Sympa l’interview dans le podcast de Fabrice FLORENT (histoires d’argent #160) ![]()
Carrément ! Ce podcast m’a donné envie de bosser avec toi @Nicolas ![]()
(Oh wait…) ![]()
J’ai pas mal joué au poker à une époque (pas pro cela dit hein), et je trouve beaucoup de parallèles entre la finance et le poker.
Notamment qu’il faut décorréler la prise de décision du résultat de celle-ci. Puisqu’il s’agit dans les deux cas d’un jeu à information incomplète, où la part de chance est prépondérante.
On peut faire les bons choix et perdre de l’argent quand même. Et vice-versa : jouer comme un gros dégèn et gagner ![]()
À long terme les probabilités avantagent les bons joueurs, mais ça peut être (très) long.
Dans les deux cas, on peut atténuer l’impact négatif du risque avec une gestion de bankroll cohérente.
@Nicolas Toi qui a été pro, quels parallèles tu vois ?
Intéressant que tu notes cela car c est un point essentiel du livre de Annie Duke ex poker pro" Thinking in Bets Making Smarter Decisions When You dont Have All the Facts"
Son point une decision ne doit etre évalué non en fonction du resultat mais en fonction du processus de decision. Ex un coach remplace un joueur par un autre, l equipe perd et le coach est renvoyé mais objectivement il s agissait d une bonne décision pour telle ou telle raison. Si l équipe avait gagné la décision aurait été jugé une décision de genie. Comme si la chance ne jouait pas. Helas pour nos temps impatient on ne peut juger du succès d une stratégie que sur le long terme. Voir Cliff Asness well, value has underperformed, but let’s stay the course,” and then in June ’99, “I know this is bad, but I still believe in our process,” and then in December ’99, “Wow, this is the worst stretch of value underformance since the depression, and by the way, don’t mind the beads of sweat on my upper lip.”
Autre exemple Jean Todt reprends l équipe Ferrari et 4 années sans titre avec Schumacher avant de remporter 5 titres de suite.pendant 4 ans il avait restructuré toute l equipe et defini une stratégie. Mais il faut une sacré confiance en soi!
Ce sont de très bons exemples ! Je pense que ça doit être le point le plus dur psychologiquement en finances personnelles.
L’erreur de suivi d’un portefeuille diversifié par rapport à un indice de référence peut nous faire passer pour un gros abruti pendant des décennies, même si c’est la décision rationnelle.
Si on veut réduire le risque de gros gadins sur un horizon donné, on sacrifie nécessairement la possibilité de tout parier sur ce qui sera le meilleur cheval de cette période.
Merci @Orro ! J’ai découvert que l’interview a été publiée grâce à ton message ![]()
Vaste sujet, j’ai droit à combien de caractères ? ![]()
Je crois énormément aux parallèles entre la finance et le poker. Et plus largement, je vois plein de ponts entre les jeux vidéo pratiqués jeune, le poker, l’intérêt pour la finance (classique ou crypto), et même le sport.
Il y a énormément de personnes qui ont fait de nombreux ponts entre ces activités. J’ai un bon échantillon avec les joueurs qui étaient pro lorsque je l’étais dans les années 2010 ![]()
Si je reste focalisé sur les parallèles poker / finance :
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Ne pas être « result-oriented » : comme tu dis, il y a une part d’incertitude liée aux tirages. Au poker, tu dois apprendre à évaluer une décision indépendamment du résultat. C’est assez facile quand on parle d’espérance de gain à tapis, mais ça ne couvre qu’une petite partie de la variance. Le reste, ce sont les timings, les rencontres, les dynamiques de table. Bref, tout ce qui n’est pas uniquement lié aux tirages à tapis dont l’espérance de gain est facilement mesurable. Les exemples cités par @ZakZak sont excellents.
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Gestion du risque : comme en finance, un bon joueur de poker doit faire tendre son risque de ruine vers 0%. Pour cela il doit appliquer une gestion de capital rigoureuse. Descendre de limite si il encaisse une série de défaite.
