Mon mari et moi avons ouvert une assurance vie en août 2024. Nous mettons 200eur dessus chaque mois et jai également fait un versement complémentaire de 25,000 eur. Pour ma part j’ai donc environ 31,000 eur dessus aujourd’hui. Nous avons tous les deux optés pour une gestion pilotée.
Je ne suis pas contente du rendement actuel (j’ai aujourd’hui seulement 300 eur de plus value) et me pose la question de diminuer mon virement mensuel ou de carrément ne plus rien injecter sur mon assurance vie.
La raison pour laquelle nous avons ouvert une assurance était pour diversifier notre épargne et accéder à des investissements en actions, fonds et obligations de façon pilotée. De plus, nous avons été séduits par la possibilité de retirer des sommes comme complément de notre retraite le moment venue. Enfin, n’ayant pas d’enfants, nous serons certainement amené à léguer notre patrimoine à nos neveux/nièces/amis, qui bénéficieront donc de l’abattement fiscal.
Pour ma part, j’ai des primes assez importantes chaque année, que je compte à présent placer moi même via un PEA. Pensez vous que je doive ainsi continuer à alimenter en parallèle mon assurance vie du même montant mensuel, diminuer ou arrêter les versements pour privilégier le PEA à 100% ?
Mon mari, lui, a moins d’argent à consacrer à l’épargne. Que lui conseilleriez vous concernant son assurance vie ?
Le plus important pour nous est de pouvoir nous constituer un complément de retraite ou encore simplement accroître notre patrimoine pour en profiter dans les années à venir pour certains projets.
Bon réflexe d’arrêter les versements sur assurance-vie pour les réorienter vers le PEA !
Vu ce que tu dis, je mets ma main à couper que ton rendement se fait siphonner par les frais de gestion pilotée de ton AV.
Il y a quand même d’autres questions à se poser en même temps, comme l’horizon de placement ou la liquidité attendue.
Le PEA est une excellente enveloppe pour de l’investissement long terme (> 20 ans). Comme tu parles de complément de retraite, ça me paraît correspondre. En revanche, « profiter dans les années à venir », ça marche moins.
Quelques ressources pour te faire une meilleure idée de ce qui te correspond :
Notre simulateur Assurance-vie vs Compte-titres. Si vous souhaitez léguer votre patrimoine à des nièces/neveux/amis, le calcul mérite effectivement d’être regardé et l’AV peut vous être utile. Mais probablement plus au moment où vous aurez la cinquantaine ou la soixantaine (avant l’âge fatidique des 70 ans).
Je vais prendre rdv avec ma banquière pour en discuter, mais en effet, c’est bien ce qu’il me semble.
Nous l’avons ouvert en août 2024. Mon mari a environ 7000EUR dessus et moi environ 32.000 et à aujourd’hui dans les 350 EUR de plus value chacun. C’est ridicule. Je voudrais éclaircir ce point avec elle et voir si j’ai bien saisi toutes ces infos sur l’appli.
Tu dis que l’assurance vie mérite qu’on y jette un coup d’œil vers la cinquantaine ou soixantaine si on veut léguer notre patrimoine à nos nièces, neveux, amis. Que veux-tu dire par là ?
Est-il encore possible à cet âge d’en retirer un bénéfice ?
Si je désire placer une grosse somme sur une assurance vie à cette âge là, dans le but de pouvoir en léguer une partie plus tard, ce sera encore possible ?
Pour le PEA, il me semble qu’après 5 ans, les retraits sont exonérés d’impôts. Donc si je souhaite en retirer une partie pour un projet d’ici 6 ans, c’est possible non ?
Pourquoi avoir une horizon au-delà de 20 ans avec le PEA ?
Pour moi les 2 sont importants. Epargner pour un complément de retraite et au besoin pour des projets à moyen terme, d’ici à 5-10ans.
J’avais en fait déja un PEA (que j’avais oublié) au Crédit Mutuel. Il est en cours de transfert chez Saxo, que vous recommandiez sur le forum.
