60/40 obsolète ou simple changement de régime ? Obligations encore défensives en 2026?

Oui en effet. Mea culpa. La notion de portfolio permanent se réfère aux 4 quadrants macros. Les allocations sont modifiées selon le jugement de C Gave sur les conditions macros.
Le poste soulignait :

Désolé, je rebondis un peu tard sur ce thread : intéressant, saurais tu retrouver le nombre de rotations effectuées sur une échelle de temps donnée ? Ca sous entend un balancement à 100% entre ces 4 actifs ? niveau rotation, ça n’aurait de sens que sur un PEA je pense, pour l’étanchéité fiscale. Dans ce cas j’imagine qu’il faudrait un proxy a GLD (minier per exemple, mais qui subira quand meme un krach boursier dans les premiers temps) ?

Résultat (mode = M100, allocation à 100 % dans l’ETF du régime du mois précédent : XLE/QQQ/GLD/TLT)

Total = 46 rotations sur 23 ans → moyenne de 2,00 par an.

Année Rotations Année Rotations
2004 0 2016 3
2005 4 2017 2
2006 3 2018 0
2007 8 2019 4
2008 1 2020 4
2009 0 2021 1
2010 2 2022 1
2011 1 2023 0
2012 1 2024 1
2013 0 2025 5
2014 0 2026 2
2015 3

Notes

  • Une « rotation » = un mois où l’actif détenu diffère de celui du mois précédent (le premier mois observé constitue une entrée initiale, et non une rotation). Le taux de rotation est faible — médiane d’environ 1 à 2 par an — avec des pics lorsque le régime macroéconomique était instable (2007 : 8, 2025 : 5) et plusieurs années sans rotation (2009, 2013, 2014, 2018, 2023) durant lesquelles un seul ETF correspondant au régime a été détenu toute l’année.## Résultat (mode = M100, 100 % dans l’ETF du régime du mois précédent : XLE/QQQ/GLD/TLT)

Total = 46 rotations sur 23 ans → moyenne de 2,00 par an.

Année Rotations Année Rotations
2004 0 2016 3
2005 4 2017 2
2006 3 2018 0
2007 8 2019 4
2008 1 2020 4
2009 0 2021 1
2010 2 2022 1
2011 1 2023 0
2012 1 2024 1
2013 0 2025 5
2014 0 2026 2
2015 3

Notes

  • Une « rotation » = un mois où l’actif détenu diffère de celui du mois précédent (le premier mois observé constitue une entrée initiale, et non une rotation). Le taux de rotation est faible — médiane d’environ 1 à 2 par an — avec des pics lors des périodes d’instabilité du régime macroéconomique (2007 : 8, 2025 : 5) et plusieurs années sans aucune rotation (2009, 2013, 2014, 2018, 2023), durant lesquelles un seul ETF de régime a été conservé tout au long de l’année.
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Voici la comparaison des distributions des rendements mensuels (rotation macro vs stratégie « buy-and-hold » sur le SPY), issue de la feuille « rotation_monthly » de la dernière simulation — 257 mois glissants (déc. 2004 – juin 2026) :

Statistiques de distribution
Indicateur Rotation macro SPY (B&H)
Moyenne
+1,31 %
+0,97 %
Médiane
1,31 %
1,50 %
Écart-type (mensuel)
5,70 %
4,36 %
Volatilité annualisée
19,73 %
15,11 %
Asymétrie (Skewness)
+0,21
−0,41
Kurtosis excédentaire
1,98
1,44
Mois min.
−17,07 %
−16,52 %
Mois max.
+24,97 %
+16,32 %
% de mois positifs
60,7 %
66,1 %
% de mois > +5 %
21,0 %
14,0 %
% de mois < −5 %
11,3 %
9,3 %
VaR à 5 % (mensuelle)
−7,54 %
−6,95 %
Tests statistiques (appariés / deux échantillons)
Test Résultat Interprétation
t apparié (diff. des moyennes)
t=0,94, p=0,35
moyennes non significativement différentes
Test des rangs signés de Wilcoxon
p=0,77
médianes non différentes
KS à deux échantillons (forme)
D=0,078, p=0,42
formes globales des distributions indiscernables
Test de Levene (variance)
stat=9,01, p=0,003
variances significativement différentes
Test de Shapiro (normalité)
les deux p<0,001
distributions non normales (queues épaisses)
Lecture
Même centre, dispersion différente. Les deux distributions présentent des moyennes/médianes et une forme globale statistiquement indiscernables (tests t, Wilcoxon et KS tous non significatifs), mais la stratégie de rotation macro est nettement plus volatile (test de Levene, p = 0,003) : écart-type mensuel de 5,7 % contre 4,4 %, et annualisé de 19,7 % contre 15,1 %.
Elle offre une meilleure « queue » droite et une asymétrie positive. La rotation macro présente une asymétrie positive (+0,21 contre −0,41 pour le SPY), avec une proportion bien plus élevée de mois de forte hausse (21 % au-dessus de +5 % contre 14 %) et une performance maximale plus élevée (+25 % contre +16 %). C’est la signature classique du momentum ou de la rotation : la stratégie capte les actifs gagnants selon le régime de marché (l’or en 2007/2022, etc.).
Toutefois, elle gagne moins souvent. Le SPY enregistre davantage de mois positifs (66 % contre 61 %) et une médiane plus élevée ; le SPY progresse de manière régulière, tandis que la rotation macro tire ses gains de mouvements moins fréquents mais plus amples, tout en subissant un risque de baisse légèrement plus marqué (VaR de −7,5 % contre −6,9 %, et davantage de mois inférieurs à −5 %).
Les deux distributions présentent des queues épaisses et s’écartent de la normalité ; les tests non paramétriques (Wilcoxon/KS) sont donc ici les plus fiables.
En résumé : la rotation macro génère un rendement moyen légèrement supérieur via une distribution à plus forte variance et asymétrie positive — un profil « tout ou rien » offrant une meilleure protection et un meilleur potentiel de hausse en cas de krach — alors que le SPY propose un profil plus resserré, plus régulièrement positif mais à asymétrie négative. La différence entre les deux tient au risque et à la forme de la distribution, et non au rendement moyen (les moyennes ne sont pas statistiquement différentes).