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Psychologie : tu peux vivre des périodes longues où tu es perdant bien que ton espérance de gain soit positive, parfois plusieurs centaines de milliers de mains soit plusieurs mois de travail. Idem en Finance.
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Identification de ses biais comportementaux. L’idée est de bien maîtriser ses émotions pour éviter le « steam », voire le « tilt », où tu vas commencer à prendre des décisions suboptimales. Tu dois aussi identifier en quoi tes adversaires dévient de l’optimal pour exploiter leurs faiblesses.
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Prises de décisions nombreuses dans un contexte d’incertitudes : je jouais jusqu’à 2000 mains de l’heure en ligne, avec entre 6 et 24 tables ouvertes. Tu joues moins parfaitement que si tu n’as qu’une table, mais tu maximises ton taux horaire. Cela impliquait environ 4000 décisions par heure, plus d’une par seconde en moyenne. Tu dois apprendre à appliquer un Pareto sur tes décisions et ne pas te laisser dépasser. La majorité des décisions sont automatiques, d’autres sont très complexes. On retrouve ça en trading et en finance.
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Approche quantitative : tu dois estimer en permanence ton espérance de gain pour chacune des décisions.
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Apprendre à perdre : un excellent joueur en heads-up gagne 55% des mains. Il perd donc 45% du temps. Même les meilleurs ne gagnent que 55 à 60% de leurs sessions. Tu dois accepter de perdre contre plus faible. Ça apprend l’humilité. Tu dois aussi apprendre à décorréler ton humeur et ton estime de toi de tes gains ou tes pertes. Ça paraît simple comme ça, mais vivre un downswing de plusieurs mois peut te pulvériser moralement. A l’inverse, parfois tu vas gagner et avoir l’impression d’avoir tout compris alors que c’est juste la variance qui est de ton côté. Il est possible de tilter et de dévier dans ces périodes où tout te réussit…
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Compréhension de la variance : le cerveau n’est pas câblé pour saisir à quel point la variance peut être extrême. Elle est contre-intuitive, vertigineuse.
Je pourrais continuer longtemps ![]()
Hâte du groupe ultra select « les capybaras, from nl2 to nl200 », j’en suis !
C’est golden ça.
Roger Federed, considéré comme l’un des meilleurs joueurs de tennis de tous les temps, raconte qu’il ne gagne que 54% de ses coups. Ce qui est passé, est passé, maintenant il faut se focus sur le prochain coup.
Up ! Je n’ai pas donné de news ici depuis plus d’un an car mon allocation n’avait que peu ou pas bougé.
Comme évoqué dans le post initial, j’avais le désir de simplifier encore plus mon portefeuille et d’incorporer du levier pour donner plus de place aux diversifiants.
La bonne nouvelle, c’est que cette allocation a été très adaptée et n’a jamais été une source de charge mentale ou d’inquiétude. Je n’ai presque pas consulté mon portefeuille et ses évolutions sur la période, et n’ai jamais été inquiété face aux différentes secousses et crises internationales.
Mais… pendant tout ce temps, il y a eu la sortie de NTSZ (éligible PEA) et la démocratisation de NTSG, la sortie de VGGF (pour s’exposer uniquement aux obligations souveraines plutôt que souveraines + entreprises avec AGGH et VAGF), de quelques managed futures UCITS dont Winton Trend Enhanced Global Equity, d’un ETF World x2 en PEA… Tout cela donnait très envie car ces supports correspondaient exactement à mon envie d’un portefeuille diversifié à levier.
Aussi attractives soient ces nouveautés, plus le fait que mes connaissances sur l’allocation d’actifs avaient évolué, je n’ai jamais réussi à prendre le temps de me poser sur le sujet : flemme, peut-être peur de faire une connerie, procrastination…
C’est la sortie de l’outil de gestion des ordres la semaine dernière qui m’a permis d’enfin passer à l’action
[1]
J’en profite pour annoncer ici que je ne fais plus partie de l’équipe Cayas depuis quelques mois.