J’ai hâte que le transfert soit finalisé (la communication n’est pas très fluide pour le moment) et que je puisse commencer à investir.
Que recommandez-vous afin de pouvoir savoir sur quels titres investir, par quoi commencer et comment savoir diversifier les domaines et types de supports ?
L’assurance vie est un bon outil de transmission hors ligne directe (donc aux neveux / amis).
Mais l’assurance vie comprend des frais de gestion qu’un PEA ne supporte pas.
Donc quand on a 30 ans, si on met de l’argent dans une assurance vie, on est certain de supporter les frais de gestion jusqu’à son décès. Alors qu’en versant sur une assurance vie à 50 ou 60 ans, on diminue logiquement la durée de perception des frais de gestion. On optimise donc l’utilisation de l’AV. attention cependant : il faut verser sur l’assurance vie avant 70 ans pour que les bénéficiaires aient l’abattement de 152 k€.
Le PEA supporte moins de frais que l’assurance vie, donc c’est un meilleur outil pour réaliser des placements à long terme sans frais, donc avec un meilleur rendement final. On peut très bien envisager, à 50 ou 60 ans, de transférer son épargne du PEA vers l’assurance vie afin de préparer sa succession.
Sur le PEA : oui il est possible de retirer des sommes après 5 ans sans impôt sur le revenu. Mais si vous avez un projet dans 6 ans et que les marchés s’effondrent dans 5 ans, votre épargne en PEA sera impactée et cela risque de vous pousser à reporter votre projet. Il vaut donc mieux privilégier le PEA pour des investissements sur le long terme. Pour un projet à 5 - 10 ans, pourquoi ne pas épargner progressivement les fonds dont vous aurez besoin sur des livrets réglementés : LEP, livret A, LDDS. Cela garantit la disponibilité de l’argent quand vous en aurez besoin.
Bien noté pour les versements sur l’AV avant 70ans. Par l’argent que j’ai déjà sur mon AV, il faut bien sûr que je le laisse dessus. Par contre, je suis actuellement en gestion pilotée, je vais donc voir avec ma banquière pour l’arrêter. Par contre, je pense que je supporterai quand même des frais de gestion liés aux unités de compte et à leur vente/achat. Je ne pense pas que je puisse faire autrement.
Bien compris pour la logique du PEA et du risque d’effondrement des marchés à un moment.
Cependant, il est toujours possible de profiter d’un marché positif, vendre certaines positions et les laisser sur le compte liquidité du PEA le temps de passer les 5 ans depuis l’ouverture du PEA puis de les retirer non ?
Malheureusement je n’ai plus d’autres alternatives en termes de livrets. Je les ai déjà tous remplis ainsi que ceux de mon mari.
Pour l’assurance vie, il est tout à fait possible de clore votre contrat actuel, s’il est mauvais, pour en ouvrir un nouveau qui soit moins chargé en frais. Même si votre AV a moins de 8 ans, comme elle n’a que 300 € de plus-value, l’imposition sur les plus-values sera indolore…
Bien sûr cela dépend des frais de votre AV actuelle (frais de gestion, frais d’arbitrages), que je ne connais pas.
Pour le PEA, oui il est possible de conserver des fonds sur le compte espèces. Mais ce n’est pas optimal car cela ne rapporte rien. Il est préférable de les placer sur des fonds monétaires ou obligataires. Il y en a peu disponibles sur PEA, mais ça existe. Une recherche sur le forum peut donner quelques pistes.
Sur les livrets, si vos LA / LDDS sont pleins, vous avez donc à tous les 2 au minimum 69900 €, garantis et disponibles immédiatement. Vous seuls pouvez estimer si cette somme est suffisante pour vos projets à moyen terme (5 ans). Si c’est suffisant, inutile d’avoir davantage d’épargne sécurisée. Si c’est trop, vous pouvez en placer une partie sur PEA.
Hello Camille !
Félicitation de te pencher sur ces sujets.
Pourquoi « nécessairement » ? Sur une AV ouverte en 2024 (donc vraiment loin de la maturité), je suis vraiment pas sûre que ce soit « nécessairement ».
