International Value vs US Growth - le cas pour une allocation dynamique de son portefeuille

Alors, c’est une question tricky. Par simplicité, j’ai mis mon allocation TAA (le mix de stratégies) dans mon AV. Je gère mon PEA et mon CTO avec une optimisation mean variance qui prend comme contrainte mon allocation TAA (i.e. la taille de mon AV).

Tu pourrais faire ça avec un PEA et un CTO, mais c’est subtil (et probablement moins efficace fiscalement). Schématiquement, une allocation TAA va être \omega_{actions} d’exposition aux actions et \omega_{autres} = 1 - \omega_{actions} d’exposition aux obligations ou d’autres trucs que tu ne trouves pas en PEA.

Tant que la stratégie arbitre entre des actions USA, Europe, Japon, Emergents, Small Cap US ou Small Cap Europe, pas de souci, tout reste en PEA. Sauf que le principal intérêt du TAA, c’est de réduire l’allocation aux actions pour prendre des obligations, de l’or, des matières premières, etc. lorsque les actions se pètent la tronche. Il te faut donc du capital en CTO pour prendre cette exposition.

Comment tu peux faire ?
Un piste serait de ne mettre que 50% du capital de la stratégie en PEA et d’utiliser des ETF x2 pour piloter l’exposition aux actions entre 0% et 100%. En CTO, tu aurais une base d’ETF obligataire (voire du monétaire en livret, mais attention aux effets de change) et tu ajusterais selon ce que te dit la stratégie. Cela entraînerait des frottements fiscaux en CTO, mais sur tes actifs à moindre rendement.

Tu pourrais aussi garder un peu en cash hors CTO et jouer avec des futures pour t’exposer aux bonds, mais franchement il faut un gros capital.

Ou alors, pour faire plus simple, tu peux te dire au diable les bonds et prendre du monétaire à la place. Cela lève la question de l’enveloppe Je n’ai pas backtesté, mais je ne serais pas surpris qu’on obtienne déjà un rendement ajusté du risque honnête post taxes.

La majorité des stratégies TAA sont positionnées en actions la plupart du temps. Lorsqu’elles sortent durablement des actions, c’est généralement qu’il y a un gros krach donc rien qu’être out des actions te fera du bien au moral.

Comme je suis feignant et que c’est compliqué, je n’ai pas calculé la solution optimale, surtout qu’elle dépendra du reste du patrimoine. De plus, le TAA peut sous-performer sur de longues durées par rapport à une allocation simple (genre un 60/40). Cela m’a amené à avoir à la fois un portefeuille à allocation « semi-statique » (= PEA + CTO) et une allocation TAA (= en AV).

Problème KO par forfait. :grin:

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une stratégie par enveloppe, TAA sur AV (fonds euros utilisé pour le cash et l’obli), Momentum mensuel SP500 sur CTO, avec une gestion du risque sur indicateur macro economique (rarement full 100% actions) en conservant un oeil sur l’allocation globale Actions/Obli/cash cross envelope

Le facteur valeur par rapport au facteur croissance aux États-Unis a atteint de nouveaux plus bas historique.

Market timing, retour à la moyenne.Des courageux pour investir sur le facteur valeur et abandonner le facteur croissance

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Et tu n’utilises pas de PEA pour tes stratégies, @ZakZak ? Ou c’est simplement que tu ne l’as pas mentionné ?

Super intéressant en tout cas, merci !
L’allocation dynamique est un de mes prochains creusages de sujet :nerd_face:

Si, si comme tout le monde j’ai commencé par remplir mon PEA mais maintenant c’est une partie marginale de mon portfolio. En principe je l’utilise un peu comme un bac à sable pour des stratégies très court terme et opportunistes, tout le contraire de ma discipline systématique et algo sur AV et CTO où les sommes en jeu sont nettement plus conséquentes pour moi et où je veux éviter au max les effets du système 1 :grinning_face:

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comme je tombe sur ce papier des nos amis de chez Elm Haghani et White en faveur de l’allocation dynamique mais avec un bémol final. (mais vous avez droit à un bonus Découvrez les points communs de ces classiques (et économisez potentiellement environ 500 $ et 100 heures de lecture) : Essential Wisdom (sagesse essentielle) from Twenty Personal Investing Classics.

Allocation d’actifs dynamique
Les ouvrages de James Picerno (Dynamic Asset Allocation), Campbell et Viceira (Strategic Asset Allocation) et Haghani et White (The Missing Billionaires: A Guide to Better Financial Decisions) affirment tous que les portefeuilles statiques – comme le classique « 60 % d’actions, 40 % d’obligations » – peuvent être améliorés grâce à des ajustements systématiques et fondés sur des règles, basés sur des estimations simples et raisonnables du rendement et du risque attendus. Picerno souligne qu’il ne s’agit pas de spéculer sur les fluctuations du marché. Il s’agit plutôt d’un cadre rigoureux qui module l’exposition du portefeuille en fonction des données observables relatives au rendement et au risque attendus.

La plupart des autres auteurs restent sceptiques quant à cette approche pour la majorité des investisseurs individuels. Les risques sont évidents : sa mise en œuvre rigoureuse et cohérente exige du temps et une expertise pointue, les avantages potentiels sont modestes et cette approche peut engendrer des coûts et des impôts supplémentaires. Cependant, la logique d’une approche d’allocation d’actifs qui s’adapte à l’évolution des rendements attendus et du risque de marché est difficilement contestable.Cependant les ETF offrent une répartition dynamique des actifs à un coût avantageux et sur le plan fiscal. Le conseil de Bogle concernant le choix de la stratégie d’investissement globale de chaque investisseur reste d’actualité : « La meilleure stratégie d’investissement est celle que vous suivrez jusqu’au bout. »

Ceci conforte mon approche systématique Hybryd Asset Allocation Balanced pour mon AV.

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Vivement que quelqu’un crée une app pour résoudre ce problème :innocent:

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