Ahah.
Un peuple à contre-courant ![]()
Si ce sont des heures reportées sur les pères, c’est plutôt pas mal non ?
Pour ce que ça vaut, ARTE a sorti 2 vidéos sur la bourse et l’investissement sur ces derniers jours :
Mon point de vue :
On y retrouve :
- La qualité de documentaire d’ARTE que j’apprécie en général
- Qui peut toucher du public éloigné des investissements
- Avec une knowledge base plutôt OK qui inclut les ETF
mais malheureusement :
- De gros raccourci notamment sur le risque (2ème vidéo : stratégie dividende évoquée comme de l’argent magique par la finfluenceuse interviewé non contredite, 1ère vidéo : ETF monde = sécurité)
- Une grosse partie des documentaires sont sur des gérants de fonds classiques (2ème vidéo : le gérant de fond rentre de ses vacances en jet privé, en investisseur un peu avisé on comprend mieux la logique “les frais enrichissent le gérant”) qui ne sont pas contredit ou remis en question. La 2ème vidéo a un petit passage savoureux sur les frais, la performance du fond et l’intérêt du gérant ^^
- Finalement assez flou sur l’intérêt de la bourse (peu de mise en parallèle avec l’inflation, les systèmes de retraites…)
- Pas encore d’exemple concret d’investisseur français avec ses subtilités (PEA, Livret, Fond euro)
Je reste donc partagé. ça peut toucher du monde et motivé à passer le cap mais les exemples son trop clichés (bourse = Warren BUFFET) et trop “à l’ancienne”. Même les jeunes investisseurs présentés sont des stock pickeurs, ex-day trader, la stratégie ETF est peu voir mal expliquée in fine. Un investisseur déjà avisé pourra faire le tri mais n’apprendra pas grand chose. Quelqu’un de non avisé n’y verra pas les pièges même s’ils sont mentionnés (finfluenceur qui fait un salon pour être proche de sa communauté payé par l’entreprise qui les reçoit : c’est rapidement mentionné qu’elle touche une commission).
Des avis ?
Cette image, ainsi que d’autres thèmes abordés sur Cayas, me rappellent fortement une publicité d’il y a une quinzaine d’années :
Pour une fois que YouTube me donnait à manger de la contradiction j’ai foncé parce que je pense sincèrement que c’est en écoutant / dialoguant avec ceux dont nous ne partageons pas le point de vue que nous grandissons le plus.
Spoiler : j’ai pas été déçu du voyage
J’aimais beaucoup Heu?reka, mais un peu moins cette nouvelle chaîne. Cette vidéo, même si j’ai compris l’intention, la manière/argumentaire m’a laissé un peu perplexe.
Aïe… Un ami m’a envoyé cette vidéo. Autant je suis un grand fan d’Heureka et de beaucoup de ses vidéos depuis des années, autant là, j’ai trouvé qu’il enchaînait les hommes de paille à un rythme inquiétant.
Au-delà de certaines caricatures et déformations de positions adverses, j’ai surtout relevé plusieurs points que je trouve franchement problématiques. Et pour être honnête, sur certains passages, on n’est pas très loin, selon moi, de quelque chose qui ressemble à de la désinformation financière.
Par exemple, à partir de la 26e minute, on entend :
Ensuite, rappelez-vous qu’en achetant des ETF comme vous le conseille TR et beaucoup d’autres, vous ne prenez aucune décision réelle d’investissement, vous pariez bêtement sur la hausse moyenne de la bourse, donc voilà, ça fait de vous de bons gros moutons, mais certainement pas des génies de la finance (suivi d’un meme de OSS 117).
Le problème de cette citation, ce n’est même pas seulement son ton méprisant. Le problème, c’est qu’elle présente comme une absence de décision d’investissement ce que la littérature financière standard traite justement comme le portefeuille de référence. Dans le cadre classique de la théorie moderne de portefeuille, le portefeuille de marché pondéré par la capitalisation, ce n’est pas un choix « moutonnier » ou « bête », c’est au contraire, sous les hypothèses du modèle, le portefeuille risqué efficient à l’équilibre. Donc dire qu’un investisseur en ETF large « ne prend aucune décision réelle d’investissement », c’est en fait renverser complètement le statut théorique de ce portefeuille et Heureka fait alors précisément ce dont il accuse les « finfluenceurs » : de désinformation financière. Alors évidemment, ça ne veut pas dire qu’un ETF actions large est littéralement optimal pour tout le monde, dans toutes les situations possibles. L’optimum dépend des préférences de chacun, de l’horizon de placement, de la tolérance au risque, des autres actifs illiquides qu’on détient déjà, de ses projets de vie[1]. Mais enfin, au sein de la théorie financière standard, le portefeuille de marché reste quand même le point de départ canonique. Donc non, ce n’est pas un choix idiot, et non, ce n’est pas une absence de décision : c’est au contraire le benchmark d’efficience.
