J’ai découvert le personnage via son clash récent avec Anthony Bourbon.
Une enquête en deux volets se penche sur son cas, et c’est à la fois édifiant et déprimant pour l’écosystème.
- Son club d’investissement aurait encaissé entre 3 et 8M€ de chiffre d’affaires basé sur un storytelling largement mensonger.
- Il continue de démarcher des investisseurs français alors qu’il est interdit d’exercer en France et en Belgique. Il n’a aucun agrément pour proposer des investissements financiers en Europe.
- Les montages présentés dépassent largement le cadre légal : conflits d’intérêts, rendements projetés >300 %/an, valorisations irréalistes, sociétés en cascade, etc.
Et le régulateur ne réagit pas…
Plus largement, cela pose la question des nombreux autres infopreneurs aux pratiques similaires… et de la manière d’éviter que les épargnants ne tombent dans ces panneaux aux promesses trop alléchantes.
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Disons plutôt qu’il se pose des questions sur son scope : les clubs ne sont pas directement réglementés et ne relèvent pas des attributions directes de l’AMF/ACPR. On pourrait prendre éventuellement l’angle “protection des épargnants”, mais c’est complexe (structures étrangères, hommes de paille).
Ce n’est pas la première fois et sur des affaires avec de vrais enjeux (Aristophil par ex), le régulateur ne se précipite pas pour intervenir.
Ce qui me tue toujours dans ces affaires est la naïveté / cupidité des investisseurs. Payer une formation ou un abonnement à 1 000€ est une chose, mais quand je lis des témoignages avec des investissements en centaine de milliers d’euros, c’est plus dur à expliquer.
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C’est clair. Mais je pense que ces clubs sont très forts en manipulation. Puis il y a une pression de groupe. Ils ciblent des personnes parfois fragiles, isolées. Et les vendeurs sont souvent eux-mêmes convaincus de ce qu’ils vendent.
Benotmane & consort sont d’excellents communicants, il faut bien leur reconnaître…
Ce qui m’amuse plus est l’efficacité du “Vu à la télé”. C’est une ficelle éculée, mais elle marche parfaitement avec un club business dont le nom commence par B, alors que ce dernier vise des profils à priori rationnels, type informaticiens ou freelances.
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