Comment conseiller les membres de sa famille?

Ma situation doit être similaire à celle de beaucoup de personnes.

Mes parents et mes frères sont conseillés par un CGP qui suit la famille depuis des années. Il aime être considéré comme « un ami ». Le problème, vous vous en doutez : ses conseils ne sont pas bons… Le fait qu’il fasse cadeau à titre gracieux des frais d’entrée sur certains de ses produits ne compense pas le fait qu’il recommande des trucs généralement bourrés de frais.

J’avais jusqu’à présent pour politique de ne pas trop vouloir interférer dans les finances des membres de ma famille, mais là j’ai de plus en plus de mal à ne pas intervenir, ayant vu que mes parents avaient souscrit par son intermédiaire à des produits structurés.

D’un autre côté, je ne me sens pas suffisamment compétent pour prendre la responsabilité de reprendre en main leurs finances, et je ne veux surtout pas créer des conflits potentiels qui seraient bien plus dommageables.

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Il faut leur faire faire le parcours Cayas !

Je crois que nous sommes tous passés par là, on a eu notre eureka-moment des finances personnelles et on veut essayer de le partager surtout lorsqu’on voit les folies que font nos proches plus ou moins inconsciemment, tout cet argent, fruit de leur dur labeur, qui s’évapore dans les poches de margoulins.

Et nos proches sont en général plutôt sur la défensive quand on aborde le sujet, soit parce qu’ils sont dans le déni et ça ne les intéresse pas, soit parce que ça leur fout la pétoche d’avoir cette responsabilité et que ça les terrorise de prendre des décisions, soit parce qu’ils détestent qu’on vienne leur dire quoi faire.

ça fait 3 ans que je travaille ma mère et ça commence seulement à porter doucement ses fruits car elle voit que je m’y intéresse, qu’elle a daignée accepter l’allocation que je lui recommandais sur une de ses AV (uniquement parce qu’elle me la destine), même si je n’ai pas réussi à lui faire changer son courtier/banque et que c’est désormais trop tard (>70ans) et qu’avec le temps, elle voit que la performance de celle-ci* est bien bien meilleure que celle dont elle a laissé la gestion à son conseiller de banque privée (un temple consacré au panthéon du produit structuré). *heureusement que le momentum boursier a plutôt été de mon côté :sweat_smile:

Un truc qui est important, c’est que même s’ils sont réfractaires à prendre la responsabilité de leur décisions financières : être didactique et pédagogique, patient, ça finit un peu par porté ces fruits, reprendre les bases : inflation, qu’est ce qu’un actif, qu’est ce qu’une action (on revient au parcours Cayas)…

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Pour ma part, je recommande également les parcours pédagogiques cayas pour mes proches et amis. Pour ceux qui sautent le pas, cela permet d’avoir des échanges ultérieurs constructifs. Et cela donne du crédit à ce que je tentais de leur expliquer. Mais cela prend du temps et il faut bien souvent les relancer pour qu’ils se lancent dans la lecture car ils ont toujours une bonne raison de ne pas s’y mettre.
L’accompagnement cayas peut éventuellement servir de « garantie » et de sérieux pour les frileux qui seraient enfin convaincu. Je pense à mes proches qui ont la soixantaine et plus. Mais cela prend du temps et nous n’en sommes pas encore à ce stade de la réflexion avec eux.
Pour ma part, j’attends la version de cayas qui propose des recommandations d’achat pour prendre l’abonnement et dérouler avec eux des plans de vie afin qu’ils comprennent et visualisent « enfin » les effets de leurs inactions.
Mais ce n’est pas un sujet simple a traiter en famille. Avec les amis, c’est plus simple, je pense que l’âge et la prise de risque associée joue dans la réflexion.

Aussi bien fait soit le parcours de Cayas, je pense que ma famille ne voudra tout simplement pas y accorder le temps de s’y plonger. L’idée, pour eux, d’avoir un CGP, c’est vraiment aussi de ne pas avoir à s’occuper de leur argent et d’avoir quelqu’un de plus compétent qu’eux pour le gérer. C’est donc pas évident.

C’est un refrain qui revient souvent. Ceux qui ont potassé les finances personnelles comprennent mieux l’impact qu’amène une gestion correcte son pognon : plus de sécurité et d’options dans la vie. Nos proches et nos amis, on a envie qu’ils soient plus en sécurité et qu’ils puissent faire plus de choses qui leur plaisent dans la vie.[1]

Donc on veut leur mettre le pied à l’étrier… Sauf que c’est parfois compliqué de parler flouze, que c’est délicat de conseiller parce qu’on stresse de l’impact sur notre relation s’il se prend un krach dans la foulée… et qu’on ne peut pas les rediriger n’importe où.

