de remarquables compétences. Longue vie à Cayas.

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On me souffle à l’oreillette que ma réponse d’hier était trop complète, et que j’ai accidentellement pré-répondu aux autres potentielles questions. :sweat_smile:

Hésitez pas, je suis ok pour partager ma recette du meilleur gâteau au chocolat.

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Est-ce que tu mets de la courgette dedans ?

J’ai essayé avec la courgette ! et avec de la banane aussi. Mais non, le MEILLEUR gâteau au chocolat, ça reste avec du beurre. :smiling_face_with_three_hearts:

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Par curiosité t aimes pas la courgette?-:slight_smile:

Je suis un adorateur zélé de tous les légumes. A part peut-être les rutabagas, le légume oublié qui aurait du le rester.

Mais à part ça, les gâteaux au chocolat courgette, ça marche étonnamment bien !

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Voici une version approuvée par la Fédération française des diabétiques; pour ne pas trop faire grossir son épargne de précaution.

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Moi j’ai une question qui m’intrigue : comment tu te débrouilles d’une situation où un client est très fier d’un investissement cataclysmique pour lui ?..

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Et hop une petite question: est-ce que comme les cordonniers tu es mal chaussée?

Comment gères-tu ton argent? Quelle est ta stratégie et comment a-t-elle évolué au fil du temps?

Comment arrives-tu à convaincre les gens que payer un service indépendant est plus bénéfique pour eux que de ne pas payer un conseiller qui se rémunère sur leur dos ?

Quand j’en discute avec des amis qui ont souscrit via un CGP absolument dépendant, les phrases qui reviennent souvent sont : j’y comprends rien, il s’y connaît mieux que moi et c’est gratuit ; si il prend une partie de mes bénéfices il a tout intérêt à ce que ça me rapporte le plus possible ; etc.

Quel est le modèle économique de Cayas ? Est-ce une sorte de Range.com aux États-Unis, avec comme objectif d’avoir un wealth management par abonnement (flat fee), combiné à une plateforme d’éducation et technologique ? Et si oui, du coup, l’idée est-elle d’avoir une partie éducation avec un abonnement pas cher et de faire de l’upsell sur des services de conseil humain personnalisé ?

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Ça m’arrive rarement :sweat_smile: Généralement, les gens qui paient un accompagnement avec moi sont là pour du changement. Je vois régulièrement des petites dingueries, mais rarement dont ils sont « fiers ».

S’ils en parlent avec fierté, c’est soit 1) une stratégie qu’ils ont élaboré à partir de beaucoup de recherches perso (rpz mon client qui fait des perpetual futures sur les crypto) ou 2) il y a de l’affect : ils ont investi dans le fonds de private equity de leur petit frère qui est un génie (true story, deux fois différentes !)

Les étapes :

  • Comprendre : qu’est-ce que c’est, pourquoi et comment il a fait ce choix, les modalités de sortie
  • Mesurer l’impact : est-ce cataclysmique justement ? Quelle proportion de ton patrimoine[1] ? Impacte-t-il sa stabilité financière, ou la réalisation de ses projets futurs ?
  • Expliquer : les caractéristiques qui font que je trouve cet investissement pas adapté (la plupart du temps c’est l’illiquidité[2] / les frais / le niveau de risque), et les critères de réflexion à prendre en compte la prochaine fois.

Je suis pas là pour jauger si ton petit frère est un génie ou pas. Si c’est ce que tu veux tant que cet investissement est mesuré et qu’il met pas en danger tes projets, on peut construire un plan avec tout ce qui va bien autour. Généralement, ça veut dire des positions plus conservatrices sur le reste.

Aussi, la règle maison des 5% : tu peux faire ce que tu veux avec jusqu’à 5% de ton patrimoine financier si ça t’amuse, tant que le reste est bien investi. Gambling money.

Hahaha j’adore ! En vrai, je pratique ce que je prêche : j’ai que 9 lignes au total, dont 3 doublons variantes ESG. Portefeuille diversifié avec du levier via etf, stratégie d’investissement passif long terme en fonds indiciels, tous secteurs confondus répartis géographiquement.

Là où je suis mauvaise élève, c’est le nombre de comptes :woman_facepalming: Alors que je prône la simplification par le feu, j’ai… 5 CTO. J’en ai créé pleins quand je faisais mon benchmark, et parce que je voulais pouvoir guider mes clients sur l’ouverture/interface. Il faut que je fasse le ménage, merci de la piqure de rappel !

De très près :slight_smile: Je suis une fervente adepte de la méthode budget base zéro de YNAB, et de leur philosophie de gestion des finances bienveillante[3]. C’est la communauté YNAB qui m’a « guérie » de la sévère anxiété financière entraînée par mon burnout, j’ai fait mes armes de conseillère en tant que modératrice sur leur discord, et c’est là que j’ai rencontré ma mentor américaine qui m’a guidée dans ma reconversion pro.

C’est un peu intense d’avoir ce niveau de précision sur ses dépenses, mais c’est parfait pour moi, ça me permet de quantifier que j’utilise bien mes pépètes là où ça a de l’importance pour moi. Je suis en phase d’accumulation, avec des gros projets, et mon plan de vie Cayas me dit encore que j’ai 35% de probabilité d’echec donc c’est pas le moment de lâcher la barre !