Franchement, bravo à toute l’équipe car j’ai vraiment ressenti un effet waouh pendant tout le parcours : que ce soit à la saisie des données, la signature des documents obligatoires, l’allocation progressive pour atteindre la cible, les suggestions et saisie d’ordres, etc.
Ça permet vraiment de pousser et de passer à l’action, même si on n’applique pas systématiquement 100% des recos faites.
Dans mon cas, le travail sur ce premier mois a été quand même assez fastidieux : une dizaine d’heures sur 4 jours ouvrés, une trentaine d’ordres (beaucoup de clôtures de positions inutiles). Mais quel kiff quand le ménage est fait et que le PF est simplifié ! Et une fois que ça roulera, ça demandera beaucoup moins d’ordres et de taff.
Voilà le résultat de la ré-allocation avec l’outil :
Profil investisseur :
- 35 ans
- Tolérance au risque : 4 (nombre légèrement ajusté à la hausse par rapport au questionnaire)
- Volatilité max : 10 % (ajusté légèrement à la baisse)
- Levier max : 130 % (vs 150% suggéré)
Allocation initiale :
Exposition financière : 96 %
Allocation actuelle (après application de la majorité des ordres suggérés) :
Exposition financière : 109 %
Allocation cible à 12 mois :
Exposition financière: 125 %
Volatilité : 8,64 %
Valeur à risque : -11,16 %
A+ ![]()
Bon et peut-être le fait que pile à ce moment je devais réviser les certifications AMF et AMF durable, il me fallait une activité de diversion
↩︎
Bonjour Nicolas
Je me demandais justement cet après midi si tu faisais encore partie de Cayas vu qu on ne te voit plus dans les vidéos.
Bonne réussite pour tes futurs projets.
As tu une idée du nombre de consultation de ton portefeuille financier durant cette période ?
Idem, je me suis aussi posée la question il y a quelques jours car je ne te voyais plus non plus intervenir dans le forum.
Merci pour les nouvelles et bonne continuation où que le vent te porte
.
Honnêtement c’est difficile de répondre avec un chiffrage précis, il n’y a pas de statistique consultable à ce sujet. J’ai arrêté mon abonnement finary en novembre dernier et, bien que l’agrégation continue de fonctionner, je ne faisais pas vraiment attention à reconnecter les différents comptes, et à essayer de suivre l’évolution précise du patrimoine financier global.
Pour tenter une réponse : vraiment peu, beaucoup moins qu’il y a quelques années, lorsque j’avais beaucoup plus de lignes et de stockpicks.
Merci ![]()
Merci @Clarine_G ![]()
Pour compléter la MAJ, voici les différents nouveaux supports détenus :
- NTSZ sur PEA (WisdomTree Eurozone Efficient Core UCITS ETF - 90 % Actions - 60 % Obligations) : pour le coup celui-ci ne faisait pas partie des recos de l’outil. Mais je suis trop fan de pouvoir avoir des obligs en PEA

- [LWLD] sur PEA (Amundi MSCI World (2x) Leveraged UCITS ETF Acc) : permet « d’augmenter » la taille du PEA et libérer de la place en portefeuille.
J’ai mis à peu près la moitié de la reco de l’outil, car j’avais déjà pris du levier avec NTSZ. - [VGGF] Vanguard Global Government Bond ETF : ça faisait longtemps que je souhaitais passer sur des obligations souveraines plutôt qu’un mix souveraines + corporates, pour plus de convexité en cas de crise. L’avantage d’avoir eu des ETF global aggregate (corporates + souveraines) pendant la récente montée des taux est qu’ils ont mieux résisté que les purs ETF d’obligations souveraines, coup de chance. Dans mon message de janvier, j’aspirais à un ETF avec des durations plus longues, mais finalement 6,7 c’est déjà pas mal… L’outil ne propose pas les autres supports à plus longues durations que j’avais identifiés à l’époque, probablement car ils n’ont pas une exposition géographique mondiale.
