Je tente une question volontairement simpliste au risque de prendre une balle perdue pour manque de contexte spécifique
Cela fait maintenant quelques temps que j’écume le forum pour démêler le problème suivant : l’outil d’allocation me recommande (grosso merdo) 30% action et 70% obligation. Je comprends aisément comment investir en action au travers d’un MSCI World en PEA (voire en rigolant un peu avec du Japon ou de l’émergent) grâce à ce merveilleux parcours pédagogique En revanche, lorsqu’il s’agit de discuter obligations, à part capter que le PEA ne les hébergera pas et qu’il faut un CTO, c’est le brouillard complet. Aujourd’hui, je précise, mes livrets réglementés sont au max.
Alors, y a-t-il une réponse simple à ce problème simpliste ? Sinon, quels seraient les paramètres de contexte nécessaires pour commencer à identifier des axes d’actions concrets pour investir correctement en obligations ?
Pourquoi pas la classique AV avec un bon fonds euros ?
Un fonds euros, en moyenne, c’est 80% d’obligataire, principalement investment grade, dont une moitié d’obligations d’entreprise et une autre moitié d’obligations d’Etat.
Le mieux pour te forger une opinion est de partir d’un screener d’ETF comme JustETF par exemple. Puis, tu affines avec les filtres, tu compares pour voir les différentes possibilités, etc. Tu peux t’aider du parcours Cayas partie obligations pour commencer aussi.
Je suis parti sur VGGF de mon côté sur CTO au final. Et je prendrais peut-être du DBZB pour diversifier l’emmeteur (avantage de celui-ci beaucoup plus gros encours).
Je sais que certains plebiscitent les VAGF et AGGH (global aggregates). Mais, j’avoue préférer les global treasuries/government bonds, à cause de la corrélation assez forte des obligations d’entreprise et des actions.
Sinon, certains partent seulement sur des obligations souveraines européennes ou des treasuries US avec un choix de duration en fonction des préférences.
Yes, merci j’avais effectivement repéré ce thread mais j’avais un peu de mal à faire le dernier mètre et traduire tout cela en un ETF spécifique par exemple. Notamment au regard de ce qui est dispo sur Bourso en fait…
Chez Bourso tu as pas mal d’ETF ishares qui rentrent dans le 0%.
Perso, autant sur le PEA et les actions je reste aussi simple que possible, autant sur les oblig j’ai fait le choix de varier un peu plus, j’ai 4 lignes qui essaient d’aller chercher pas mal de choses différentes : monétaire, global aggregates, corp bonds, et un peu de high yield.
Je n’ai pas d’avis sur les 3 premiers. Mais de mes lectures, j’avais retenu que le high yield était trop corrélé aux actions. En gros, quand la bourse crashe, les entreprises font plus défaut et le high yield avec.
Ça procure donc un faux sentiment de diversification.
Pour ma part, je n’ai plus que de la dette souveraine en portefeuille. Mon PEA concentre mon exposition à la prime de risque action, mon CTO ne contient que des actifs qui y sont peu exposés (souveraines, alternatifs) ou anti-corrélés (couverture à base d’options).
Actuellement, je suis équiréparti entre souveraines US longues, US intermédiaires, EUR longues, EUR intermédiaires indexées, pour une duration de l’ensemble entre 11 et 12 ans. La position est financée avec du levier en USD et en EUR dans les mêmes proportions.
J’envisage de passer mes positions en obligations intermédiaires sur des indices mondiaux avec couverture en EUR. Le tout avec financement avec de la dette en EUR, l’objectif n’est pas de modifier mon exposition aux devises mais de m’exposer aux primes de risque de taux d’intérêt dans des marchés (développés) supplémentaires.
Je crois comprendre qu’une ligne AGGH (par exemple) diffère pas mal de ce que tu décris à la fin parce que tu évites la dette corporate présente au sein d’une telle ligne (pour éviter le risque de crédit ?) et que tu cherches uniquement des durations intermédiaires (tu cherches la prime de risque de taux mais tu veux limiter la volatilité tout de même ?) vs. un mix un peu fourre tout de maturités avec un indice global aggregate ?
La prime de risque de crédit est moins « pure » que les primes de risque action et de taux d’intérêt, car on peut se la représenter comme une combinaison de ces deux dernières (cf. le modèle de Merton ). On peut se dire que les obligations d’entreprise font un peu double emploi lorsqu’on a déjà des souveraines et des actions.
Par « intermédiaires » j’entends un mix d’obligations de différentes maturités, qui va avoir une duration autour de 7 ans. Un global aggregate de dette publique si tu veux. J’y adjoins des obligations de duration supérieures pour faire monter la volatilité du mix, dans l’optique d’avoir un peu plus de convexité en cas de crises déflationnistes (i.e. un comportement plus explosif à la hausse lors des grosses récessions) que si je prenais juste un mix d’obligations intermédiaires avec du levier. La volatilité plus élevée des obligations de longue durée les rend aussi plus économes en capital (on a besoin de moins de levier pour atteindre la volatilité cible).
Bref, je pars d’un mélange agnostique que je pump un peu à la hausse niveau volatilité, au prix d’un rendement ajusté du risque moins élevé mais avec l’espoir que ça se comporte un peu mieux dans certaines configurations de marché.
Mais le mix agnostique « fourre-tout » me semble déjà être une solution très satisfaisante pour s’exposer au risque de taux !