Puis juste après est dit :
Et oui, mais en même temps, il n’y a pas le choix, parce que démocratiser l’investissement boursier, c’est bien joli, mais puisqu’on ne peut pas confier la gestion de vos sous à des experts qui coûtent cher, ben oui, ça existe déjà, c’est ce que vous propose votre banquier normal, pas de disruption, et qu’on ne peut pas non plus demander à des gens qui bossent de passer du temps pour étudier des performances boursières, alors il faut simplifier la chose. Alors, c’est pour ça que dans des vidéos, on vous parle que d’ETF, parce que les ETF, c’est facile, pas besoin de choisir des entreprises qui vous inspirent confiance, vous prenez un peu de temps parce qu’en moyenne ça monte.
Là encore, le problème est qu’il attribue la recommandation des ETF principalement à leur simplicité. Or la raison centrale n’est pas seulement pédagogique. Elle est financière : diversification, réduction du risque spécifique, faibles frais, et difficulté pour la gestion active de battre durablement un indice large après coûts.
Ce qui m’a le plus chagriné est le passage suivant à 23 minutes et 29 secondes :
Des accès à la bourse pour les particuliers, ça existe depuis un moment. Des conseillers bancaires proposent des produits d’investissement boursiers depuis des décennies, notamment via la fameuse assurance-vie. Alors, c’est quoi la stratégie de TR pour disrupter ce marché ? Alors, c’est tout bêtement d’aller chercher les épargnants avant qu’ils n’aillent voir le banquier.
Je ne vais pas me faire l’avocat de TR, ni de telle ou telle néobanque ou courtier en ligne. Mais enfin, présenter les choses comme ça, c’est passer complètement à côté du sujet[2]. Le problème n’a jamais été l’existence d’un « accès à la bourse » pour les particuliers. Cet accès existait déjà, oui, mais à des conditions souvent délirantes pour l’épargnant : couches de frais, fonds actifs médiocres, enveloppes chargées en coûts, et ponction permanente sur la performance.
La promesse de disruption de ces acteurs, elle est d’abord là : rendre l’accès au marché beaucoup moins cher. Et ce n’est pas un détail, ni un gadget marketing, c’est le cœur du sujet.
Entre, d’un côté, un fonds géré activement à 1,5 % de frais annuels qui sous-performe en plus un indice large d’1 % par an, logé dans un contrat d’assurance-vie avec 1 % de frais d’enveloppe et éventuellement 2 % de frais d’entrée, et de l’autre un ETF large à 0,2 % par an acheté via un broker ou une banque en ligne en PEA ou CTO, sans frais de garde, on ne parle pas d’un écart marginal. On parle d’un différentiel de l’ordre de 3,5 % par an, sans même compter les frais d’entrée.
Et sur des horizons longs, ce n’est pas « juste quelques frais ». C’est un écart massif de capital final. En supposant un rendement annuel de 6 % par an avant frais, sur son propre exemple d’un investisseur à 50 € par mois pendant 35 ans, on arrive à quelque chose comme ~34 k€ dans le circuit bancaire classique contre ~68 k€ via un broker ou une banque en ligne avec un ETF. Autrement dit, on ne parle pas d’une nuance technique : on parle de dizaines de milliers d’euros.
Donc non, la disruption de ces acteurs, ce n’est pas simplement « aller capter les épargnants avant le banquier ». Ça, c’est la lecture la plus superficielle possible. La vraie disruption, c’est de retirer une partie énorme des coûts qui siphonnaient la performance des particuliers depuis des décennies.
Alors oui, ça ne veut pas dire que ces acteurs veulent « rendre tout le monde riche » rapidement, et ce n’est d’ailleurs pas leur promesse. Leur promesse réelle, beaucoup plus prosaïque mais beaucoup plus tangible, c’est de laisser davantage de rendement dans la poche des épargnants. Et en l’occurrence, quand l’écart se chiffre en dizaines de milliers d’euros sur une vie d’investissement, pour un ménage qu’il présente comme modeste, ce n’est pas anecdotique.
Voilà, le rant est terminé ![]()
Ce n’est pas un poisson d’avril. Dans le Figaro aujourd’hui.