- [WTEGEIP] Winton Trend Enhanced Global Equity Fund (UCITS) I-P EUR Acc : je suis clairement moins familier avec les managed futures que certains membres de l’équipe Cayas
[1]J’avais déjà passé le pas d’une petite position DBMFE et assisté de loin aux conversations autour de Winton, mais ici ça m’a pris plus de temps car l’invest minimum est de 25k€, l’ETF est relativement récent, l’encours de la part est de ±400k€ (mais 300 M£ + sur toutes les parts)… Si j’avais pas été aussi proche de l’équipe, ça aurait été difficile de faire une confiance aussi aveugle sans plus d’explications sur l’alloc et sur l’intérêt du choix de ce fonds spécifique.
Voilà pour les supports.
En passant les différents ordres, j’ai réalisé à quel point IBKR était supérieur à tellement de niveaux. Le fait de faire des ordres de vente sur Bourso où les frais de courtage sont quasi systématiquement à 0,5% ou 0,6% [2] , contre 0,05% et moins sur IBKR, fait vraiment mal sur le moment, même si c’est relativement négligeable à long terme.
J’étais très convaincu de Bourso, en partie grâce à l’offre boursomarkets, qui offre les frais de courtage à l’achat sur pas mal de supports. Mais je me demande aujourd’hui quel intérêt a Bourso [3]et j’envisage sérieusement de transférer mon PEA vers IBKR, si c’est possible. Je ne vois plus aucun intérêt de faire ne serait-ce qu’une seule transaction à l’achat sur mon CTO Bourso.
Et c’est un gros euphémisme ↩︎
Sur PEA, et sur CTO avec l’offre découverte (1,99€ par ordre jusqu’à 500€ puis 0,6%), un peu moins sur les ordres passés sur les bourses américaines. J’ai du passer à l’offre trader (16,65€ par ordre jusqu’à 7750€ puis 0,22%) pour limiter les frais de courtage sur les ordres les plus significatifs ↩︎
pour la partie investissements et instruments financiers, le bancaire reste solide ↩︎
Mince, en effet je me demandais aussi la raison de l’absence. Je ne sais pas si tu peux / souhaites en dire plus à ce sujet mais OK.
L’historique donne plutôt raison aux détenteurs de ces gov bonds, mais il faut etre fort en ce moment pour en détenir. J’ai tout largué malgré « la théorie » il y a 3 mois (chance du timing ou pas, il me fallait etre en ligne avec ma pensée personnelle et mes convictions que les états font n’importe quoi depuis trop de temps et qu’il est temps de les sanctionner). Voir le bond market « s’effondrer » récemment m’a fait à moitié sourire et à moitié pleurer. J’entends que l’argument de la hausse des taux est principalement lié à l’effet pétrole / matieres premieres et que ça redescendra dès la guerre terminée, mais franchement, ça me « satisfait » aussi dans mon analyse de voir les marchés sanctionner la france (via le spread avec l’allemagne).
Quel a été ton principal argument / selon toi l’interet principal de ce fond ? Un levier facile d’accès & simple ? Ce fond me semble intéréssant mais je n’ai pas creusé.
Bourso a un interet très limité aujourd’hui non ? A titre perso, j’ai été extrêmement frustré par Bourso quand j’ai tenté de négocier rien qu’un peu sur les frais de courtage (ils m’ont eux meme proposé de faire une offre… refusée ensuite). Je pensais avoir un encours important mais pas du tout apparement, leur réponse m’a fait redescendre sur terre immédiatement. Ou alors ils se plantent. Malgré des preuves que je sortais chaque mois des sommes à 4 chiffres sur IBKR, ils s’en foutent, tout comme ma « menace » de sortir mon PEA et CTO / AV.
le seul argument qui reste OK sur bourso serait peut etre le crédit lombard sur PEA à 2.95% sur 1 an vs IBKR le PEA n’est pas marginable. Et encore, l’argument du lombard tient pas trop la route avec les ETF x2 en PEA désormais accessible. Ou alors, ne pas avoir tout au meme endroit (je n’imagine pas à ce jour 100% de mes actifs chez IBKR mais au final, pourquoi pas).


