C’était ma question, merci.
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J’ai jeté un oeil vite fait…mais il va me falloir bcp plus de tps pour comprendre/analyser ces tableaux de valeurs impressionnantes ![]()
Je vois que j’avais omis de te répondre !
J’apprécie également les matières premières car c’est l’une des rares classes d’actifs :
- qui a tendance à bien supporter l’inflation inattendue,
- dont l’espérance de rendement à long terme est positive (sans être époustouflante),
- assez peu corrélée tant aux actions qu’aux obligations,
- suffisamment volatile pour avoir un effet sans en coller des tartines en portefeuille.
On a même une leçon sur le sujet dans le parcours pédagogique, pour mieux comprendre ce parent pauvre des portefeuilles !
Bonjour Vincent,
Suite aux récents chocs sur les prix du pétrole, on peut comprendre l’intérêt d’intégrer une faible exposition aux matières premières dans un portefeuille. J’imagine également que cette allocation n’a de véritable intérêt que si elle s’accompagne d’un rééquilibrage discipliné, réalisé sans biais émotionnel dès qu’un écart prédéfini est atteint.
Cependant, en testant différentes configurations dans le simulateur Cayas (aversion au risque, niveau de levier acceptable et part d’actifs illiquides), je n’ai trouvé aucun cas où l’optimiseur recommande une allocation aux commodities.
Faut-il en conclure que l’exposition aux managed futures apporte déjà suffisamment de diversification et de protection face aux différents régimes de marché, de sorte qu’une position longue sur les matières premières n’améliore pas significativement le portefeuille global ? Ou bien y a-t-il une autre raison qui explique leur absence systématique dans les allocations proposées ?
Merci à toi.
Si utile, voici un rapport AQR sur les alternatifs liquides dans le monde UCITS
L’exposition aux managed futures a effectivement eu de l’intérêt dans les configurations de marché où les matières premières longues ont eu tendance à fonctionner, oui.
Mais c’est plus une question de calibrage dans le modèle. Il s’appuie sur un « portefeuille de marché » qui correspond à la capitalisation boursière des différents actifs. La donnée est facile à trouver pour les actions et les obligations, mais c’est plus compliqué pour les matières premières.
Celles-ci se négocient principalement au travers des contrats à terme : il faut que quelqu’un vende un contrat pour que quelqu’un en ait un, pour la même valeur. C’est un jeu à somme nulle et les donnée facilement accessibles ne laissent pas une grosse place aux matières premières dans le portefeuille de marché.
Comme nous avons été conservateurs sur les « croyances » qu’on intègre au modèle et qui le biaisent un peu selon les estimations des rendements futurs[1], les matières premières ont tendance à ne pas trop ressortir pour le moment.
Si on prenait un portefeuille « risk parity » comme point de départ au lieu d’un portefeuille par capitalisation, les matières premières et les alternatifs ressortiraient plus. Ce sera probablement une option plus tard : on a prévu une évolution sur l’univers d’investissement qui permettra de plus facilement dire au modèle si on est convaincu ou pas par certaines classes d’actifs et si on a des hypothèses de travail différentes.
par exemple, pour les obligations il est raisonnable de s’appuyer sur le rendement à maturité actuel plutôt que les rendements historiques ↩︎
Merci pour ce partage super utile !
Merci du parge. Ça ne reste qu’une moyenne sur 3 ans, mais 0.5 de corrélation des multistrategies vs actions est finalement assez décevante, avec des alpha bas par rapport aux autres strategies et surtout très dispersés suivant les gérants. On ne connait pas précisément pour Apex vu que le fond date de moins de 3 ans.