« Les épargnants ont adopté les ETF, ces «nouveaux» produits financiers qui le plus souvent répliquent passivement un indice, à moindres frais. Sept sociétés françaises de gestion d’actifs ont publié, ensemble, un livre blanc défendant les mérites de leur cœur de métier. Le credo de ce rapport : montrer que la gestion active est loin d’être condamnée à condition d’être réellement… active. »
Il y a donc 2 modes gestion, active et réellement…active ![]()
Il y a une campagne de communication sur le sujet en effet : tribune dans Les Echos ce matin :
La définition de la gestion active « véritable » ? C’est celle qui surperforme son indice de référence, bien entendu ![]()
Les signataires de la tribune :
Bertrand Merveille est directeur général BDL Capital Management.
Maxime Carmignac est CEO Carmignac UK.
Anne-Sophie d’Andlau et Catherine Berjal sont cofondatrices de CIAM.
Philippe Lebeau est PDG de Comgest S.A.
Marie Jacot est CEO Edmond de Rothschild AM France.
Sidney Oury est cofondateur d’IVO Capital Partners.
Romain Burnand est président de Moneta Asset Management.
Rapidement, 2 exemples de fonds emblématiques :
- Comgest Monde : 2% de frais de gestion + 2 % de frais courant par an + 2,5% à la souscription. 2,25 Mds € sous gestion.
- Carmignac patrimoine : 2,62% par an + 20% de surperformance. 6,5 Mds € sous gestion.
J’aimerais bien voir leurs exemples de gestion active véritable qui génère le fameux alpha ![]()
T’as pas compris : c’est leur fond de Private Equity qui surperforme le marché dans leurs fonds actifs voyons ! ![]()
C’est surréaliste ![]()
‹ It’s Simple Math ›: RFK Jr. Counters Claim on Drug Price Changes
RFK Jr. fired back after a Democratic senator reportedly questioned President Trump’s math on prescription drug prices.
The dispute centered on Trump’s claim that some drug prices could see massive savings. Kennedy said the senator mocked the idea that a drug could "drop by 600%, calling it mathematically impossible.
Kennedy’s response was simple and forceful.
He argued that if a drug goes from $100 to $600, that is a 600% rise by his framing. So if it drops from $600 back to $100, he called that « 600% savings. »
Math niveau école primaire non, là ? ![]()
De l’excellent Zach Weinersmith.
En sus des vannes bien senties sur SMBC, je recommande ses bouquins en tant qu’auteur ou illustrateur !
Vous connaissez peut-être Cathy Wood qui gère le fonds ARK. Elle s est fait une pub dingue. Son fonds négocié en bourse (ETF) phare ARK Innovation a reçu des éloges pour ses performances en 2017, 2020 et 2023, mais est également considéré par Morningstar comme le troisième fonds d’investissement le plus « destructeur de richesse » de 2014 à 2023, perdant 7,1 milliards de dollars de valeur actionnariale en dix ans
Reprise de @InTheAssembly sur x
Cathie Wood est peut-être la leçon la plus coûteuse que les investisseurs particuliers aient jamais apprise.
Son ETF phare, ARK Innovation, a chuté de 23 % ces cinq dernières années.
Le S&P 500, quant à lui, a progressé de 77 % sur la même période.
Sa performance est inférieure de 100 points de pourcentage à celle de l’indice.
Et ce, tout en empochant des milliards de dollars de frais de gestion.
Petit rappel des faits marquants :
– Elle avait prédit que l’action Tesla atteindrait 3 000 d'ici 2025. Elle se négocie actuellement à 432 .
– Elle avait prédit que le chiffre d’affaires de Tesla se situerait entre 234 et 367 milliards de dollars en 2025. Le chiffre réel s’est avéré inférieur à 100 milliards de dollars.
– Elle a fait de Teladoc sa principale position, à environ 80 l'action. Elle se négocie aujourd'hui à 7 .
– Elle a massivement investi dans Zoom, à près de 300 . L'action se négocie aujourd'hui à 110 .
Elle s’est débarrassée de la quasi-totalité de ses actions Nvidia en janvier 2023, à environ 20 dollars l’action. Nvidia vaut aujourd’hui 220 dollars, ce qui signifie qu’elle a vendu la meilleure action de sa génération juste avant qu’elle ne soit multipliée par dix.
Morningstar a officiellement qualifié la famille de fonds ARK de « destructrice de valeur », soulignant que ses fonds ont fait perdre environ 14 milliards de dollars de valeur actionnariale entre 2014 et 2024.
Mais voici ce dont personne ne parle :
ARK Investment Management a été l’un des gestionnaires d’actifs les plus rentables de la dernière décennie.
Wood a personnellement empoché des dizaines de millions de dollars en honoraires, tandis que ses investisseurs ont collectivement perdu de l’argent.
C’est cette facette de Wall Street que la plupart des investisseurs particuliers ignorent.