C’est l’un de nos plans machiavéliques. Convaincre les nerds[2] qu’on sait de quoi on parle, de notre éthique et de la qualité de nos outils, pour qu’ils puissent nous recommander à leurs proches qui ont besoin d’un accompagnement humain pour leur mettre le pied à l’étrier… Sans leur bouffer 1% annuels ad vitam.


  1. Parce que c’est une belle chose, pas pour se faire inviter au restau ! Enfin, pas uniquement. ↩︎

  2. C’est un spectre : de légèrement contaminés à totalement barrés. ↩︎

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Bonjour @Oddworld

Nous rencontrons tous cette problématique pour ceux qui ont l’envie de transmettre « le chemin à suivre pour demain » (Ca fait grand gourou Skippy non ?)

J’ai souvent un mur en face de moi quand il s’agit d’amis ou de la famille. A contrario, des oreilles plus attentives auprès de collègues de travail. Paradoxal car ceux sont des sujets qui nécessitent d’avoir confiance selon moi et je pensais en trouver plus facilement côté entourage proche.

J’ai réussi à légèrement cracker le jeu en parlant d’abord budget pour ensuite embrayer investissement. Commencer par expliquer comment payer moins cher Netflix, son téléphone, son assurance auto a souvent été un point de départ efficace pour rentrer dans un tunnel.

Bonne journée :wink:

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Votre objectif est donc de développer vraiment à grande échelle les accompagnements humains rémunérés à l’heure, du type de ceux de Marine ?

Si c’est le cas, je trouve ça top, car je pense que les gens qui ont le plus besoin d’aide risquent vraiment de décrocher du parcours Cayas, aussi bien fait soit votre parcours pédagogique.

Aussi, l’accompagnement humain met souvent le doigt sur des problèmes bien autres que de simples questions d’allocation, et dont les conséquences sont autrement plus lourdes. La première fois que je me suis fait aider sur mes finances par quelqu’un de bien, on n’a pas discuté allocation, mais de problèmes beaucoup, beaucoup plus importants.

Tout dépend ce qu’on entend par « à grande échelle ». :grin:

Cayas n’a pas trop vocation à employer des centaines de conseillers, nous voulons avant tout proposer une solution logicielle et la raffiner pour qu’elle soit adaptée au grand public.

Néanmoins, comme tu l’indiques, le conseil prend toute sa valeur sur les aspects psychologiques (sauter le pas pour investir, rester discipliné quand ça tangue) ou maïeutiques (clarifier ce que l’on veut faire dans sa vie et comment on le finance). C’est le plus difficile pour l’investisseur et l’allocation n’est que la conséquence « mécanique » de ce processus d’introspection.[1]

Quelle proportion des nouveaux utilisateurs aura besoin d’accompagnement humain pour se lancer ? A quelle fréquence les abonnés voudront-ils consulter leur conseiller ?[2]

Pour le moment, on ne sait pas, mais ça jouera beaucoup sur la proportions de conseillers dans l’équipe !

On sent toutefois bien que, par rapport à la plupart des CIF,[3] on sera capables de proposer cela de manière plus holistique[4] et avec une productivité sans comparaison : on automatise l’essentiel du réglementaire[5], l’algo produit les allocations et gère le suivi courant du portefeuille sans intervention humaine. Autrement dit, chaque conseiller pourra se concentrer sur ce qui a le plus de valeur pour ses clients.


  1. Mécanique, certes, mais rudement compliquée tout de même ! ↩︎

  2. Dans notre jargon interne, on appelle « boop » les heures de conseil ponctuelles pour éclairer une décision patrimoniale ou se rasséréner. ↩︎

  3. Les vrais, hein, pas les margoulins qui font du placement de produits et sont à l’ouest sur les concepts fondamentaux de la finance personnelle ↩︎

  4. on tient compte de tout le patrimoine, des cashflows et des projets pour vraiment personnaliser l’allocation ↩︎

  5. le Conseil en Investissements Financiers est une profession qui contribue massivement à la déforestation vu tout ce qu’on doit vous faire signer ↩︎

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À ce sujet, il y a déjà un siècle et demi, Édouard Rey constatait que l’on appelle famille un groupe d’individus unis par le sang et brouillés par des questions d’argent.

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Bonjour,

Idem, j’arrive à en parler au travail.

En revanche, au sein de ma famille, j’ai lâché l’affaire depuis un moment.
Trop de générations de besogneux, au train de vie modeste et qui estiment que chaque sou gagné doit provenir de la sueur de leur front. C’est aussi un dogme très respectable (même si largement moins efficient financièrement), donc je n’insiste plus. Et cela a au moins le mérite de les tenir éloignés des pseudos conseillers bancaires ou autres.