Petit disclaimer : sur un forum, personne n’aura jamais assez d’infos sur ta situation ni le formalisme nécessaire pour te donner des conseils en investissements. On peut poser des questions et fournir des explications, mais ce sera à toi de déterminer à quel point c’est pertinent pour ta situation perso.
Ce que je voudrais savoir pour déterminer s’il « faut » garder cet AV :
Quel âge as-tu ? (mais si on voulait reformuler la question, ce serait plutôt : -/+70 ans ? À quel point te penses-tu proche de la mort ?) oups, les sujets légers dès le mardi matin…
Es-tu dans un de ces 3 cas : 1) >500K€ de patrimoine 2) héritage de personnes non-directes 3) tu fais des arbitrages fréquents entre les fonds
Quels sont les frais structurels de ton AV ? On cherche particulièrement ici : frais de versement, frais d’enveloppe (aussi appelé droit de garde – globalement, ce que tu payes juste pour que ton contrat existe).
Référentiel : les AV les plus competitives du marché sont entre 0.5% et 0.75%. On trouve régulièrement chez les banquiers traditionnels des contrats autour de 1.20% ().
Quels sont les supports accessibles en gestion libre ? Tu peux demander à ta banquière de t’envoyer la liste, ou nous dire la banque/nom du contrat (genre « Cachemire »), on commence à les connaître.
→ Passer en gestion libre ne sert pas à grand chose si tu n’as pas de bonnes options où investir.
Je me permets le double post parce que c’est chargé comme question, et hyper hyper important. J’ai mis trop longtemps à comprendre/apprendre ce concept et ça a révolutionné ma manière de penser. C’est en grande partie grâce à ça que j’ai choisi de devenir conseillère en investissements.
Le risque financier, au-delà de la volatilité des marchés financiers, c’est de ne pas avoir l’argent dont on a besoin au moment où on en a besoin.
Ça veut dire 2 choses :
On prévoit pas d’acheter sa baguette du petit déj’ avec du bitcoin. Si c’est ton épargne de précaution, ou plus la dépense est proche : plus l’argent doit être peu volatile ET accessible.
Tout ton patrimoine financier n’a pas besoin d’être au même niveau de volatilité (!!!)
Concentrons-nous sur le 2) : c’est pas un choix binaire entre « je prends pas de risque » et « je suis 100% actions ». L’alternative, c’est pas « tout livret ou tout PEA » du tout. Tout le but du jeu, c’est de déterminer ton allocation en fonction de ton appétence au risque et de tes projets.
Ton allocation, ça veut dire combien d’argent tu vas garder en monétaire garanti (les livrets réglementés), combien tu vas mettre sur des fonds peu risqués type obligations (2/7 ou 3/7) et combien tu vas investir sur le long terme dans des actions moyennement volatiles (4/7) – idéalement un mix d’ETF tout secteur confondu bien répartis géographiquement.
C’est vrai que le PEA ne peut avoir que des actions, donc il aura forcément la poche « croissance » de ton patrimoine. Prendre des risques sur ton PEA ne veut pas dire que ta situation est risquée. Déterminer ton allocation, et vérifier que tu es bien partie pour accomplir tous tes projets, c’est typiquement ce que fait l’outil plan de vie de Cayas.
En complément des bonnes remarques jusqu’ici, mon grain de sel :
Effectivement il faut voir les frais de cette assurance-vie, mais puisque il semble que ce soit auprès d’une banque (mention de rdv avec une banquière ?), on peut déjà quasiment partir du principe que cette AV va être surchargée en frais.
S’il y a eu parmi cela des frais sur versements (sans doute, et aussi de gestion pilotée puisque c’est le cas), et si jamais le profil de risque est un profil peu risqué, alors il n’est pas étonnant d’avoir si peu de plus-value, et c’est malheureusement un cas classique pour les clients d’assurance-vie en agences bancaires…
Déjà, être sur Cayas pour apprendre maintenant c’est un + considérable à ce stade (“seulement” 2 ans de perdus)
Les histoires se ressemblent et sont nombreuses, comme on peut le lire sur le forum.
