Au cas où vous souhaiteriez l’avis d’un économiste sur la valorisation des marchés financiers :
Irving Fisher, économiste à l’Université Yale connu pour ses travaux sur les taux d’intérêt, la théorie du capital et les théories de Böhm-Bawerk, aurait dit quelques jours avant le krach de 1929 que « le prix des actions ont atteint ce qui apparaît être un haut plateau permanent » et affirmait que les cours boursiers devaient continuer à croître
Comme l’a dit William Nordhaus: « L’économie est le seul domaine où deux personnes peuvent partager un prix nobel pour avoir dit des choses opposées. »
Bientôt la fin de la purge des plus values lors des donations/successions ?
Eviter l’« effacement fiscal »
Ils proposent donc une « taxe sur le revenu économique et certain », qui « éliminerait ces possibilités d’effacement » en imposant à 30 % « l’intégralité des plus-values à la vente mais aussi lors des donations et successions ». Ici réside la grande nouveauté du mécanisme. Les biens donnés ou transmis au décès d’une personne deviendraient beaucoup plus taxés, ce qui mettrait « un stop à la détention infinie des biens par les familles et dynasties », écrivent Guillaume Allègre et Xavier Timbeau.
Cette réforme reviendrait à supprimer une mécanique très française : la purge fiscale des plus-values au moment des donations et successions, commentait, lundi 1er juin, Guillaume Fonteneau, sur son site Leblogpatrimoine. « La donation ou le décès ne seraient plus des moments d’effacement fiscal, mais de révélation de l’enrichissement, dit-il. Un changement considérable, car une grande partie des stratégies patrimoniales repose aujourd’hui sur cette logique : conserver un actif fortement valorisé, puis le transmettre afin d’effacer la plus-value latente. »