J’aime bien la vision! J’espère que vous allez continuer à pouvoir avancer.

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Je me retiendrais d’en parler sauf si on vient explicitement me poser la question, pour 2 raisons qui peuvent être résumées en 1 phrase :

  • Tes pertes, leurs gains

Si tout se passe bien, ce sera uniquement grâce à leur propre décision (même si tu les avais bien orienté au départ), mais si ca se passe mal, par ex baisse des marchés actions et ils ont surestimé leur tolérance au risque, ce sera de ta faute.

A voir si tu considères que c’est plus important de les conseiller, quitte à mettre en jeu la relation humaine qui vous lie

Salut Vincent,

comment allez vous vous protéger contre des CIF qui s’abonneraient à Cayas pour utiliser l’outil pour leurs propres clients?

Maxime

Ce ne sera pas très difficile de détecter un utilisateur qui ferait plein de plans de vie et changerait sa situation tous les 4 matins. Les conditions générales restreignent l’usage au sein du foyer et nous permettent d’attraper les petits malins au tournant et de leur facturer tout plein de licences. :grin:

A terme, on pourrait envisager de distribuer des licences pour le CIF qui s’engageraient à exercer purement sur honoraires et démontreraient que leur vision du conseil est soluble avec la notre. Il y aurait pas mal d’enjeux de formation, d’harmonisation du service client et des pratiques de conseil. Mais dans l’esprit j’y suis favorable. C’est pas pour demain !

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Je me retiendrais d’en parler sauf si on vient explicitement me poser la question, pour 2 raisons qui peuvent être résumées en 1 phrase :

  • Tes pertes, leurs gains

C’était mon sentiment premier, mais je pense que c’est aussi une solution de facilité. Oui, c’est difficile et risqué de donner des conseils, mais les conséquences sont énormes à l’échelle d’une vie ! Mes deux frères ont des salaires très modestes et auront une petite retraite ; en revanche, ils ont pu bénéficier d’un coup de pouce financier de ma part, en plus de plusieurs héritages. Ne pas placer correctement leur capital aurait potentiellement un impact énorme pour eux, à l’échelle d’une vie.

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Complètement d’accord, la perte peut etre énorme sur toute une vie, mais tu as des personnes qui ne veulent pas être conseillées, c est comme ca.

C’est pour ca que je pense réellement que la meilleure chose à faire c’est de montrer que la porte est grande ouverte pour la discussion, mais de ne jamais faire le 1er pas

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Dans ma famille, parler d’argent c’est assez tabou, il n’y a eu aucune éducation financière de génération en génération, milieu ouvrier, rural, artisan.

On ne sait pas ce que font les uns et les autres au niveau financier, épargne, alors investissements… Et on n’en parle pas :shushing_face:

Je n’ose même pas imaginer si je mentionne le fait que j’ai commencé à investir raisonnablement en bourse sur du long terme dans un PEA, et même en essayant d’expliquer le principe de diversification, ETF, etc.., tout le monde serait complètement catastrophé :scream:, et franchement je suis certaine que toutes ces réactions, avertissements apocalyptiques ne contribueraient qu’à me mettre une grosse pression et un stress énorme.

Je pense que c’est aussi une façon pour moi de me protéger, afin d’avancer sereinement, que pour l’instant j’évite le sujet de l’investissement, c’est un peu égoïste je sais, peut être plus tard, mais pas évident du tout…

Par contre, comme j’ai ouvert une assurance vie avec 2 objectifs : autre moyen d’investissement, de diversification, mais aussi transmission à mes nièces, j’en ai parlé à ma sœur, et j’en ai profité pour lui glisser indirectement quelques principes de bases appris ici, prendre une assurance en ligne, et non dans notre banque traditionnelle pour éviter les frais qui mangent la performance, je lui ai expliqué que j’allais gérer en libre et non en pilotée, que si tu laisses tout ton argent en compte courant ou sur des livrets, il se fait petit à petit dévorer par l’inflation etc.. Voilà c’est peu mais c’est un début. :blush:

J’ai essayé ici indirectement d’aborder le sujet, mais qu’est-ce que c’est délicat…

Et puis il y a aussi le fait que quand tu investis, même sur le long terme, tu as accepté la part de risque et c’est aussi délicat d’orienter tes proches vers plus de risque.

Je trouve plus simple d’aborder ces sujets avec des personnes qui ne sont pas tes proches.

Compliqué comme sujet :face_with_peeking_eye:

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