Sur l’évolution de ma stratégie d’investissement :

  • J’ai beaucoup simplifié + diversification des classes d’actifs. Mon portefeuille partait dans tous les sens parce que j’avais la fausse impression que plus de lignes = plus de diversification (non). Je mesurais pas très bien mon profil de risque non plus : j’ai passé un brave moment en 100% actions avec clairement pas assez de liquidités à côté. :anxious_face_with_sweat:
  • Un gros apprentissage aussi : arrêter de timer l’entrée sur le marché !!! :expressionless_face: Par hasard, j’ai fait mon premier gros lump sum en octobre 2023 juste avant la grande remontada, et du coup je voulais toujours « rentrer au bon moment ». :roll_eyes: Je me suis vraiment pris la tête pour rien, ça m’agace rien que d’y penser. Maintenant j’investis le premier mardi du mois, au marché, et basta.

Au début, je me sentais obligée de beaucoup justifier ces honoraires. Puis une cliente m’a dit « je paye bien ma psy, pourquoi pas ma conseillère financière ? » et ça m’a complètement débloqué. :grinning_face_with_smiling_eyes:

Les gens sont pas dupes, ça commence à être bien compris que si c’est gratuit c’est toi le produit. Ma chance, c’est que c’est plutôt les gens qui me contactent, pour mon statut indépendant ou pour l’approche pédagogique. Donc pas trop besoin de convaincre de changer de CGP.

  • J’y comprends rien → Je vais t’expliquer, c’est pas sorcier. On te fait croire que c’est plus complexe que ça ne l’est.
  • Il s’y connaît mieux que moi et c’est gratuit → Instigue le doute et donne un point de référence. « Vraiment ? C’est quoi les frais de ton contrat ? Les pires AV du marché ont des frais supérieurs à 1.6%, moi je suis à 0.7% sur la mienne. On peut regarder dans ton relevé annuel, sinon on google le nom de ton contrat. »
  • Si il prend une partie de mes bénéfices il a tout intérêt à ce que ça me rapporte le plus possible → LOL non. Il optimise surtout son rendement horaire : le maximum qu’il peut extraire avec le minimum de temps, de risque et d’effort. Pas trop de risque = pas besoin de beaucoup de suivi (tu l’appelleras pas en flippant au prochain downturn) + le montant de sa rétrocom est plus prévisible.

Sur ce dernier point, ça c’est un comportement de CGP mercenaires. Ils sont pas tous aussi calculateurs. J’en connais qui sont pleins de bonnes intentions, qui vont prendre le temps d’apprendre à te connaître et de t’expliquer, mais quand même te recommander des produits pas ouf parce que c’est leur modèle économique. Les réseaux, c’est terrible pour ça. Je prône l’indépendance radicale parce que je veux aucune interférence entre moi et mes clients : je ne veux aucun intérêt à leur conseiller autre chose que ce qui me semble le plus adapté à leur situation.


  1. 30K de PE pour quelqu’un qui a 35K ou 3M€ c’est pas la même chanson ↩︎

  2. Damned, surtout sur les profils prudents. Envie de me le tatouer sur le front l’importance de la liquidité ↩︎

  3. 1h de conseil avec moi, c’est l’exact opposé de Caleb Hammer ↩︎

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Il me semble important de clarifier le point soulevé par Michael-2 concernant le modèle économique mais j’imagine que c’est probablement plus à @vincent.p d’y répondre.

En effet, quand j’ai découvert ce site je comprenais que le business model était de fournir :

  • une partie d’éducation en ligne pour créer une base communautaire et qui servirait à convaincre à passer au modèle payant
  • un abonnement annuel pour avoir accès aux outils

Quand vous avez lancé le partenariat avec Marine, j’admets avoir un peu « tiqué » car ça balayait l’argument premier du site qui était d’être indépendant et de fournir des conseils non intéressés. « Une indépendance radicale » pour reprendre vos termes : [Bilan] 2025, l’année où Cayas est né ı Notre plan pour 2026

Je peux comprendre l’argument portant sur la réglementation si vous souhaitez proposer directement des ISIN dans la prochaine version et la nécessité d’avoir Marine dans votre projet.
Je pourrai aussi comprendre qu’il vous semble obligatoire d’avoir un réseau de CIF en complément car le modèle économique ne suit pas.

Bref, j’aimerai bien que vous clarifiez votre feuille de route.

On sait tous comment a commencé Finary pour finir par proposer des AV…

edit : à titre personnel, j’attends l’ajout « fiscalité et rebalancing entre enveloppe » pour passer au modèle cayas+, j’estime avoir les compétences nécessaires pour gérer mon portefeuille seul mais cet outil serait un plus. Si demain, vous basculez totalement sur un modèle CIF, ce serait dommage mais autant l’annoncer.

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Je suis en train d’écrire la réponse :wink: ça prend un peu de temps d’écrire tout ça, et la question mérite son propre message donc je me suis dit que je commençais par publier ce que j’avais avant de manger.

la question mérite même plus qu’un sujet sur le forum. Elle mérite une page sur la front page du site :wink:

Les AV de Finary sont competitives, et ils vont proposer des PEA à terme. Je ne suis pas adepte du Finary bashing.

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