En tout cas avec cette très faible plus-value, et le manque à gagner que ça représente, je pense qu’il faudra très certainement sortir de cette AV, l’argent n’est pas bloqué et la part d’impôt que cela représente est ridicule et représentera moins que les frais annuels (30% de 350 = env. 120€, ce qui representerait 0,4% de 30000, bien bien bien inférieur aux frais que l’on peut supposer).
Même si des efforts sur les frais peuvent être consentis, il reste à voir quels sont les supports disponibles, et quels sont les performances de la gestion pilotée pour un niveau de risque donné.
Et pour ajouter à ce qui a déjà été très bien précédemment dit, pour ce qui est du PEA, c’est très bien, mais orienté action, et c’est le profil de risque qui donnera une estimation de la part de patrimoine à y consacrer, il faudra donc bien estimer se profil pour éviter potentiellement des erreurs très coûteuses en cas de comportement des marchés plus ou moins difficiles à supporter selon les personnes.
Hors il semble que vous demandiez des conseils sur les titres ou supports à investir et êtes donc plutôt débutante et ne connaissez pas d’expérience votre réaction aux risques encourus et les biais comportementaux que nous avons tous.
Selon votre appétence au risque et à la gestion libre en individuel, il n’est pas dit qu’une assurance-vie soit stricto sensu un mauvaise chose selon les cas. Mais pour ma part, en me répétant, je pense qu’il faut potentiellement se préparer à fermer cette AV-là en tout cas, même si c’est pour les projets d’ici 5-10 ans mentionnés, quite à souscrire un meilleur contrat AV ailleurs, sans frais, et puisque vos livrets sont pleins, cela peut-être simplement un bon fond euro (+ bonus le cas échéant), et si part d’UC obligée pour bonus, de bons supports obligataires peu risqués (cela peut-être fond obligataire daté à la maturité souhaitée type iShares iBond 20XX ou similaires)
De même sur PEA, mais les fonds monétaires sont moins rémunérés que de bons fonds euros actuellement, cela à l’instant T bien sûr, le futur n’est jamais écrit.
À noter qu’en plus des impôts, les fonds euros payent leurs prélèvements sociaux chaque année, et les impôts sur la plus-value à la sortie selon maturité du contrat, alors que sur PEA, tout est à la sortie, sans impôt au-delà de 5 ans donc, mais les prélèvements sociaux.
Il y a aussi l’option des CAT (comptes à termes), mais bon, c’est taxé et “bloqué”, bof.
Et pour ce qui sera de la part action si le profil le suggère, nous préférons bien-sûr toujours le PEA (souvent un ETF traquant l’indice MSCI World).
Vous dites par-ailleurs :
Tout à fait, mais cela s’appelle “timer” le marché, et personne ne connaît les “bons” moments pour faire cela de manière fiable.
Cependant, pour éviter cela, lorsque nous parlons d’allocation (type X% obligations / Y% actions), cela signifie que périodiquement nous rééquilibrons, c’est à dire vendre des supports actions en plus-value, ou au à l’inverse, prendre de la part obligation/monétaire pour racheter plus de supports actions, pour rejoindre l’allocation. L’important étant de respecter la période de rééquilibrage, par exemple tous les ans à la même période, et faire cela sans présager du futur. Ou lorsqu’un versement doit-être fait, le faire plutôt sur tel ou tel compartiment en retard sur l’autre. Cela permet d’éviter de se faire des nœuds au cerveau ou à l’estomac, il faut rester “bête et méchant” avec l’allocation et les rééquilibrages.
Mais il faut plus d’informations pour estimer tout cela, et dans tous les cas nous ne sommes que des étrangers sur internet, même si nous sommes intéressés par le sujet !
Par ailleurs, c’est également le rôle de l’outil Cayas de prendre tout cela en compte pour vous aider à déterminer votre appétence et votre allocation en fonction de votre situation et de vos projets de vie.