Vous ne payez pas pour la performance, vous payez pour le marketing.
Ce sont ceux qui gagnent, les gestionnaires du fonds, pas les actionnaires.
Ce vendredi 15 mai, tous les fonds gérant plus de 100 millions de dollars sont légalement tenus de divulguer leurs transactions du premier trimestre 2026 à la SEC.
Une nouvelle classe d actifs ?
l’achat de contrats à terme sur la puissance de calcul.
Reprise de @MilkRoadMacro
Larry Fink vient de dire une chose que tous les investisseurs devraient entendre.
« Les États-Unis manquent d’énergie, de puissance de calcul et de semi-conducteurs. Ces trois éléments, ainsi que la mémoire, vont connaître des pénuries. Je suis convaincu qu’une nouvelle classe d’actifs verra le jour :
Réfléchissez aux conséquences.
Le président de BlackRock, le plus grand gestionnaire d’actifs au monde avec 11 500 milliards de dollars d’actifs sous gestion, affirme que la puissance de calcul se négociera comme le pétrole, les céréales ou le gaz naturel. Une matière première si rare et si structurellement demandée qu’un marché de produits dérivés émergera pour anticiper cette pénurie.
Il ne s’agit pas d’un goulot d’étranglement temporaire.
La demande en infrastructures d’IA croît de plus de 80 % par an, tandis que l’offre de DRAM ne progresse que de 16 %. La production de mémoire HBM avancée de Samsung, SK Hynix et Micron est épuisée jusqu’en 2026 et même au-delà. Un seul serveur d’IA consomme 10 à 20 fois plus de mémoire qu’un serveur de travail classique.
La pénurie de puces, la pénurie d’énergie et la pénurie de puissance de calcul sont structurelles. Elles vont s’aggraver avant de s’améliorer.
J’ai du mal a imaginer quel serait le sous jacent de « puissance de calcul ».
Il me semble compliqué de distinguer « pour l’ia » ou pas (fondamentalement, c’est des serveurs qui tournent dans le fond), donc ca va aller vers quoi ?
Il y a deja des plateforme qui permettent la location « d’heure de calcul sur le GPU XXX », mais ca oblige a avoir un prix par « generation de chip », ca me semble peu scalable.
Le coté contrat a terme se fait deja plus où moins chez les hyperscaler (quand OpenAI signe pour XXX milliards sur plusieurs années avec Oracle, techniquement c’est un forward a priori).
Mais ca semble compliqué a standardiser pour du retail pour en faire une vrai « commodity » ![]()
Pour le faire, il faudrait probablement un marché un peu comme l’electricité ou on a bien des futures, et pareil on ne « livre pas 1MWh » mais on touche/payes la diff entre le spot et le future. Donc il faudrait « un spot du GPU-heure »
Pourquoi pas, ca me semble faisable, on pourrait creer un indice standardisé « H100-heure » a partir de plusieurs site qui le vende. Mais ca pose la question de qui va vouloir acheter ca ? Parce que une H100-heure en 2027 va probablement coûter beaucoup moins cher qu’en 2025 en termes réels.
D’ailleurs il y a eu des tentatives de marché futures pour la DRAM qui ont échoués (alors qu’il y a un marché spot), justement a cause de l’obsolescence technologique (et d’autres raison).
Si on n’arrive pas à standardiser un marché de futures sur un truc aussi tangible et standardisable que des barrettes de RAM, comment on va y arriver sur de la « puissance de calcul » qui est encore plus hétérogène et qui évolue encore plus vite ![]()
La « nouvelle classe d’actif » existe déjà, elle s’appelle juste autrement : c’est les actions de la chaine de valeur, les REITs de datacenters, l’énergie (uranium) et les etf semicond. Fink décrit ce que BlackRock vend déjà il me semble ![]()
Question valide, mais en réalité tous les process automatisés, computerisés seront 100% AI. Tous les SAAS actuels seront efectivement des agents AI
La location « d’heure de calcul sur le GPU XXX est déjà standard chez tous les hyperscalers. De plus on peut comparer les différentes GPU avec différentes technologies de production éléctrique (nucléaire, voltaique, vent) et ça n’empèche d’avoir un marché
Oui c’est effectivement le modèle.
C’est le propre d’um marché de future il me semble d’anticiper les variations de prix (prix de production et capacité). On peut anticiper une réduction du prix ne compensant pas l’augmentation de la demande. Je suis sur que les matheux de la finance vont etre capable de dériver un modèle de pricing. ![]()
intéressant, je ne connaissais pas
Certe mais ce n’est qu’un proxy de la vraie valeur délivrée infine, la puissance de calcul. ![]()




