Le responsable de la distribution d’Invesco m’a approché pour savoir si ce type d’instruments pouvait intéresser la communauté Cayas. J’en appelle aux experts du forum pour l’évaluer
Selon lui :
C’est un type d’ETF qui cherchera à concurrencer les produits structurés, mais avec moins de marge et donc un système de distribution bien différent…
Il s’agit d’une nouvelle stratégie éprouvée et activement pilotée par notre équipe Solutions. Cet ETF permet de rester exposé à la croissance, tout en ajoutant une dimension « income » et en réduisant le risque.
Ce qui pourrait particulièrement t’intéresser, c’est que cet ETF offre une alternative innovante aux revenus optionnels structurés :
une source de rendement ciblant ~10% brut via options, dividendes et portage cash,
une structure equity-income utilisant simultanément covered calls et cash‑secured puts,
une gestion active de type « ladder » d’options permettant une stabilité du revenu, même lorsque la volatilité bouge.
C’est le pendant UCITS de notre ETF US domiciled QQA (déjà plus de 540 M$ d’encours) et il reprend exactement la même mécanique lui permettant de capturer 88% de la performance de l’indice Nasdaq 100, avec 23% de risque en moins et un rendement brut de 10.3% annualisé (depuis son lancement en juillet 2024).
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures
Tu as plus d’informations dans les documents en PJ.
Je suis loin du niveau de sophistication des sorciers qui peuplent cette contrée capybarienne, mais de mon œil de moldu voilà ce qui traverse mon esprit :
Distribuant, donc a priori sousoptimisé fiscalement par rapport à un capitalisant.
C’est compliqué. En tout cas, sans me plonger dans le fonctionnement des stratégies d’options etc il m’est très difficile de bien anticiper l’impact de la stratégie sur le drawdown par exemple. Est-ce que ce 90 % de perf pour 20 % de risque en moins est « structurel » ? (doubt)
De ce que je comprends, c’est en quelque sorte un « pari » sur le fait que ça ne va pas vraiment monter très fort, en échange d’une protection relative et d’une meilleure perf en marchés baissiers/stagnants. Si c’est bien le cas pourquoi ne pas aller simplement sur une allocation plus conservatrice ?
Est-ce qu’on y gagne réellement par rapport à un bete actions/obligations niveau rendement/risque, sachant que niveau frais on économiserait bien ~0,2 % par an ?
Conclusion : j’en pense que ça a l’air sérieux (et ça me fait beaucoup moins peur que les propals de produits structurés qu’un CGP m’avait envoyées en effet), mais que ça me soulève plus de questions pour comprendre l’actif que ça ne répond à des questions auxquelles il pourrait répondre
Je ne suis pas convaincu. Pourtant, je n’ai pas de réticences particulières par rapport aux options, y compris lorsqu’il s’agit d’en vendre (avec modération).
Je n’ai pas désossé le prospectus, mais j’ai noté quelques points dans la documentation que tu as partagée.
1/ La stratégie cible un rendement à peu près stable. Cela peut vouloir dire qu’elle prend plus de risque lorsque la volatilité est faible.
Comme les options se vendent moins cher lorsque le marché est calme, si on veut maintenir le rendement, on va devoir se rapprocher de la monnaie ou augmenter la taille de la position (ce qui n’a pas l’air d’être le cas sur cette stratégie), potentiellement au point où le simple bruit statistique peut piquer fort.
On ne peut pas extraire ce qu’on veut des marchés, on prend ce qu’ils nous donnent. Cibler un rendement, peut conduire à s’exposer à plus de risque. Bref, je ne suis pas fan si c’est effectivement leur approche.
2/ Je me méfie franchement du discours marketing consistant à dire que les primes d’options sont du revenu (« income »).
Quand on endosse le rôle d’assureur, on s’attend à ce qu’une partie des primes soit utilisée pour couvrir des sinistres dans le futur. Les options sont un marché de transfert de risque élaboré, pas une source de rendements (quasi) garantis comme des obligations de qualité !
3/ L’approche consiste à rouler une trentaine d’options d’échéance à un mois (on appelle ça un ladder). Cela permet de mieux lisser le risque de la stratégie : on ne va jamais vendre toute la volatilité au pire jour du mois. C’est un standard de qualité pour une approche institutionnelle.
Bref, c’est un produit que je ne me vois pas intégrer dans mon portefeuille, car je pense qu’il interagit de manière trop complexe avec le reste pour évaluer s’il a des chances raisonnables d’améliorer l’ensemble.